Odilon-jean périer

 

 

Garde ma récolte secrète

Et partageons ce peu de vin

Fille plus douce qu'une bête

Portant le masque du destin

 

Déchiree , habile à sourire

Et qui ne sais rien de mes dieux

Que le tacturne délire

Où je te confonds avec eux

 

* * *

 

Que m'importe de vivre heureux...

 

Que m'importe de vivre heureux, silencieux,


Un nuage doré pour maison, pour patrie.


Je caresse au hasard le corps de mon amie,


Aussi lointaine, hélas, et fausse qu'elle veut.

Qui êtes-vous enfin ? qui parle ? et qui m'écoute ?


Un homme vraiment seul entend battre son coeur


Je cherche parmi vous les signes du bonheur :


Je ne vois qu'un ciel blanc, qu' une étoile de routes.

Vaste image de terre abandonnée au jour


Comme un jeune visage embelli par l'amour


Quelle grande leçon votre dessin me donne...

Silencieusement s'éléve autour de moi


La plus douce lueur de vie, et cette voix


Merveilleuse, la voix que n'attend plus personne.

 

 

* * *

 

Mon amie

 

La pluie fait une ville


Difficile à aimer


Point du jour Point du soir


Et pointe du plaisir.


Des goûts et des couleurs


Plus vives que jamais...


Ainsi la pluie me parle


Au coeur

Ô patrie légère


Ô maison de fil


Mes amis, mes frères


Vous connaissent-ils ?


Ils parlent d'amour


Je n'en ai que faire

Je chante à mon tour


Et je vis d'eau claire.

 

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