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Le Notaire
Vous avez dit "Frais de notaire" ?
Frais liés à l'emprunt
Vous avez dit "Frais de notaire" ?
Au premier rang des frais liés à l'acquisition figurent bien entendu les
" frais de notaire ", qui couvrent en réalité des frais et taxes de
nature totalement différentes. Pour l'essentiel, les notaires se contentent de
les collecter puis de les reverser à leur destinataire final, le plus souvent
l'Etat et les collectivités locales.
Ce que recouvrent ces frais Sont compris dans les frais de notaire :
la rémunération du notaire proprement dite, qui est fixée selon un barème
national en fonction du prix de la vente (pour vous donner un exemple, pour un
appartement ancien vendu 600 000 F, la rémunération du notaire sera d'environ
8 500 F TTC) ;
les droits et taxes liés à l'acquisition (droit d'enregistrement, taxe de
publicité foncière ou TVA selon que le bien est ancien ou neuf, salaire du
conservateur des hypothèques, droits de timbre, ...) ;
les frais et débours, c'est-à-dire l'ensemble des frais engagés
pour constituer le dossier (extrait cadastral, état hypothécaire, ...).
Tous ces frais seront évidemment justifiés par le notaire ; en pratique,
celui-ci vous demandera, le jour de la signature de l'acte de vente, une
provision couvrant en principe la totalité de ces frais, et un peu plus. Puis,
quelques mois après, il vous adressera un état détaillé de l'ensemble des
frais engagés pour l'acquisition accompagné le plus souvent d'un chèque représentant
la différence entre le montant de la provision et celui du coût réel de l'opération.
Neuf ou ancien, quelle différence ?
Même si depuis quelques années, les frais liés à l'achat dans l'ancien n'ont
cessé de diminuer, ils restent malgré tout supérieurs à ce qu'ils sont dans
le neuf. La différence essentielle ne concerne pas les émoluments du notaire,
les frais et débours, qui sont, sauf exceptions, les mêmes. Elle tient au fait
que les logements neufs, qui sont soumis à la TVA, supportent une taxe de
publicité foncière fixée à 0,615 % contre 4,89 % pour les logements anciens.
Au final, il faudra donc compter un taux global de 3 à 4 % dans le neuf et de 7
à 9 % dans l'ancien.
Pour le calcul des frais de notaire, sont évidemment considérés
comme neufs les logements en cours de construction (ce que l'on appelle la vente
sur plans ou la vente en l'état futur d'achèvement - la VEFA), mais aussi les
logements achevés depuis moins de 5 ans sous réserve que, depuis leur achèvement,
ils n'aient fait pas été vendus à une personne autre qu'un marchand de biens.
Sauf cas exceptionnels, les frais de notaire doivent être payés le jour de la
signature de l'acte authentique ; c'est aussi ce jour là que vous devrez verser
la somme correspondant au prix d'achat, diminuée des sommes que vous aurez déjà
versées au moment de la signature de l'avant contrat, notamment l'indemnité
d'immobilisation.
Frais liés à l'emprunt
Si vous avez recours à l'emprunt pour financer votre acquisition, vous aurez à
faire face à un certain nombre de frais directement liés à ce crédit : coût
des garanties que la banque exigera, coût des assurances destinées à vous prémunir
en cas de difficultés.
Les garanties des banques
Puisqu'elle va vous prêter une somme qui peut être relativement
importante, et pour plusieurs années, il est normal que la banque s'entoure
d'un certain nombre de garanties pour le cas ou vous seriez dans l'impossibilité
de rembourser. Si le principe de la garantie n'est pas négociable, le type de
garantie que vous devrez souscrire peut être négocié avec la banque. Prenez
le temps de vous faire expliquer chacune des formules possibles, et demandez un
comparatif de ce que cela vous coûtera. Ces garanties de la banque peuvent
prendre la forme :
d'une hypothèque, qui permet à la banque, en cas de défaillance de
l'emprunteur, de saisir le logement, de le faire vendre, et de se rembourser
directement sur le prix de vente. La prise d'une hypothèque entraîne des frais
de différente nature (taxe de publicité foncière au taux de 0,615 %, émoluments
du notaire, droits de timbre, ...) qui représentent, par exemple, 11 500 F pour
un prêt de 500 000 F ou 17 000 F pour un prêt de 900 000 F. Ces frais sont un
peu réduits si vous empruntez à l'aide d'un prêt PAS, d'un prêt conventionné,
d'un prêt d'épargne logement ou d'un prêt à taux zéro (selon le cas, les
frais de notaire seront diminués ou la taxe de publicité foncière ne sera pas
due) ;
d'un privilège de prêteur de deniers. La logique est sensiblement la même que
celle de l'hypothèque. Pour l'emprunteur, la différence essentielle tient au
coût, puisqu'il n'y a pas de taxe de publicité foncière sur ce type de
garantie. Pour un prêt de 500 000 F, l'économie sera donc d'environ 4 000 F ;
elle sera d'environ 7 000 F pour un prêt de 900 000 F ;
d'une caution donnée soit par un particulier (cas très rare en pratique dès
que le prêt dépasse un certain montant), soit par une société spécialisée
(du type "Crédit Logement") ou par une mutuelle. Proposée par la
plupart des grands réseaux bancaires, cette forme de garantie ne cesse de se développer.
Son principe est le suivant : l'emprunteur verse une cotisation à un fonds
mutuel, en échange de quoi la société de caution mutuelle se porte garante
auprès de la banque du remboursement du prêt, à charge pour elle de se
retourner ensuite contre l'emprunteur. Pour ce dernier, l'avantage est surtout
financier : si le coût est, lors de la mise en place du prêt, équivalent au
coût d'une hypothèque, il récupérera, une fois le prêt remboursé (à son
terme normal ou par anticipation), une partie de la cotisation qu'il a versée
(60 à 70 % en principe).
Les assurances
Elles sont là pour vous aider à faire face aux difficultés que vous
pourriez rencontrer au cours du remboursement du prêt. Les assurances de
l'emprunteur sont au nombre de deux :
L'assurance décès-invalidité, obligatoire si l'emprunteur n'a pas dépassé
un certain âge (60 ans en principe). Elle prend en charge le remboursement du
capital restant dû en cas de décès ou d'invalidité définitive. Elle peut
aussi prendre en charge, pendant un certain nombre de mois, le remboursement des
mensualités en cas d'incapacité temporaire due à un accident ou à une
maladie. Le coût varie d'une banque à l'autre (compter en moyenne 4 à 5 F par
mois par tranche de 10 000 F empruntés). En général, la banque a négocié
des contrats de groupe auprès de compagnies d'assurance, et vous n'aurez donc
pas d'autre choix que de souscrire le contrat qui vous est proposé (ce qui ne
doit pas vous empêcher de le lire avec attention) ;
L'assurance perte d'emploi, qui reste facultative. Peuvent y souscrire en
principe les seuls salariés sous contrat à durée indéterminée. Le coût et
les conditions de mise en oeuvre varient d'une compagnie d'assurance à l'autre,
d'où la nécessité de bien lire le contrat qui vous est proposé avant de le
signer. Sachez qu'en principe, l'assurance n'intervient qu'après l'expiration
d'un délai de carence, et toujours pour une durée limitée. A la différence
de l'assurance décès-invalidité, pour laquelle vous n'avez pas le choix, rien
ne vous interdit de mettre en concurrence le contrat que vous propose la banque
avec les contrats que vous pourrez trouver par vous-même auprès d'une
compagnie ou d'une mutuelle d'assurance. La recherche du meilleur contrat vaut
la peine de perdre quelques heures, étant donné les coûts de cette assurance
qui peuvent représenter jusqu'à 5 ou 6 % du montant de la mensualité.
Attention, la comparaison doit également porter sur les garanties offertes : délai
de carence, nombre et pourcentage de la mensualité prise en charge, etc.
(n'oubliez pas que sur un contrat, tout ce qui est écrit petit est important
!).
Si un jour vous avez des difficultés pour faire face à vos remboursements
d'emprunt, n'attendez pas pour en parler à votre banquier. Essayez de trouver
avec lui une solution amiable, et si cela s'avère impossible, n'hésitez pas à
vous tourner vers la commission départementale de surendettement (son adresse
figure sur l'annuaire). Elle tentera de trouver un compromis avec vos débiteurs
et pourra, dans certaines circonstances, leur imposer des mesures (abandon de créances,
rééchelonnement du prêt, ...), en contrepartie d'engagements de votre part
sur la maîtrise de votre budget.
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