| La raison de la perte, ou l'inverse J'ai perdu ce que j'avais de plus cher. Ce n'est pas quelqu'un, ni quelque chose, c'est moi. Je me suis perdue, perdue dans une mer de mensonges et d'hypocrisie. D'envie et de regrets. J'ai mal comme je n'ai jamais eu mal de toute ma vie. Une douleur physique n'a rien � y voir, je suis en lambeaux, je suis d�truite jusqu'� ma plus petite parcelle de vie. Le fait de penser, de bouger, de vivre vibre dans mon corps et dans mon esprit et laisse un go�t amer de mort. Je veux que cette souffrance disparaisse, je veux �tre libre � nouveau de mes sentiments et de ma vie. J'ai mal � l'�me, comme disait un artiste dont je ne me souviens plus. Je n'ai pas envie de mourir, car ce serait comme donner victoire � cette douleur sourde qui me tue, mais j'ai un besoin vital de l'inacessible. Je ne sais pas comment me d�faire de ce besoin essentiel. M�me le temps, que je pensais avant �tre le rem�de � tous mes probl�mes, ne peut pas y venir � bout. J'ai besoin de tuer ce besoin, de le mettre en pi�ces et de le d�couper en morceaux pour mieux le manger au petit d�jeuner. Je n'ai aucune volont� de le faire, aucune force de quelque sorte pour m�me penser � essayer de d�foncer ce mur de brique insurmontable. Spiruline |