|
aaaaaaMarie et le théâtre |
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa |
aaaaaChronologie |
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa |
aaaaaTémoignages |
|
|
|
![]()
Madame Bashkirtseff en 1855 |
Née le 12 novembre 1858 dans la petite noblesse
Ukrainienne, Marie connut une adolescence errante et cosmopolite près de
sa mère et d'une véritable tribu de parents, |
![]() Marie Bashkirtseff Portrait de son frère Paul vers 1880 |
|
|
En 1871, Mme Bashkirtseff s'installa à Nice, dans une superbe villa sur la Promenade des Anglais. |
|
|
|
|
Originale, excentrique, elle défrayait l'opinion
avec des audaces que n'osait aucune demoiselle de son époque. |
|
puis elle flirta avec un excentrique débauché, le comte Alexandre de Larderel. |
|
|
|
Elle aima le député bonapartiste Paul de
Cassagnac. |
Atteinte de tuberculose, elle était hantée par le pressentiment de sa mort précoce et obsédée par le désir de passer à la postérité :
Elle voulut être cantatrice : la maladie brisa sa
voix. Elle tenta de devenir un grand peintre, un grand sculpteur : la mort
empêcha son talent d'arriver à maturité.
Cependant Marie Bashkirtseff
s'acharna jusqu'à l'extrême limite, avec une violence désespérée à mesure que la
maladie l'abattait.
Sa belle voix étant perdue
pour la carrière de chanteuse, Marie s'incrivit à l'Atelier
Julian - puisque l'Ecole des Beaux-Arts était
interdite aux femmes.
Elle y passa ses journées, étudiant avec acharnement,
déchirée entre l'exaltation et le découragement.
|
Pour cette nouvelle étape de sa vie, Marie Bashkirtseff se voua au noir.
|
|
|
Cependant, elle ne renonça pas aux plaisirs mondains. Pour eux, elle s'habillait de blanc. Mais souvent, avant le bal ou l'Opéra, elle revenait à l'atelier pour écouter une leçon d'anatomie.
|
|
Marie créa rapidement une oeuvre riche, multiple où se côtoient la nature morte, |
|
|
|
la scène de genre, le paysage, le portrait. |
|
Et aussi le portrait charge |
à la limite de la caricature. |
|
aaaL'atelier de Marie dans son hôtel particulier de la Plaine Monceau, à Paris. |
Rapidement Marie put exposer ses oeuvres qui ne
passèrent pas
inaperçues. |
|
Par bravade, elle se fit photographier en deuil d'elle-même, près de sa propre tombe. |
L'autre monde excitait d'ailleurs son insatiable
intérêt pour tout : "si on savait ce qu'il y a là-bas! Mais on ne sait pas... Du
reste, c'est cette curiosité qui me rendra la mort moins
affreuse." |
|
Elle se lança dans la sculpture. |
|
Intrigué par cette correspondante anonyme,
Maupassant répondit. Treize lettres furent échangées. Puis Marie, choquée
par le ton du romancier, rompit. |
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
|
|
A la fin de l'été 1884, son état empira.
Irrémédiablement. |
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa |
|
|
Marie mourut le 31 octobre, désespérée de n'être
arrivée qu'à cela : "Un peu de talent et une maladie mortelle."
|
Sa famille le publia en 1887.
Des 106 cahiers
écrits par Marie entre 1873 et 1884, la famille tira un abrégé, falsifié pour
des raisons de convenances.
L'ardente et libre Marie y était transformée en
pâle et chaste jeune fille "fin de siècle".
Mais le succès fut
prodigieux.
|
|
Jusqu'en 1980 les éditions se succédèrent, en
France et à l'étranger.
|
|
"Son nom couronné de lumière ira jusqu'au bout des siècles" Gladstone
|
"Pâle et ardente jeune fille ... extraordinaire
fleur de serre belle et parfumée jusqu'au prodige". François Coppée | |
|
"Elle avait, si jeune, amalgamé cinq ou six âmes
d'exception dans sa poitrine trop délicate et déjà meurtrie. Quand elle
mourut, elle possédait dans son cerveau les livres de quatre peuples, dans
ses yeux tous les musées et les plus beaux paysages". Maurice Barrès |
||
|
"Morte jeune aimée des dieux". Chonez
|
"Marie Bashkirtseff... une orgueilleuse volonté d'être". Simone de Beauvoir
| |
La vie et l'oeuvre de Marie Bashkirtseff inspirèrent
de multiples romanciers, nouvellistes, poètes, auteurs dramatiques.
On la
reconnaît dans La Journée brève et dans Le Crépuscule tragique
d'Abel Hermant, dans Le Crime des riches de Jean
Lorrain, Le Phalène d'Henry Bataille, Le Masque aux yeux
d'or d'Albéric Cahuet.
En 1936, le cinéaste autrichien H. Kosterlitz fit de Marie l'héroïne d'un film.
|
6, rue Pierre-au-Lard - 75004 PARIS LE JOURNAL DE MARIE BASHKIRTSEFF Adaptation et mise en scène VICTOR VIALA Décors : SOPHIE FAVRE Costumes : MINE - BARRAL - VERGEZ Son : REMY DESMARQUEST
SYLVIE FAVRE FLORE BERNARD REMI DE FOURNAS
|
une fièvre d'ambition... une fureur d'exister... une tentative désespérée pour survivre, malgré tout, dans la mémoire des hommes par le biais d'une confession totale, sans pudeur, et qui brûle le papier."
|
|
d'après le Journal de MARIE BASHKIRTSEFF Adaptation : ISABELLE HABIAGUE Mise en scène : ERIC TARAUD Décor : ANNE SWYNGHEDAUW Costume : BARBARA RYCHLOWSKA
ISABELLE HABIAGUE
|
et la naissance de ce spectacle. Comment rester insensible à ce témoignage? Comment ne pas avoir envie de "dire" Marie, de se faire le témoin et l'écho de cette jeune artiste du siècle dernier? Impuissante face à son destin tragique, elle est aussi un être de chair et de sang, brûlante d'énergie exaltée, drôle et spirituelle."
|
|
39, rue des Trois-Frères - 75018 PARIS A QUOI BON MENTIR d'après le Journal de MARIE BASHKIRTSEFF Adaptation : BENOIT LAVIGNE et GENEVIEVE NOVELLINO Mise en scène : BENOIT LAVIGNE Musique : PEDRO JUSTITZ Avec FLORENCE TOSI du 1er février au 6 mars 1994
|
solitude de son journal, qui dit son envie rageuse de vivre, son désir passionné de peindre, son désespoir lucide de mourir si jeune, sans avoir été reconnue. Un nom, qu'elle voulait célèbre : Marie Bashkirtseff."
|
|
LE PETIT MERLAN 39, avenue du Merlan - MARSEILLE MARIE BASHKIRTSEFF ou le journal d'une artiste peintre Adaptation DANIELE DE CESARE Mise en scène PHILIPPE ALEXAND
PHILIPPE ALEXAND (le violoniste) du 2 octobre au 18 décembre 1998
|
ses faiblesses avec tant de confiance et de volonté qu'elle nous apparaît en fait plus forte, plus belle encore, plus rayonnante que jamais."
|
|
53, rue Notre Dame des Champs 75006 Paris MARIE LA BLANCHE d'après le Journal intime de Marie Bashkirtseff Adaptation et mise en scène
assisté de Catherine Salvini
|
Elle aime tout ce qui est beau... l 'art, Dieu et elle-même. Elle confie chaque jour les secrets de son âme à son journal, espérant ainsi livrer son destin à la postérité, voire devenir l'âme blanche privilégiée de Dieu. Le temps ne lui sera pas donné pour qu'elle soit reconnue au-delà de ses intimes confidences." |
|
|
|
|
|
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa |
|
|
Il restait à publier l'intégralité du
Journal
intime de Marie Bashkirtseff : ces 19 000 pages manuscrites |
Parallèlement, d'autres chercheurs à travers le monde travaillent à la publication des oeuvres de Marie Bashkirtseff : Lucile Le Roy, Phyllis et Katherine Kernberger, Marianne Kaas, Sabine Voigt, Verena Van der Heyden-Rynsch, Martine Reid, Natalia Popova...
Avec curiosité notre époque découvre des
écrits lucides, audacieux, souvent révoltés et toujours fougueux : le cri d'une
jeune fille libre née un siècle trop tôt.
|
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa |
aaaaChronologie |
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa |
aaaTémoignages |