les  natifs américains  avaient  perdu  leur  dernière  et
meilleure  chance  de  survivre:

--Ils  ne  pouvaient  plus  faire  jouer  l'une contre  l'autre  les
deux  grandes  puissances européennes,  et  comme en plus
un  mauvais  présage  pour  eux,  les  barrières  à l'expansion
anglo-américaine  à  l'intérieur  du  continent  venaient  de
tomber
[Cela  mettait  fin à une  situation  humiliante  pour les anglo-
américains,  pendant trois quarts de siècle ils furent conte-
nus sur la côte  atlantique  en deça des Apalaches  par  une
population¨ de  moins  de  70000 personnes,  en  regard  du
million et  demi qu'ils étaient]
On avait  rapporté que Wolfe mourut de ses  blessures, dans
les  broussailles  de  Sillery,  presque  abandonné sans que 
personne  ne  se  porte  à  son aide.
Mais ici, l'américain  Benjamin West,  s'affairant  dans son studio
à  Londres,  transforma  cette  mort   misérable  en une  passion
impériale:  une  icône  à  la  gloire  de  l'Empire.   Il  reproduisit
cette   scène   pour  donner  un  des  plus  célèbres tableaux
de l'époque et sûrement dans toute l'histoire anglo-américaine
de l'art.
La  scène  représentée,  était  elle  réaliste?  Non  la  mort  misé-
rable et  en solitaire  de  Wolfe  a  été revue et  corrigée.  Des officiers  survivants  apprenant  que  West   travaillait  au  tableau illustrant la  mort  de  Wolfe,  offrirent  à  West  100  livres  chacun  pour figurer  au tableau,  voulant  être  ainsi  immortalisé.  (Ce qui explique  le  grand  nombre  de  figurants  au  tableau,  l'artiste encaissant)
1
Hosted by www.Geocities.ws

1