SECTION II
HISTOIRE DE LA FAMILLE VAILLANCOURT
DE ROBERT VILLENCOURT, (1644-1699)de Ste-Famille, Ile d’Orléans,
à IGNACE VAILLANCOURT, (1802-1867) à Yamachiche.
Note: Sans histoire la généalogie ne demeure qu’un arbre sans feuille.
St-Nicolas d’Aliermont;
Robert Villencour (père) né en 1601 à St-Nicolas d’Aliermont
Jacqueline Pappin (mère) née en 1602 mariée en 1622, et décédée en 1702 (100 ans)
Louis Villencour né en 1624, décédé en 1724 (100 ans)
Robert Villencour né en 1644, marié en 1668 (Québec) et décédé en 1699
WILLENCOURT ( prononcer V ), VILLENCOURT,
VEILLANCOURT, VAILLANCOURT.
ROBERT VILLENCOURT; (1644-1699)
Ce nom remonte à quelque 800 ans dans l’histoire: en fait au moyen âge du temps de 3ième croisade, sous le règne de Philippe Auguste, roi de France. (1180-1223)
À une cinquantaine de kilomètres de Willencourt, une petite commune de France située dans le Pas de Calais, fut baptisé le 3 octobre 1644, à St-Nicolas d’Aliermont en Normandie, Robert Villencourt, fils de Robert Villencourt et de Jacqueline Papin.
Robert Villencourt arriva en Nouvelle-France en 1665, à bord du vaisseau le "Normandie" ayant à son bord 82 filles et 130 hommes de travail, tous en bonne santé, à la grande satisfaction des chroniqueurs du temps.
En 1668, l’engagement obligatoire de trois ans terminé, l’immigrant Robert devient par le fait même habitant à part entière. Il peut posséder et se marier.
À l’automne 1668, il épousait Marie Gobeil, fille de Jean Gobeil et de Jeanne Guiet, née à St-Didier de Poitiers, France. Le contrat de mariage fut signé devant le notaire Auber, le 30 septembre 1668.
Dès l’année 1669, il s’établit avec l’aide de son beaupère Jean Gobeil, à l’Ile d’Orléans, précisément à Ste-Famille. Le 6 février 1673, il obtint de Mgr de Laval, une concession de 3 arpents et 3 perches de front toujours à Ste-Famille, face au Grand Fleuve:
"le dit Seigneur évesque au dit pays de la Nouvelle-France voulant faire profiter et habiter les terres des concessions non habitées appartenant à mon dit Seigneur a volontaire- ment donné et concédé et par ces présentes donne et concède du tout dès maintenant à toujours à titre de Cens et Rentes Seigneuriales à Robert Villencourt le nombre de trois arpents, trois perches de front sur le fleuve Saint-Laurent à prendre dans la dite Isle d’Orléans du costé Nord dicelle en la seigneurie de Liret tenant d’un costé à la concession de Jean Gobeil et de l’autre costé de Claude Bouchard dit Dorval...."
Le 1er avril 1686, il loue une terre voisine de la siennede Denis Roberge, pour une période de trois ans, moyennant paiement en nature de 50 minots de blé annuellement.
Le 16 octobre 1691, pour agrandir son domaine, il acheta de Claude Panneton pour la somme de 300 livres une terre et une habitation, de trois arpents de front, voisine de sa ferme.
De son union avec Marie Gobeil, 14 enfants sont nés. Lorsqu’il mourut le 8 juin 1699, à l’âge de 55 ans, il léguait à ses héritiers, un domaine de 120 arpents de très bonne terre et situé sur un site magnifique.
Le domaine laissé par Robert Vaillancourt et ses descendants peut être vu de nos jours à l’Ile d’Orléans.
La maison construite, il y a plus de deux cents ans est située au numéro civique 3154, Chemin Royal à Ste-Famille de l’Ile d’Orléans.
Cependant, la terre n’appartient plus aux descendants de la famille Vaillancourt depuis les années 1960.
**********************
PAUL VAILLANCOURT. ( 1682-1751 )
MARGUERITE GUILLOT. ( 1684-1751)
Paul, le troisième des fils de Robert Vaillancourt, époux de Marguerite Guillot, père de 10 enfants hérite du domaine familial, faisant suite à l’acte de donation en sa faveur de la part de sa mère Marie Gobeil, veuve de Robert Vaillancourt.
Une suite d’actes notariés nous indiquent les transferts des droits successifs de différents membres de la famille en faveur de Paul.
L’aieul Marie Gobeil entendait garder la main haute sur la succession de son mari Robert Villencourt:
"....dans la succession le dit défunt son mari estant décédé il y a environ dix mois il lui aurait par son dit décès plusieurs autres mineurs en bas âge auxquels elle aurait dessein de faire élire tuteur et subrogé tuteur pour ci-après faire faire inventaire du peu de bien que le dit défunt son mari, leur a laissé pour en jouir par elle ce qui lui appartiendra à part et divisé.....".
"....pourquoi elle nous aurait requis de nous vouloir nous bien transporter en sa maison où elle désirerait faire trouver les parents, amis et voisins d’elle et de ses dits mineurs pour prendre et recevoir les avis et déclarations des dits parents et amis des dits mineurs pour ensuite être elle nommée tutrice aux dits mineurs et à ses enfants et un subrogé tuteur
à iceux, ..."
"....ont tous unanimement et d’une vive voix nommé pour tutrice aux dits mineurs la dite Marie Gobeil leur mère et pour leur subrogé tuteur le dit Jean Bouchard,...."
L’aveu et dénombrement de 1725 de l’Ile d’Orléans de Guillaume Gaillard, membre du conseil supérieur confirme la propriété de 120 arpents de Paul Vaillancourt.
Paul Vaillancourt, fils de Robert décède le 16 février 1750, à Ste-Famille I.O. à l’âge de 68 ans.
C’est Paul (fils) le deuxième de ses fils qui pend la relève du domaine familial.
Marguerite Guillot, née en 1684, est décédée le 10 septembre 1741.
************************************
PAUL VAILLANCOURT; (1709-1751)
MARIE - ANNE RATÉ; (1704-1769)
PAUL (fils), né le 13 novembre 1709, épouse MARIE-ANNE RATÉ, le 20 novembre 1730, à St-Pierre, I. O. (1)
PAUL (fils) prit la relève du domaine familial suite à un premier acte de donation daté du 8 mais 1731, et des désistements successifs des autres membres de la famille.
PAUL meurt le 23 décembre 1751, à l’âge de 42 ans. On ne sait si c’est par maladie ou le résultat d’un accident.
Sa femme, MARIE-ANNE RATÉ, demeurée veuve avec cinq enfants d’âge mineur à sa charge, prend en main l’exploitation du domaine.
Les enfants: (en 1751)
-.Jean-Baptiste; 18 ans,
-.Marie-Louise; 16 ans,
-.Marie-Rose; 12 ans,
-.Joseph-Marie; 11 ans,
-.Ignace; 7 ans. (pionnier à Yamachiche)
Marie-Louise, née le 23 août 1735, épouse le 24 février 1756, Prisque Racine. Le frère aîné Jean-Baptiste, sert comme témoin au cours de cette cérémonie.
(1) MARIE-ANNE RATÉ, est la fille de Jean-Baptiste Raté (né en 1667) et de Madeleine Blouart (née en 1682) de St-Pierre I.O.
Puis survient la bataille du Siège de Québec de mai 1759, à la fin de septembre 1759. L’Ile d’Orléans se trouve en plein centre de la tourmente.
Dès le 24 mai de cette année ayant été prévenu de la présence de la flotte anglaise vis à vis de Rimouski, le gouvernement de Québec avait ordonné l’évacuation des habitants de la Côte Sud, de l’Ile d’Orléans et de la Côte de Beaupré.
Les femmes, les enfants et les bestiaux sont repoussés à l’intérieur des terres, alors que les hommes valides de 16 à 60 ans doivent se rendre à Québec.
La famille Vaillancourt dut évacuer l’Ile pour se réfugier selon les directives à Charlesbourg abandonnant maisons, bâtiments, et le bétail qu’il fut alors impossible d’évacuer de l’Ile. Jean-Baptiste et Joseph-Marie, étant incorporés à la milice durent se rendre à Québec. Quant à Ignace, malgré son jeune âge, il est bien possible qu’il les ait accompagnés.
Dès le 27 juin, les troupes anglaises mettent pied sur l’Ile d’Orléans.
Le 31 juillet de cette année, Wolfe ordonne un débarquement à la rivière Montmorency, qui se solde par une défaite anglaise et la perte de 400 hommes.
Pour se venger de cet échec, Wolfe ordonne à Monckton dès le 6 août de tout détruire de Beaumont à la rivière Chaudière. Le 22 août, fut donné l’ordre de brûler les villages de la Côte de Beaupré jusqu’à Baie St-Paul.
Depuis le moulin de Ste-Famille de l’Ile d’Orléans, jusqu’au commencement de St-Pierre, il ne reste qu’une vieille masure. L’habitation et les dépendances de la famille de feu Paul Vaillancourt, situées en cet endroit furent réduites en cendres. Voir le document en annexe: (L’Ile d’Orléans à l’été de 1759.)
Marie-Charlotte Vaillancourt, 70 ans, fille de Robert Vaillancourt et veuve de Jacques Plante, assistant impuissante à la destruction du domaine familial, qu’elle put observer des hauteurs de Charlesbourg, ne put supporter cette épreuve et succomba le 10 août 1759.
Rares furent les bestiaux qui purent être évacués en raison du manque d’embarcation. Les soldats-pyromanes de Wolfe s’emparèrent alors des quelque 5000 têtes de bétail que comptait l’Ile, pour satisfaire aux besoins de l’armée d’invasion laquelle fut estimée à plus de 35000 soldats et marins venus à bord de 174 navires.
Une fois la fin des hostilités arrivée, les habitants de l’Ile retournèrent à leurs habitations et bâtiments qu’ils trouvèrent détruits de fond en comble.
MARIE-ANNE RATÉ, avec l’aide des seuls membres de sa famille a dû reconstruire son habitation et les bâtiments, reconstituer son cheftel, et ce sans les services de son fils aîné, Jean-Baptiste, porté disparu au cours du conflit.
En outre, elle ne put compter sur aucune aide de l’extérieur, encore moins sur celle des autorités militaires anglaises, bien que responsables de cette dévastation ne posèrent aucun geste pour soutenir les efforts de reconstruction.
Quant à l’aide que les autres résidents de l’Ile pouvaient apporter, elle était forcément limitée, tout le monde se trouvait dans la même situation: c’est-à-dire bien seuls.
Aux pertes déjà subies: habitation, bâtiments et bestiauxs’ajoute l’absence de récoltes pour l’année en cours.
Heureusement, que la terre ne peut être détruite.
Femme de caractère et énergique, Marie-Anne Raté faisait rédiger en mars 1763, une série d’actes notariés, dans lesquels, elle prit à sa charge la tutelle de ses enfants encore mineurs (subrogation), elle fit dresser l’inventaire de ses biens. Le 15 mars 1763, elle fit donation à Joseph-Marie Vaillancourt, maintenant son aîné, de la moitié de ses biens. Les actes notariés constituent un ensemble de 27 pages.
Malheureusement, la lecture de ces documents d’un grand intérêt est très difficile en raison de la nature de la calligraphie du notaire Crespin.
Finalement, la vie reprit son cours normal.
Le 21 novembre 1766, Marie-Anne Raté mariait sa fille Marie-Rose, née le 1er mai 1739, à Jean-Baptiste Pichet.
L’année suivante, elle mariait son fils Joseph-Marie, né le 2 mai 1740, à Thérèse Pichet, la soeur de Jean-Baptiste Pichet.
Enfin, le 11 janvier 1768, à St-Jean, elle mariait son fils cadet Ignace à Marie-Anne Turcotte.
MARIE-ANNE RATÉ est décédée le 23 octobre 1769, à l’âge de 65 ans.
**************************************************
IGNACE VAILLANCOURT; (1744-1810)
MARIE-ANNE TURCOTTE; (1743-1810)
Le 11 janvier 1768, IGNACE alors âgé de 24 ans épouse MARIE-ANNE TURCOTTE, à St-Jean, Ile d’Orléans. (Greffe Crespin: le 4 janvier 1768.
Le 20 janvier 1768, Marie-Anne Turcotte agit comme marraine au baptême du fils de Joseph Vaillancourt, le frère aîné d’Ignace. Joseph-Laurent est le nom du filieul.
Cependant, à la fin de janvier 1768, on perd la trace d’Ignace et de Marie-Anne Turcotte. Pour le moment, on ne sait où et quand Ignace (fils) et Pierre sont nés.
En octobre 1775, on le retrouve à Yamachiche, où il prend bail à ferme d’Alexis Gélinas. (Voir actes notariés.)
Entretemps, il est possible qu’il ait fait quelques séjours dans l’ouest, précisément dans la région des Grands Lacs. Ces territoires faisaient alors partie de la "Province de Québec."
Les cousins Joseph Vaillancourt (père) et Joseph (fils) résidant à Rivière du Loup (haut) (Maintenant Louiseville,) prenaient des engagements pour le transport de marchandises en canot à destination des Grands Lacs. (Voir actes notariés.)
Cependant, pour Ignace Vaillancourt, on ne retrouve aucun acte notarié allant dans ce sens. Il aurait été sans doute plus facile de retracer ces déplacements au temps du régime français sous lequel un contrôle plus rigoureux de ces voyages était exercé. Un document notarié tel que "congé de traite" ou autre document semblable aurait été exigé.
Les enfants Ignace et Pierre auraient été baptisés lors de ces déplacements, dans une mission dont la tenue des régistres était plutôt aléatoire.
Pour revenir à l’automne 1775, on se trouvait à Yamachiche de plein pied dans la guerre d’Indépendance américaine. Trois-Rivières et sa région étaient sous le contrôle du régiment canadien au service de l’Honorable congrès (américain) commandé par le colonel James Livingston.
En décembre 1775, des membres locaux de la milice américaine sous la conduite de Guillot dit Larose, procédaient à l’arrestation du seigneur Conrad Gugy, membre du Conseil législatif et seigneur de Yamachiche. Ils accusèrent ce dernier d’avoir menacé de fouet les sympathisants à la cause américaine en majorité dans la région.
Ils le firent donc comparaître devant le commandant américain, le colonel James Livingston.
Ce qu’ils ignoraient semble-t-il, était que Conrad Gugy est un ami et une relation d’affaires du Colonel Livingston. Ce dernier visiblement contrarié, ordonnait immédiatement le relâchement du Sieur Gugy.
Il n’en reste pas moins que Conrad Gugy, selon toute vraisemblance, a dû s’expliquer au gouverneur Carleton, comment lui un important personnage du gouvernement ait pu s’en tirer aussi facilement face aux "rebels" américains; surtout en possession d’un pareil sauf conduit, par surcroît déposé au greffe du notaire Leroy.
C’est probablement pour rentrer dans les bonnes grâces du gouverneur Haldimand, qu’il suggéra l’installation de loyalistes américains sur sa seigneurie. Ce qui devait entraîner pour lui dans la suite, une série de déboires.
Malgré tout, Conrad Gugy a vécu 23 ans à Yamachiche où il fut bien apprécié des citoyens. (Voir document sur Conrad Gugy.)
Le 17 octobre 1775, Ignace Vaillancourt prit bail à ferme d’Alexis Gélinas, tel que mentionné précédemment, une terre sise sur la seigneurie d’Antoine Lesieur pour une durée de trois années consécutives.
L’année suivante, soit le 16 octobre 1776, il prit de nouveaubail à ferme pour trois années consécutives, d’Antoine Blay, une terre et une habitation sise à Yamachiche dans la seigneurie d’Antoine Lesieur.
Cependant, avec deux enfants en très bas âge (Ignace, fils) et Pierre ) et sa femme Marie-Anne Turcotte enceinte, il réalisait que sa tâche était devenue trop lourde. Aussi, il exprimait son intention de mettre fin à l’amiable à cette dernière entente. Dans un acte notarié daté du 19 évrier 1778, le tout est soumis à l’arbitrage. (Gref Leroy)
Le 10 novembre 1778, il obtint en transfert sous forme de donation une terre sise et située dans le fief Gatineau, de deux arpents de front sur la profondeur qui se trouve d’une rivière à l’autre. Donation alors en vue qui pourrait expliquer la démarche du 19 février précédent. (Voir acte notarié, Greffe Leroy.)
D’après les "Vieilles familles de Yamachiche", il s’agirait de la terre habitée par la suite par Maurice Vaillancourt, le frère d’Antoine et de Sévère.
Comme occupant de cette dernière propriété, Ignace Vaillancourt et sa famille auront eu à subir l’encombrant voisinage du camp des réfugiés loyalistes dont le nombre pouvait varier de 200 jusqu’à 440 à la fois durant les années s’échelonnant de 1768 à 1784.
En contrepartie, ce camp de réfugiés permettait l’écoulement des produits de la ferme, lequels par surcroît sont payables en devises ou espèces.
Pour ce qui est de l’obtention de la main d"oeuvre pour effectuer des travaux à la ferme, c’est moins certain. Dans l’échange de correspondance entre Haldimand et Gugy, l’attitude des réfugiés est qualifiée d’insolente, et ces derniers jugés peu enclins au travail. Plus loin Haldimand mentionne dans un autre bloc, toujours à propos de ces réfugiés, que la source de leurs malheurs est leur paresse.
Au début de mai 1784, des arrangements furent pris pour diriger les loyalistes sur des terres situées à la Baie des Chaleurs, en Nouvelle-Ecosse et en Ontario. Le déménagement des derniers contingents prit rapidement l’allure d’une expulsion.
Le 17 février 1794, Ignace Vaillancourt fit donation à Ignace (fils) de ses biens, aux conditions d’usage.
Le contrat fut rédigé par le fils Leroy en raison de la maladie du notaire Benoit Leroy. Ce qui au dire du notaire Gagnon, comme on le verra par la suite n’est pas tout à fait légal.
Le 27 mars 1810, Marie-Anne Turcote et Ignace Vaillancourt rédigent leur testament en présence du notaire Antoine Gagnon de Rivière du Loup ( haut ) (Louiseville), lequel pour l’occasion s’était déplacé à Yamachiche.
Le même jour est ratifié l’acte de donation passé le 17 février 1794 en faveur de Ignace ( fils ) né en 1769. On se déclare des plus satisfait pour l’empressement et le soin avec lesquels Ignace ( fils ) a rempli ses engagements.
Peu de temps après, soit le 10 juin 1810, Marie-Anne décédait à l’âge de 67 ans.
On ne connaît pas la date exacte du décès d’Ignace Vaillancourt, ni du lieu d’inhumation.
Assez curieusement son nom n’apparaît pas dans les registres de la paroisse de Ste-Anne de Yamachiche, ni aucune paroisse environnante au chapitre des décès. Pourtant les regis- tres sont bien tenus à cette époque.
Il serait décédé entre le 27 mars 1810, la date du testament et le 10 juin 1810, le jour du décès de Marie-Anne Tur-cotte.
Ainsi dans le registre de la paroisse de Ste-Anne d’Yamachiche on retrouve rédigé l’acte de sépullture de Marie-Anne Turcotte:
"Le dix de juin mil huit cent dix par moi prêtre a été inhumé dans le cimetière de la paroisse le corps de Marie-Anne Turcotte, femme de feu Ignace Vaillancourt, cultivateur de cette paroisse en présence de Ignace Vaillancourt, fils de la défunte et Joseph Hamel qui ont déclaré ne savoir signer."
********************************************************
IGNACE VAILLANCOURT: (1769-1846)
MARIE-LOUISE LEMAIRE: (1777-1852)
Ignace Vaillancourt (fils) dont on ne connaît pas pour
le moment le lieu et la date de naissance serait né en 1769.
Lorsque Ignace (père) s’amena à Yamachiche à l’automne 1775, Ignace (fils) pouvait avoir six ans et son frère Pierre quatre ans.
On pourrait s’étonner qu’il n’y ait pas eu de mémoire de transmise ou plutôt de tradition orale de retenue sur l’implantation des Vaillancourt à Yamachiche.
Le jeune âge des fils Ignace et Pierre à l’arrivée en ces lieux pourrait expliquer cette absence. En effet, ceux-ci grandissant ne connurent à toute fin pratique aucun autre milieu de vie que Yamachiche.
La jeunesse d’alors comme celles qui lui ont succédé n’était pas plus curieuse qu’il le fallait, et elles ne leur vinrent pas à l’idée d’interroger leurs parents sur leurs vécues et conditions de vie passées.
Ceux-ci ayant acquis une stabilité et atteint un certaine aisance ne s’en formalisaient pas pour autant. Aussi, ils préféraient tirer les rideaux sur les misères passées et les souvenirs
douloureux d’évènements dont ils furent les témoins sinon les acteurs durant leur jeunesse.
En outre, ils préféraient de même oublier les tentatives infructueurses d’établissement dans l’ouest ou ailleurs, avec tout son cortège de difficultés et de misères, qui sont le plus souvent le lot de la vie des pionniers.
Nous sommes maintenant en 1792, la famille comptant six enfants vivants: deux garçons de 23 et 21 ans, et quatre filles âgées de 9 et 15 ans. Il était jugé temps pour Ignace (père) et sa femme Marie-Anne Turcotte de songer à acquérir de nouvelles terres pour l’établissement des enfants.
Dans un premier temps, le 21 novembre 1792, Pierre Vaillancourt se portait acquéreur d’une moitié de terre, soit environ 40 arpents. Cette terre fut achetée de Modeste Gauthier et sise dans le fief Gatineau. (Voir acte notarié.)
Le 16 novembre 1793, Ignace (fils) obtenait de Mme Eric Wilkenson, une concession sise dans le fief Gatineau de trois arpents de front, sur 27 arpents de profondeur. (voir acte notarié.)
Quelques mois plus tard, soit le 3 mars 1794, il épousait Marie-Louise Lemaire, à Baie du Febvre, situé sur l’autre rive du Lac St-Pierre.
Peu de temps auparavant, soit le 17 février 1794, il reçut en donation, la terre de son père Ignace, soit la concession obtenue le 10 novembre 1778:
"Une terre sise et située dans le fief Gatineau; à Yabmachiche, seigneurie du sieur François Lemaître Duaime."
Après avoir établi ses deux fils Ignace (né en 1802)et Louis (né en 1806) et marié ses six filles (voir les tableaux de la généalogie), IGNACE (né en 1769) décédait le 1er juin 1846.
L’âge indiqué au registre est de 78 ans. MARIE-LOUISE LEMAIRE, son épouse est décédée le 31 janvier 1852.
****************
VAILLANCOURT; IGNACE (1802-1867)
FÉLICITÉ BOURASSA; (1803-1897)
Ignace Vaillancourt est né ou baptisé à Rivière du Loup (Haut) (Louiseville), le 13 août 1802. Il est le 4ième enfant de Ignace (né en 1769) et de Marie-Louise Lemaire.
Le 30 janvier 1827, il épouse Félicité Bourassa à Yamachiche.
Le contrat de mariage passé le 13 janvier 1827, entre Ignace Vaillancourt et Félicité Bourassa, comporte une clause de donation de son père, Ignace (né en 1769) avantageant son fils (né en 1802).
Le tout est amplement décrit dans l’acte notarié, comportant huit pages.
Son frère Paul, né le 28 juin 1804, est décédé le 8 juin 1833.
Son autre frère Louis, né le 18 août 1806, épouse Théotiste Gélinas, le 4 juillet 1836. Il est décédé le 25 juillet 1846, à peine deux mois après le décès de son père Ignace (1769), décédé le 1er juin 1846.
Le 24 avril 1867, Ignace Vaillancourt (né en 1802) fit son testament, faisant de Maurice, son fils, son légataire et exécuteur testamentaire. (voir acte notarié.)
Peu de temps après, il décédait le 10 juin 1867.
Félicité Bourassa, son épouse est décédée le 27 juin 1897, à l’âge de 94 ans.
««ACCUEIL»»****************************************************