Le 26 mai 1780, la bataille de San Carlos


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Attaque combin�e des Britanniques et des Indiens contre St-Louis, Haute Louisiane pendant la guerre d'Ind�pendance am�ricaine.

Nous sommes en 1780. L'ann�e pr�c�dente l'Espagne avait d�clar� la guerre � la Grande-Bretagne et apportait son soutien aux insurg�s am�ricains. St-Louis, Missouri, faisait partie de la Louisiane espagnole, mais sa population �tait de souche fran�aise, la majeure partie originaire du Qu�bec.

Une force britannique partie de Prairie du Chien, le 2 mai 1780, �tait sous le commandement de l'officier britannique Emmanual Hess. et constitu�e de conscrits canadiens et d'Indiens au nombre de 900 � 1200.

Le contingent se dirigea sur St-Louis. La place �tait alors d�fendue par deux compagnies de miliciens de St-Louis et une autre en provenance de Ste-Genevi�ve. Ces miliciens �taient presque tous originaires du Qu�bec, tels que confirm�s par les listes.

Comme d�fense, les fortifications de la cit� s'�tendaient sur plus d'un mille. Les r�guliers espagnols au nombre de 34 se sont joints aux 281 miliciens. Des volontaires venant des localit�s environnantes se joignirent aux d�fendeurs.

Une tour en bois fut construite surplombant les fortifications sur laquelle �taient install�s 3 pi�ces d'artillerie.

Le 26 mai, � une heure de l'apr�s-midi, l'ennemi fut en vue et dirigea sa premi�re attaque du c�t� nord, ne s'attendant qu'� une faible opposition. Mais il fut repouss� vigoureusement par les miliciens. Par la suite les premi�res vol�es de l'artillerie avaient mis l'ennemi en fuite.

Hess maintint alors ses troupes � distance, jugeant inutile de charger la batterie de canons. Suite � cette �nergique r�sistance l'ennemi se retira et se d�ploya dans la nature, s'en prenant aux travailleurs surpris dans les champs, en plus d'abattre le b�tail qu'il ne pouvait emporter.

Une vingtaine d'hommes et de femmes travaillant dans les champs furent tu�s et une cinquantaine d'autres furent faits prisonniers par les Indiens accompagnant le contingent britannique

Une femme, arm�e d'un pistolet et d'un couteau, r�ussit � maintes reprises � ramener � l'int�rieur des murs et ceux et celles qui cherchaient � �chapper aux Indiens. Cette Madeleine de Verch�res de la Louisiane s'appelait Marie-Jo- sepha Pinsonneau dit Rigauche, c'�tait la jeune institutrice. Alors qu'� l'int�rieur de l'�glise �taient rassembl�s les femmes et les enfants terroris�s, appr�hendant un massacre de la part des assi�geants.

Le Bilan: du c�t� des Louisianais: Tu�s: 22; / bless�s: 7;/ prisonniers des britanniques et des Indiens: 70.

On ne se fait pas d'illusions sur leur sort selon le rapport soumis au gouverneur Bernaldo de Galvez.

Les choses n'en rest�rent pas l�. La population ulc�r�e par l'attaque anglaise dirig�e contre leurs compatriotes, demande qu'une action soit entreprise.

St-Louis, Missouri, dont la fondation remonte en 1764, pouvait compter en 1780, une population d'environ 1500. La r�gion imm�diate pouvait compter sur un peu plus de 6000 habitants. Aussi, lors de l'attaque du contingent britannique form� de conscrits de la milice canadienne et d'Indiens, les pertes su- bies par les Louisianais sont consid�rables, compte tenu de la population.

En plus des pertes civiles, il faut ajouter qu'une bonne partie du b�tail fut abattue lors de l'attaque. .

Attaque contre le fort St-Joseph

Aussi, il n�est pas �tonnant que les citoyens de St-Louis demandent au gouverneur espagnol de la Haute Louisiane, Francisco Cruzat, qu�il autorise et qu�il �quipe un contingent en vue d�une attaque en repr�sailles contre le fort St-Joseph, situ� sur les rives du lac Michigan. C��tait le point de d�part de la force britannique lors de l�attaque du mois de mai pr�c�dent sur St-Louis.

Cruzat craignait lui-m�me une attaque de la part des Britan- niques le printemps suivant, de sorte qu'il esp�rait qu'un raid r�ussi contre le fort St-Joseph, diminuerait l'influence an- glaise sur les tribus indiennes et couperait les vivres et fournitures aux Indiens. Il approuvait l'exp�dition qui esp�re-t-il t�moignerait en plus de la force espagnole.

C'est ainsi que le 2 janvier 1781, le capitaine Eug�ne Pour� et le sous- lieutenant Charles Taillon, quittaient St-Louis � la t�te de 65 volontaires et 60 Indiens. Louis Chevalier les accompagnait � titre d'interpr�te. En route, ils furent rejoints par Jean Baptiste Maillet et 12 autres miliciens lesquels �- �taient stationn�s sur la rivi�re des Illinois. Apr�s un p�riple de quelque 600 milles, ils arriv�rent le 12 f�vrier 1781 au fort St-Joseph et prenant alors les Britanniques par surprise, ils s'empar�rent du fort.

Pour� fit prisonniers les habitants du fort, hissa le drapeau es- pagnol et proclama la r�gion de la vall�e de l'Illinois sous ju- ridiction du roi d'Espagne. Quelques jours avant leur d�part ils firent sauter les d�p�ts de munitions et par la suite ils c�d�rent le fort aux Indiens Potawatomi des environs en retour de leur neutralit�. Ces derniers s'empress�rent de piller le fort

Ce raid assura la paix � St-Louis pour l'ann�e en cours. A- pr�s la prise de possession par les Indiens , ce n'est qu'� l'arriv�e des co- lons en 1820 que le fort revit.

J. Vaillancourt.

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