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PROCÈS-VERBAL DU CONSEIL DE GUERRE TENU À QUÉBEC, LE 15 SEPTEMBRE 1759. Aujourd’hui quinze du mois de septembre, mil sept cent cinquante-neuf M. de Ramezay lieutenant pour le Roy au gouvernement de Québec ayant jugé nécessaire d’assembler le Conseil de Guerre des principaux officiers qui composent sa garnison pour délibérer sur les moyens de défense de la place de Québec bombardée et canonnée depuis le 12 de juillet dernier et investie du treize du mois de septembre après la perte d’un combat et la retraite de l’armée qui couvrait la place et après avoir fait lecture des ordres de M. de Vaudreuil gouverneur général. Il a été vérifié que cette place peu susceptible de défense étant formée en partie d’une simple palissade aurait pu par son artillerie et ses munitions de guerre résister quelque temps aux effort de l’ennemie si la partie des vivres s’était trouvée aussi abondante. Mais les États produits par les commis du minutionnaire général et les recherches exactes faites chez les différents particuliers de la ville ont prouvé qu’il ne restait en vivres de toute espèce qu’environ quinze ou seize mille rations les dites rations réduites à la moitié et même du quart.. Pour nourir plus de six mille bouches dont deux mille deux cents combattants soldats, miliciens, ou matelots. Deux mille six cent femmes ou enfants: miille à douze cents hommes aux hopitaux, employés , communautés d’hommes et femmes et prisonniers de guerre. D’après cet exposé M. de Ramezay président en sa qualité de lieutenant pour le Roy dans la place a requis messieurs le Cherv de Bernets, Lieutenant colonel d’Infanterie le chev Dons, de Lestang de Celles, Daureillan, D’aubrespy, De St-Vincent, Deparfourru, de Bigot de Marcel; capitaine d’infanterie; Messieurs de Fiedmont Deluzignan Capitaines de l’artillerrie, de Cerry et Pellegrin Capitaines de port Mr. de Joannes Cape aide major au regiment de Languedoc, Major de la place, de Donner leurs avis par écrit pour décider sur le parti à prendre dans la conjoncture présente. lesquels ont opiné comme il suit: Veu l’exposé du conseil de guerre et les raisons qui ont obligé M. de Ramezay de l’assembler je ne vois point d’autre party à prendre que de tacher d’obtenir de l’ennemy la meilleure capitulation qu’il sera possible. À Québec le 15 7 bre 1759. Signé PELEGRIN
--Veu la manque total de vivres étant sans aucune espérance de secours mon sentiment est de remettre la place et et D’en sorit avec le plus d’honneur que nous pourrons. à Québec le 15 7bre 1759 signé: DAILLEBOUST-CERRY --L’investissement de la place fait, les batteries de l’ennemy au moment de jouer, sans espoirt de secours, l’armée qui nous couvrait, s’étant replié omme nous en pouvons juger par le mémoire instructif de M. le Mqs de Vaudreuil à M. de Ramesay, menacé de famine sous deux jours. j’opine qu’il est temps de composer avec l’ennemy pour pouvoir obtenir des conditions honorables qu’il nous refuserait s’il était instruit du manque de vivre ou nous trouvons . à Québe le 15 7bre 1759. signé: LUSIGNAN FILS. --De réduire encore la ration et pousser la défense de la place jusqu’à la dernière extrémité . à Québec le 15 7bre 1759 signé: PIEDMOND --D’après l’exposé de Mr de Ramesay le seul article des vivres me détermine d’opiner qu’il n’est guerre possible d’attendre une plus grande extrémité pour tacher d’obtenir de l’ennemy la capitulation la plus honorable possible tel est mon avis. à Québec, 15, 7bre 1759. signé: MARCEL -- Veu l’extremité ou la place se trouve réduite pour le les vivres mon avis est de demander à capituler à Québec le 15, 7bre 1759. signé BIGOT -- Veu les raisons cy dessus exposées et prouvées et après avoir réduit la Garnison de cette place a la plus petit ration mon avis est de capituler à Québec le 15 7bre 1759. signé: PARFOURRU
--Veu L’exposé qui nous assemble, le dénombrement des vivres ,la quantité de bouches qui est dans cette place investie de toutes parts Je conclus qu’il est très à propos d’obtenir de nos ennemis une capitulation aussi avantageuse qu’il sera possible à Québec, le 15 7bre 1759 signé:ST-VINCENT. --Veu l’exposé et le peu de vivres, je conclus à capituler le plus honorablement qu’il sera possible à Québec, le 15 7bre 1759 signé: DAUBRESPY --L’extrême disette des vivres où est la place. L’impossibiité d’en recevoIr et de très mauvaises fortifications délabrées m’obligent à opiner qu’on obtienne ou plus tôt une capitulation honorable aux armées du Roy et dans laquelle les troupes réglées soient libres d’aller rejoindre leurs corps. à Québec, le 15 7bre 1759. signé: D’AUREILLANT --- Veu le peu de vivres qui sont dans la place nous devon tâcher de faire ue capitulation honorable à Québec, le 15 7bre 1759 signé: DELESTANG CELLES
--Sur le compte qui a été rendu, le Conseil de Guerre aassemblé la disette de vivres ou se trouve la place mon avis est de faire des propositions. à Québec, le 15 7bre 1759 signé:LE CHER D’OMS. --J’opine attendu la disette des vivres qui nous manquent totalement de capituler aux conditions d’obtenir du général anglais la capitulation la plus honorable à Québec le 15, 7bre 1759. signé: LE CHLER DE BERNETZ
--Veu l’état des vivres qui prouve qu’il ne peut y avoir des vivres que pour six à sept jours la place en rédisant la ration au quart et qu’en faissant sortir même les femmes et enfants cela ne pourraiteprolonger que de peu de jours la reditionsde la place mon avis est qu’après avoir fait sortir de la ville un détachement choisi d’environ six cents hommes plus ou moins pour rejoindre et renforcer l’armée. Le reste pris par préférence sur les miliciens de la ville et gouvernement de Québec capitule pour obtenir suivant les instructions de Mr le mqs de Vaudreuil les conditions les plus honorables. à Québec, le 15, 7bre 1759. signé: JOANNES --Veu les instructions que j’ai reçu de M. le Marquis de Vaudreuil et la disette des vivres prouvée par les états à moi donné et recherches que j’ai fait faire, je conclus à tacher d’obtenir de l’ennemi la plus honorable capitulation à Québec, le 15 7bre 1759. signé: DE RAMEZAY ««PAGE PRINCIPALE»».
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