| Quand le tableau fut expos�, en 1772, quelque treize ans apr�s les �v�nements, il fit sensation. C'�tait le "The Jurassic Park" de cette �poque, de longues files se for- m�rent pour admirer cet oeuvre. |
| Un historien r�put� de Harvard, Simon Schama publiait un ouvrage intitul� "Dead Certainties" traitant en partie de ce tableau, ouvrage dans lequel il formule les commentaires suivant: |
| "Ce fut le jeu de lumi�re qui transcende, illuminant le visage du martyr, et baignant l'expression de chagrin de ses camarades officiers, laquelle lumi�re r�fl�tait un impossible �tat de saintet�." |
| Schama explique: "un nuage sombre sur un fond de ciel bleu c�leste, montre un espace � travers lequel le soleil brille; une lumi�re d'une puret� sacr�e qui semble embra- ser le visage du h�ros agonisant." |
| "C'est un pi�ce stup�fiante d'un drame: rayonnement et tris- tesse, victoire et mort, un saint sacrifice et un chagrin in- consolable mis c�te � c�te, le ciel ensoleill� d'un futur imp�rial bannisssant les nuages sinistres d'un pass� fait de d�ceptions." |
| Poursuivant son analyse Schama: "la plus �tonnante fiction de toute fut cet indien posant sous une antique forme de contemplation po�tique, pr�cis�ment une qualit� d�ni�e aux "sauvages" appel�s invariablement ainsi par les Anglais de la g�n�ration de Wolfe. D'autant plus que le g�n�ral lui- m�me les consid�rait comme des barbares irr�cup�rables, cruels et d�prav�s; de surcro�t � Qu�bec, ils ont combattu pour l'autre c�t�." |
| Toujours Schama: |
| "Est transpos� dans Wolfe agonisant l'agonie du Christ dans la sc�ne traditionnelle de la crucifixion, par sa mort assurant la r�demption de l'Am�rique du Nord face � la menace du papisme fran�ais.. Cette transposition de l'iconographie de la passion du Christ en un portrait s�culaire relatant la mort d'un soldat h�ro�que est un geste artistique audacieux." |
| "Le visage de Wolfe comme celui du Christ en est une d'ago- nie et l'expression traditionnelle d'une beaut� extatique, les l�vres semblent remercier Dieu pour la nouvelle de la victoire." |
| La critique la plus s�v�re pour l'oeuvre de Benjamin West vint de Georges III lui-m�me; il trouvait ridicule d'exhiber des h�ros en grande et impeccable tenues sur un champ de bataille. |
| Benjamin West 1772 |
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