| PAGE D'HISTOIRE |
| Manifeste de James Wolfe 28 juin 1759 |
| D�vastation de la C�te Sud |
| L'armement formidable de terre et de mer que le peuple du Canada voit maintenant au sein de son pays, est destin� par le Roi, mon ma�tre, � r�primer l'insolence de la France, � venger les insultes faites aux colonies anglaises, et � enlever compl�tement aux Fran�ais leurs meilleurs �tablissements dans l'Am�rique du Nord. C'est pour cette fin qu'a �t� lev�e la formidable arm�e qui est sous mes ordres. Le Roi de la Grande-Bretagne ne porte pas la guerre aux paysans industrieux, aux ordres religieux, aux femmes et aux enfants sans d�fense: � ceux-ci, dans leurs p�nibles positions, sa cl�mence royale offre protection. Le peuple ne sera pas troubl� sur ses terres, il peut habiter ses maisons et pratiquer sa religion en s�curit�: pour ces inestimables bienfaits, j'esp�re que le Canadiens ne prendront aucune part au grand conflit entre les deux Couronnes.. Mais si, par une vaine obstination et par un courage mal guid�, ils veulent prendre les armes, ils doivent s'attendre aux cons�quences les plus fatales; leurs habitations seront pill�es, leurs �glises expos�es � une soldatesque exasp�r�e, leurs r�coltes seront compl�tement d�truites, et la flotte la plus formidable les emp�chera d'avoir aucun secours. Dans cette situation malheureuse, et attaqu�e de pr�s par une autre grande arm�e, que peuvent attendre les habitants du pays d'une opposition? --Les actes de barbarie sans exemple exerc�s par les Fran�ais sur nos colonies d'Am�rique pourraient justifier la plus dure revanche de l'arm�e sous mes ordre. Mais les Anglais ont de plus grands sentiments d'humanit�, et ils �coutent les pr�ceptes mis�ricordieux de la religion chr�tienne. Cependant, si vous vous bercez d'illusions dans l'espoir de notre d�faite, si vous refusez nos conditions et persistez � vous opposer, alors la loi des nations justifiera pleinement la n�cessit� de la guerre qui oblige � d�truire un l�che ennemi; et lors les mis�rables Canadiens auront la douleur de voir leurs familles, pour qui ils ont exerc� un courage inutile et dangereux, p�rir dans la plus grande famine, durant l'hiver qui s'approche. Dans ce dilemne que la sagesse du peuple du Canada se montre; l'Angleterre tend une main puissante, cependant mis�ricordieuse: fid�le � ses engagements, et pr�t � prot�ger ses droits et ses possessions, la France, incapable de d�fendre le Canada, d�serte votre cause dans cette occasion importante, et, pendant toute la guerre, elle vous a assist�s de ses troupes qui ont maintenues seulement en faisant sentir aux habitants du pays tout le poids d'une oppression injuste et ill�gale. Donn� � Saint -Laurent dans l'Ile d' Orl�ans, ce 28 juin 1759. J.A Wolfe |