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Pendant plus de deux siècles, des «coureurs des bois» se rendaient par milliers rencontrer les trappeurs amérindiens en pleine forêt, les attendre aux postes de traite ou le long des voies d’eau.
Ces coureurs de bois, des hommes à la vie tumultueuse, furent un important apport à la pénétration de la Nouvelle France en plein coeur de l’Amérique.
On jalouse ces frondeurs indépendants à la fois l’objet de mépris et d’envie par les colons. Leur vie sans contrainte sur l’eau et dans les bois appartient au mythe de ce qui sera plus tard connu sous le nom de «frontiersman» nord-américain.
Chaque engagement de ces hommes faisait l’objet d’un contrat devant notaire. Quelque 2500 contrats d’engagement ont fait l’objet d’acte notarié.
Le coureur des bois appartient à toutes les classes sociales: immigrant récent, habitant, fils d’habitant, artisans aubergiste, notaire; même des fils de bourgeois qui voulaient s’évader de la routine, des contraintes sociales.
Ces coureurs des bois sont en général des jeunes gens dans la force de l’âge, des aventuriers qui ont le goût des grands espaces et de la liberté. Hardis, ils aiment l’imprévu de la forêt et des voies d’eau, ils sont joyeux malgré le labeur et les privations, ils restent courageux, persévérants et débrouillards, ils savent s’entendre avec les Indiens.
Rien de plus difficile et de plus dur à manoeuvrer qu’un canot chargé à plein bord, et rien de plus exténuant que le transport à dos des canots mouillés, des provisions et des marchandises dans les portages.
Beaucoup de ces coureurs des bois épousèrent des femmes indiennes et donnèrent naissance à ce qui sera connu comme les Métis de l’Ouest. La plupart des femmes qui avaient épousé un coureur des bois en étaient fières, sachant qu’elles seraient bien traitées. De leur côté, ces femmes furent pour les voyageurs de vaillantes compagnes.
Le coureur des bois est plein d’envie de faire belle figure en revenant chez lui, faisant étalage de récits fantastiques. Quand nous étions enfants, des grand’oncles nous racontaient ces récits qu’ils avaient eux-mêmes entendus de leurs vieux, en y ajoutant évidemment leur grain, les rendant plus fantastiques.
On pourrait associer ce récit à un conte de Noël. Aussi je profite de l’occasion pour souhaiter de Joyeuses fêtes à tous les intervenants ou lecteurs de ce Forum.
Hymne:
De l’Indien, j’ai l’insouciance,
L’ouïe et l’intrépidité
Pareil mépris de l’existence,
Pareil amour de la liberté.
Le LIEN donne une description avec illustrations de la vie d'un coureur des bois.
http://www.geocities.com/marcel_mer/coureursbois.html
Jacques V.