MARIN BOUCHER.

 

ROBERT GIFFARD, pour peupler sa seigneurie, devient agent recruteur pour la Nouvelle France. Le 14 mars 1634, il signe un contrat d’engagement avec Jean Guyon du Buisson et Zacharie Cloutier.

Au printemps de la même année, plusieurs personnes quittent le Perche pour Québec: Robert Giffard, Marie Regnouard, son épouse, et leur deux enfants, Jean Guyon, Zacharie Cloutier, Gaspard et MARIN BOUCHER, Nöel Langlois, Thomas Giroust, Jean Juchereau de Maur, Marie Langlois, sa femme ainsi que leurs quatre enfants.

Les quatre navires affretés par la compagnie arrivent à Québec cours du mois de juin 1634, presqu’immédiatement après la rétrocession de Québec à la France. La colonie ne comptait alors que quelques centaines de personnes.

MARIN BOUCHER, né en 1587 ou 1589, à Laugy, évêché de Mortagne est venu s’établir en Nouvelle France avec le groupe ci-haut nommé.

Il est arrivé à Québec avec son épouse Périnne Mallet, ses trois fils: François de son premier mariage, alors âgé de 17 ans, Louis Marin et Jean Galeran âgés respectivement de quatre ans et de un an.

Par la suite la famille Boucher s’établit sur la Côte de Beaupré, précisément à Château Richer, laquelle faisait partie de la seigneurie de Robert Giffard.

Peu à peu la famille s’agrandit; de 1636 à 1647, cinq enfants se sont ajoutés dont PIERRE, né le 13 février 1639.

MARIN vit à l’établissement de sa famille sur des concessions à différents endroits entre autres sur la rive sud du St-Laurent, soit à Rivière Ouelle.

A cette fin, il s’est livré à plusieurs activités dont plusieurs transactions:

 

Le 25 juillet 1647:

Vente par Marin boucher et Perrinne Maillet aux religieuses hospitalièrs de Québec. (Gfe Bancheron )

 

Le 6 mars 1656:

Obligation de Marin Boucher à la fabrique Notre-Dame de Québec. (Gfe Auber )

 

Le 25 août 1656:

Donation de Marin Bouchger et Perrinne Maillet à Jean Plante et Françoise Boucher (leur fille ) (Gfe Auber )

Le 15 décembre 1662:

Concession de Marin Boucher et Périnne Maillet à Jean Galeran Boucher. (Gfe Auber )

Le 8 juillet 1668:

Concession et donation de Marin Boucher à Jean Plante. (Françoise Boucher )

Dans les documents notariés, on note que la signature de Marin Boucher, d’abord ferme, devient plus relâchée à l’approche de ses 80 ans. Marin Boucher est décédé le 29 mars 1671, à l’âge de 82 ans.

Périnne Maillet, son épouse, née en 1606, est décédée le 25 août 1687.

 

Signalons que de 1661 à 1665, la côte de Beaupré et l’Ile d’Orléans ont été attaquées par les Iroquois et plusieurs colons de ces lieux ont été massacrés.

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PIERRE BOUCHER (1639-1707)

MARIE ST-DENIS (

PIERRE BOUCHER dit Pitoche, fils cadet de MARIN et PERRINNE MALET, naquit à Château Richer le 13 février 1639. Il épousait dans la même paroisse le 4 avril 1663, MARIE, fille de Pierre St-Denis. Sont issus de cette union 12 enfants: 6 garçons et 6 filles.

Le moins qu’on puisse dire est qu’il fut très actif dans le domaine des transactions immobilières. Dès la première année de son mariage, soit le 3 septembre 1663 il procédait à la vente d’une terre de deux arpents de front qu’iI avait acquis de Symphorien Rousseau (greffe Auber). (1)

Par la suite, il acquérait une terre avec habitation à Ste-Famille Île d’Orléans, où en 1667, il y avait trois arpents en culture. À la suite d’autres transactions, on le retrouve de retour à Château Richer ou dans le recencement de 1681, il avait déclaré:

-. Un fusil,

-. 5 bêtes à cornes,

-. 12 arpents en valeur.

L’instabilité qui était le lot de l’époque, lui imposa un dernier déplacement, lorsqu’il échangea sa terre de Château Richer le 22 janvier 1693 (greffe Jacob) pour obtenir en retour une terre de 13 arpents à la Rivière Ouelle par une lieue de profondeur "dans les terres de bois de haute futaye".

Dans tout ce va et vient, on notera au tableau de généalogie que sept enfants sont nés à Château Richer et que les 5 autres sont nés à Ste-Famille.

 

(1) En annexe on trouvera les détails de toutes ces transactions compilées par le père Archange Godbout, et complétées par le généalogiste Jacques Saintonge. (document No-01)

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PIERRRE BOUCHER: (1639-

MARIE ST-DENIS : (

PIERRE BOUCHER, le fils de Marin et Périnne Mallet estné le 13 février 1639, à Château Richer. Il épousait Marie St-Denis, le 4 avril 1663, à Château Richer.

Après son mariage, Piere Boucher s’est installé à Rivière Ouelle où était déjà établi son frère Jean Galeran, son aîné de six ans.

En 1690, sous la conduite de Jean Galeran alors âgé de 57 ans, les colons firent échec à un débarquement à Rivière Ouelle des soldats Phipps, venus de Boston alors en route pour s’emparer de Québec.

 

Concernant Pierre Boucher ( III ), le fils de Pierre ( II ), un incident assez insolite se produisit lors d’un rencontre avec le notaire Jeanneau.

Les délibérations du conseil souverain font mention d’une altercation survenue entre d’une part Pierre Boucher ( III ), sa femme Madeleine Dancosse et la mère de celle-ci et d’autre part le notaire Jeanneau et sa femme.

Les délibérations du conseil souverain font état d’une accusation de voie de fait a été portée à l’endroit de Pierre Boucher(III ), sa femme et la mère de celle-ci..

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JEAN BOUCHER: (1704-1736)

CÉCILE MICHAUD: (1706- )

Jean Boucher, fils de Pierre (III) et de Madeleine Dancosse, naquit à Rivière Ouelle, le 5 août 1704. Il épousait Cécile Michaud, le 5 mai 1731 à Kamouraska. Le contrat de mariage fut signé le 4 mai 1731, sous seing privé le 4 mai 1731, devant le curé Auclair.

Cependant, ce mariage fut interrompu par le décès de Jean le 29 mars 1736.

Trois enfants sont issus de ce mariage:

Pierre, né en 1732 et décédé à Kamouraska, le 12 mars 1735.

Jean Roch: né le 28 janvier 1734.

Finalement, Joseph né à Kamouraska, le 28 janvier 1736, épousait Dorothée Paradis, le 25 août 1756, à Kamouraska.

Joseph est le seul enfant de Jean Boucher et de Cécile Michaud qui ait fait souche et sa descendance est nombreuse.

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JOSEPH BOUCHER: (1736-1788)

DOROTHÉE PARADIS (1738-1821)

JOSEPH BOUCHER naquit à Kamouraska, le 28 janvier 1736. Il est le fils de Jean et de Cécile Michaud. Son père décédait quelques mois plus tard , soit le 29 mars 1736. Sa mère, Cécile Michaud se remaria le 21 juillet 1738, à Louis Saucier de Kamouraska.

En 1753, des corvées furent appelées pour la construction du Fort Duquesne lequel devint célèbre le 9 juillet 1755 lorsque une compagnie Franche de la marine, des miliciens et des Indiens venus de ce qui plus tard s’appelera le Wisconsin, anéantirent l’armée du général Braddock à la rivière Monogahéla, près de Pittsburg, Pen.

Plusieurs jeunes gens de Kamouraska, furent de cette corvée. Quelques uns de ceux-ci passèrent chez le notaire pour rédiger leur testament. Il y avait bien un Joseph Boucher dans ce groupe, mais il venait de La Pocatière.

Alors qu’il n’avait que 20 ans, Joseph Boucher épouse à Kamouraska le 25 août 1756, Dorothée Paradis, née au même endroit le 19 juin 1738, fille de Gabriel Paradis et de Marie-Anne Côté. Le contrat de mariage fut signé le 22 août précédent, devant le notaire Dionne.

L’année suivante, Cécile Michaud devenue veuve de Louis Saucier, entreprend de partager ses biens mobiliers et immobiliers entre tous les enfants sous forme de donation.

Puis survient la Bataille du Siège de Québec, de mai 1759 à la fin de septembre 1759.

Dès le 24 mai de cette année ayant été prévenu de la présence de la flotte anglaise vis à vis de Rimouski, le gouvernement de Québec avait ordonné l’évacuation des habitants de la Côte Sud, de l’Ile d’Orleans et de la Côte de Beaupré.

Les femmes, les enfants et les bestiaux sont repoussés à l’intérieur des terres, alors que les hommes valides de 16 à 60 ans doivent se rendre à Québec. À cette fin des refuges avaient été préparées dès l’année 1745.

En ce début de septembre 1759 deux détachements de l’armée anglaise débarquent à Rivière Ouelle, où ils essuyèrent une fusillable et perdirent quelques hommes. Les ordres étaient de brûler les habitations et bâtiments qu’ils rencontrèrent et par la suite pour se conformer aux ordres de Wolfe, le major Scott entreprit la dévastation systématique de toute la Côte Sud. (Voir en annexe le rapport du Major Scott.)

Suite à l’échec du débarquement aux Chute Montmorency, Wolfe suivant la ligne qu’il s’était tracé dans son manifeste du 27 juin 1759 avait ordonné la destruction de toute habitation sur la rive Nord jusqu’à La Malbaie, et le saccage de l’Ile d’Orléans. Le 6 août précédent, il avait ordonnée la dévastation sur la rive Sud de Beaumont à la Rivière Chaudière.

À l’Ile d’Orléans trois habitations sur les 350 que comptait l’Île furent épargnés. Ils s’emparèrent en plus des 5000 têtes de bétail qui n’avaient pu être évacuées.

Quant aux conditions de transports de ces bêtes, le capitaine Joseph Gorham mentionne dans son rapport: "environ la moitié des bêtes que j’ai embarquées sont mortes avant d’arriver sur l’Ile (aux Coudres) car elles étaient trop serrées les unes contres les autres parmi les soldats." (voir le rapport du capitaine Joseph Gorham)

Dès le dimanche le 9 septembre les troupes se présentèrent à trois milles à l’est de l’Eglise de Kamouraska, d’où ils entreprirent leur marche vers l’Eglise et brûlèrent en route 56 maisons et bâti-ments.

Le lendemain, lundi le 10 septembre ils brûlèrent selon le compte-rendu du major Scott, 109 autres maisons.

Evidemment la maison et les dépendances de Joseph Boucher situées sur la route des soldats-pyromanes y passèrent. De même celles de ses voisins Joseph Moreau et Jean-Marie Morin y subissent le même sort.

Dès le mois de mai, Joseph Boucher pour se conformer aux ordres avait dû se rendre à Québec pour la défense de la ville. Il a dû s’assurer que sa famille s’était mise à l’abri dans les refuges à l’intérieur des terres et quelques bestiaux avaient pu être évacués.

À la fin des hostilités, vers la fin de septembre, l’hiver se pointant, on a dû construire à la hâte un abri pour les temps froids.

A l’instar des voisins et de toute la population on a pu évaluer l’ampleur du désastre, et la perspective était qu’il n’y avait aucun secours en vue.

Aux pertes déjà subies habitations, bâtiments et bestiaux, s’ajoute l’absence de récolte pour l’année en cours. Aucune étude n’a été faite relativement aux efforts extraordinaires de reconstruction consentis par cette population pour revenir à sa première aisance. Les encouragements et soutiens même moraux n’ont pas abondé, loin de là.

Finalement après toutes ses épeuves, la vie reprit son cours normal.

Dorothée Paradis mit au monde le 10 avril 1761, un premier fils nommé Bénoni. Le 11 août 1757, était née une fille, Marie- Rosalie mais qui ne vécut pas longtemps; elle décédait le 29 septembre suivant.

Joseph Boucher réussit quand même à se remettre de cette dévastation et en 1762, fut effectué un premier recencement par le gouvernement de Québec.

Ce recencement indiquait pour Joseph Boucher et Dorothée Paradis:

Un homme: Joseph Boucher,

Une femme: Dorothée Paradis,

Un enfant mâle au-dessous de 15 ans: Bénoni,

Un domestique mâle au dessous de 15 ans,

2 arpents de terre

13 arpents de semis

2 vaches

1 tauraille,

2 moutons

2 chevaux

5 cochons

Toujours à Kamouraska de 1763 à 1773, sept autres enfants allaient suivre: 4 garçons et 3 filles. (voir les tableaux)

 

--Invasion américaine

Puis en 1775, ce fut le début de la guerre d’indépendance américaine.

Dès le 20 août 1775, suivant les plans de George Washington, deux armées nouvellement formées envahissent la "Province de Québec": une première armée par le Richelieu pour atteindre Montréal, puis Trois-Rivières et finalement Québec. Cette armée est commandée par le général Richard Montgomery, assisté de son parent par alliaance le colonel James Livingston.

La seconde armée commandée par Benedict Arnold, à la tête de 1000 hommes quittait Cambridge pour marcher sur Québec, en empruntant les rivères Kennebec et Chaudière pour entreprendre le siège de Québec.

Ils rencontrèrent beaucoup de sympathie parmi les habitants. Ces derniers se souvenaient des destructions systématiques des habitations et bâtiments et des vols de bestiaux dans des opérations conduites par le major George Scott., en particulier sur la Cote Sud. Ces évènements eurent lieu quinze ans auparavent.

Cependant, Mgr Briand avait donné des directives aux habitants à l’effet que ceux-ci doivent appuyer les Britanniques. Toute attitude dans le sens contraire et tout appui à la cause américaine est punissable d’excommunication.

Ce qui devait provoquer des déchirements dans la populaion et dans les familles. Ainsi les Boucher de Rivière Ouelle se rallièrent aux Britanniques, alors que les Boucher de Kamouraska soutenèrent la cause des Américains.

À la suite des opérations militaires conduites par les deux belligérents les Britanniques et les Américains qui se soldèrent par le retrait des Américains, une commission d’enquête mise sur pied par le gouverneur Carleton, entreprit de siéger dans les différentes paroisses de la région.

Dans la journée du 15 juillet 1776, la commission formée par messieurs Baby, Taschereau et Williams, siégeant sous la présidence du curé Truteau, à Kamouraska.

Lors cette séance on a procédé à la cassation des officiers de la première compagnie commissonnés par le général Carleton:

Alexandre Dionne, capitaine,

Joseph Boucher, lieutenant,***

Alexis Nadeau, enseigne.

On énumère par la suite les raisons qui ont motivé cette décision. Les raisons évoquées sont assez obscures. Le rapport mentionne textuellement que "le capitaine Alexandre Dionne a marché cet hiver sous les ordres de Monsieur Beaujeu à la tête de plus de 30 hommes de sa paroisse, mais il aurait eu la faiblesse d’exécuter les ordres des "Rebels" et de les faire exécuter par ses officiers subalternes et ses sergents, en obéissance aux ordres de Bazil Dubé"

On fait aussi mention de signaux, de transmissions de lettres, de recherche de juments toujours pour les "Rebels", etc.,

Il a été révélé par la suite, que ce rapport était de la foutaise.

Voyons ce qui s’est passé réellement.

Au début du mois de mars 1776, le gouverneur anglais, Guy Carleton, pressa un ancien officier de la Guerre de Sept ans, Louis Liénard de Beaujeu, de lever sur la côte du Sud une troupe et de la conduire à la Pointe de Lévy afin de déloger la batterie de canons de Benedict Arnold, pointée sur Québec.

Dans la journé du 25 mars, une de ses avant-gardes, compre-nant une cinquantaine de royalistes fit halte à la meunerie du capitaine de milice, Michel Blais(1711-83). S’était joint au parti en qualité d’aumônier, Charles François Bailly de Messein qui sera précepteur des enfants de Lord Dorchester. (Guy Carleton)

Les "Rebels" aidés d’une centaine de partisans canadiens, cernèrent les pro-gouvernementaux. Des canons furent disposés sur une côte et firent feu sur la propriété Blais.

Cette décharge à coup de canons et de mousquets fit trois morts chez les défenseurs et quelques blessés dont l’aumônier. Joseph Boucher, le cousin de Rivière Ouelle fut blessé à une main.

Une quarantaine de défenseurs dont le futur évêque de Québec furent faits prisonniers par les Américains et leurs sympathi-sants et conduits à Montréal.

Quant à M. De Beaujeu, atterré par cette défaite et craignant d’être fait prisonnier lui-même, retourna se cacher dans son île.

Après ces évènements Joseph Boucher liquida ses biens et fit l’acquisiton d’une terre à Yamachiche. L’acte passé devant le notaire Benoit Leroy, le 22 juin 1778, mentionne: "une terre sise en partie sur la seigneurie de l’Honorable Conrad Gugy, écuyé. et en partie sur la seigneurie d’ Antoine Lesieur"

Joseph Boucher et sa femme Dorothée Paradis, et toute la famille s’amenèrent à Yamachiche à l’été 1778, les six enfants, quatre garçons et deux filles agés de deux à dix-sept ans.

À Yamachiche la guerre d’Indépendance américaine se poursuivait toujours.

Aux Américains de James Livingston, succèdent à l’automne 1776, les dragons de l’armée prussienne commandés par le baron Adolphus von Reidesel. Ces dermiers appelés à la rescousse par les Britanniques pour mater l’insurrection américaine, logeront chez l’habitant.

Quelques mois après l’arrivée de Joseph Boucher à Yamachiche un camp est érigé destiné à recevoir les Loyalistes américains qui commencèrent à affluer dans la région.

Un premier contingent de réfugiés arrivés sur place à l’automne 1778 était composé de 110 enfants, 47 femmes et de 32 hommes.

Joseph Boucher et sa famille, comme occupant de leur propriété située non loin de la seigneurie auront eu à subir dans une certaine mesure l’encombrant voisinage de ces réfugiés loyalistes. dont le nombre variait de 200 jusqu’à 440 à la fois durant les années s’échelonnant de 1778 à 1784.

Le 12 juin 1780, Dorothée Paradis mis au monde des jumeaux un garçon et une fille, cependant ils ne vécurent pas longtemps.

La fille nommée Marguerite est décédée le 24 juin 1780. Le garçon nommé Paul Paradis décédait le 19 août 1780.

En cette année 1782, trois mariages furent célébrés dans la famille Boucher:

Les premières noces furent célébrées le 11 février alors qu’Alexandre 19 ans, épousait Thérèse St-Yves à Yamachiche.

Le 12 août de cette même année. Josephe Marie épousait Louis Héroux.

Puis ce fut l’aîné Bénoni, qui le 11 novembre 1782 épousait Madeleine Carbonneau.

En 1780, l’église paroissiale fut détruite par la foudre, singulièrement le 19 mars de cette année. Il s’ensuivit une longue saga à savoir où sera construite la nouvelle église.

C’est alors que la paroisse se divisa en deux camps farouchement opposés, l’année 1788 fut appelée l’année de la grande discorde.

Une partie de la population voulait l’église à la Petite Rivière tandis que la seconde partie la voulait à la Grande Rivière.

Ce fut au point que les deux clans entreprirent chacun la construction d’une église en empruntant les matériaux provenant de la démolition projetée de l’église actuelle.

Ainsi les deux églises érigées ne furent séparées que par une quinzaine d’arpents.

C’est pendant cette controverse que Joseph Boucher mourut. On ne trouve aucune trace d’inhumation dans les registres de la paroisse.

Est-ce en raison de sa participation dans la guerre d’indépendance américaine du côté de ces derniers qu’il aurait subi les foudres de Mgr Briand, ou encore en raison de sa participation un peu trop marquée dans la controverse au sujet de l’emplacement de l’église.

Un fait est à signaler. Joseph, le troisième enfant de Jean-Bénoni et de Madeleine Carbonneau est né le 19 mars 1788, et ne fut baptisé que le 9 juillet 1788, soit quelques jours après le décès de Joseph Boucher.

Chose certaine un an après son décès à la lecture de l’acte de donation de sa femme Dorothée Paradis, on s’aperçoit que celle-ci est encore bouleversée. Dans et acte elle persiste à désigner son fils Jean-Bénoni sous le nom de Joseph.

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