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La mort de Wolfe
La mort de Wolfe

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Le tableau de Benjamin West(1772)





La mort de Wolfe, le 13 septembre 1759
Par Benjamin West (1772)

Ce tableau de Benjamin West (1772) repr�sentant Wolfe agonisant sur les Plaines d'Abraham est expos� a la galerie nationale d'Ottawa et a Westminster

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Voici un extrait d'une analyse qui a �t� faite de ce tableau par Simon Schama

Les �natifs� am�ricains avaient perdu leur derni�re et meilleure chance de survivre.

-Ils ne pouvaient plus faire jouer l'une contre l*autre les deux grandes puissances europ�enne, et comme un mauvais pr�sage pour eux, les barri�res a l'expansion anglo-am�ricaine a l'int�rieur du continent venaient de tomber

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�Cela mettait fin a une situation humiliante pour les Anglo-Am�ricains. Pendant trois quarts de si�cle ils furent contenus sur la c�te Atlantique en de�� des Appalaches par une population de moins de 70 000 personnes, en regard du million et demi qu'ils �taient�

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L'Am�ricain Benjamin West, s'activant dans son studio � Londres, transforma cette mort mis�rable en une passion imp�riale, une ic�ne a la gloire de l'Empire. Il reproduisit cette sc�ne pour donner un des plus c�l�bres tableaux de l'�poque et s�rement dans toute l'histoire anglo-am�ricaine de l'art.

La sc�ne repr�sent�e, �tait-elle r�aliste? Non, la mort mis�rable et abandonn�e de tous de Wolfe a �t� revue et corrig�e Des officiers survivants apprenant que West travaillait au tableau illustrant la mort de Wolfe, offrirent a West 100 livres chacun pour figurer dans le tableau, voulant �tre ainsi immortalis�s. (Ce qui explique le grand nombre de figurants au tableau, l'artiste encaissant.)

Il est reconnu que Wolfe mourut de ses blessures, dans les broussailles de Sillery, seul sans que personne ne vienne a son aide.





Quand le tableau fut expos�, en 1772, quelque treize ans apr�s les �v�nements, il fit sensation. C'�tait le "The Jurassic Park" de cette �poque, de longues files se form�rent pour admirer cet oeuvre.

Un historien r�put� de Harvard publiait un ouvrage intitul� "Dead Certainties," traitant en partie de ce tableau dans lequel il formule les commentaires suivants:

"Ce fut le jeu de lumi�re qui transcende, illuminant le visage du martyr, et baignant l'expression de chagrin de ses camarades officiers, laquelle lumi�re refl�tait un impossible �tat de saintet�."

Schama explique: un nuage sombre sur un fond de ciel bleu c�leste, montre un espace � travers lequel le soleil brille; une lumi�re d'une puret� sacr�e qui semble embraser le visage du h�ros agonisant.

C'est une pi�ce stup�fiante d'un drame: rayonnement et tristesse, victoire et mort, un saint sacrifice et un chagrin inconsolable mis c�te � c�te, le ciel ensoleill� d'un futur imp�rial bannissant les nuages sinistres d'un pass� fait de d�ceptions."

Poursuivant son analyse Schama: "la plus �tonnante fiction de toute fut cet indien posant sous une antique forme de contemplation po�tique, pr�cis�ment une qualit� d�ni�e aux "sauvages" appel�s invariablement ainsi par les Anglais de la g�n�ration de Wolfe. D'autant plus que le g�n�ral lui-m�me les consid�rait comme des barbares irr�cup�rables, cruels et d�prav�s; de surcro�t � Qu�bec, ils ont combattu pour l'autre c�t�."

Toujours Schama:

"Est transpos� dans Wolfe agonisant l'agonie du Christ dans la sc�ne traditionnelle de la crucifixion, Wolfe par sa mort assurant la r�demption de l'Am�rique du Nord de la menace du papisme fran�ais. Cette transposition de l'iconographie de la passion du Christ en un portrait s�culaire relatant la mort d'un soldat h�ro�que est un geste artistique audacieux."

"Le visage de Wolfe comme celui du Christ en est une d'agonie et l'expression traditionnelle d'une beaut� extatique, les l�vres semblaient remercier Dieu pour la nouvelle de la victoire."

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La critique la plus s�v�re pour l'oeuvre de Benjamin West vint de George III lui-m�me, (la contre culture?) il trouvait ridicule d'exhiber des h�ros en grande et impeccable tenue sur un champ de bataille.

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LIEN

Si pour Simon Schama l'oeuvre de Benjamin West est un chef d'oeuvre, pour le Colonel C. P. Stacey, ce tableau est un navet.

. �Le tableau analys� par le Colonel Stacey�

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