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LETTRE DU LANGRAVE FRÉDÉRIC II En 1777, à Londres des plaisantins ont publié un ouvrage apocryphe contenant des lettres soi-disant écrites par différents personnages militaires et politiques du temps. De même ces ouvrages contenant des lettres de Montcalm et de l’Intendant Bigot en fonction en Nouvelle-France. Il y a ceci de particulier que dans nos manuels d’histoire, ces lettres ont été présentées comme authentiques. Toujours dans cette cuvée de faux documents de 1777, il faut prendre connaissance d’une lettre attribuée à Frédéric II, du Landgrave la la Hesse-Cassel dans le cadre de la guerre d’indépendance américaine. . Faut-il rappeler que le gros des forces appeler à combattre les Américains par les Britanniques consistent en des soldats loués des princes allemands. suite à un invraisemblade maquillonnage. L’un deux, le landgrave Frédéric II de la Hesse-Cassel, dans une correspondance avec l’un de ses hauts gradés en Amérique, le baron de Hogendorff, nous démontre bien qu’il n’a pas encore fait siennes les idées nouvelles. Aussi, voici ce qu’il ce qu’il lui est attribué au cours dans cet ouvrage de l’année 1777: . «Monsieur le Baron de Hogendorff, je ne puis assez vous témoigner combien la relation que vous m’avez envoyée m’a comblé de joie, la conduite des mes Hessois qui se sont fait immoler si héroïquement pour une cause qui nous est si étrangère, confirme toute l’opinion que j’avais de leur bravoure et justifie l’espoir que j’avais fondé sur leur attachement à mes intérêts, mais je ne puis pardonner aux nouvellistes anglais d’avoir diminué si fort le nombre de nos morts, pourquoi n’avoir pas avoué franchement qu’au lieu de neuf cents nous en avons perdu 1700! En vérité, je ne trouverais guère mon compte à ce calcul et je ne puis l’attribuer qu’à un motif très intéressé de leur part.» «Ces messieurs croient-il donc que trente guinées de plus ou de moins me sont indifférentes! Et cela, après un voyage aussi coûteux que celui que je viens de faire et qui m’a fait contracter tant de nouvelles dettes. Non, mon cher, que votre zèle pour mon service et vos désirs redoublent d’efforts en secondant par tous les moyens possibles, toutes le occasions qui pourraient se présenter pour animer, de plus en plus, mes fidèles sujets à se sacrifier. jusqu’au dernier même. Pour répondre a des vues aussi illégitimes, que nécessaires.» «Témoignez bien de ma part au colonl, M... combien je suis mécontent de la conduite qu’il a tenue jusqu’ici, quoi? Le seul de tous nos corps qui n’a perdu qu’un seul homme jusqu’à présent, c’est se couvrir de la honte et redoubler mes peines; la signora F... que je viens d’engager en Italie va me coûter au delà de cinq cents guinées par an et puis ces Anglais voudraient encore me chicaner sur les blessés et estropiés, mais non ils me la payeront selon le même tarif fixé pour les morts, sinon, j’aime mieux qu’ils imitent l’exemple de ceux qui se sont laissé prendre à Trenton, en effet, quoi me serviraient ces misérables! Ici? Ils ne sont plus bons à rien, d’ailleurs, à ces maudits rebelles qui tirent toujours si bas les auront sans doute rendus impuissants mais quant à cela, les Jésuites que j’ai envie d’appeler dans mes États s’en acquitteront mille et mille fois mieux et répareront bientôt toute la dépopulation qui ne s’y manifeste déjà que trop, c’est une expédient que m’a donné à Rome, le Cardinal T... qui m’a promis de me ménager cette affaire avec toute la dextérité imaginable: » Vous ne sauriez croire (m’a-t-il dit) combien la vue de tant de belles guinées ranime la vigueur.» Or, quoi qu’il arrive, jouissons du présent et ne nous mettons pas en peine du reste; sur ce, je prie Dieu qu’il nous tienne Monsieur le Baron de Hogendorff en sa sainte et bonne garde, à Cassel 1777: » . Il est rapporté que Benjamin Franklin a utilisé cette lettre en France dans sa campagne pour convaincre les Français à se joindre aux forces américaines. Source: Les mercenaires allemands au Québec (1776-1783)
Le rapport du brigadier général Townshend
Dépêche envoyée par Townshend, à William Pitt le 20 septembre 1759, contenant un compte rendu officiel de la prise de Québec. La dépêche et les articles de capitulation qui l’accompagnaient, sont conservés dans le «Public Record Office», à Londres, et se trouvent dans le vol. 88 des documents concernant «l’Amérique et les Indes Occidentales.» Dans sa dépêche le général Townshend parle ainsi de sa capitulation.-”Le 17 à midi, avant qu’aucune batterie ne fut érigée, ce que nous ne pouvions faire que dans deux ou trois jours, des conditions de capitulation nous furent proposées par un parlementaire(l) que je renvoyai à la ville, n’accordant à l’ennemi qu’un délai de quatre heures pour capituler, après quoi il ne lui serait pas accordé de traité. L’officer français (2) revint le soir avec des conditions de capitulation qui furent étudiées avec l’amiral, approuvées et signées à 8 heures du matin, le 18 courant. Considérant l’ennemi qui se rassemble derriere nous, et ce qui est beaucoup plus grave, la saison pluvieuse et froide qui menaçait nos troupes de maladie et notre flotte d’accident, je me flatte que Sa Majesté approuvera les conditions que nous avons accordées. Les routes sont dans un tel état que pendant quelque temps nous n’avons pu transporter un seul canon, et si nous ajoutons à ce qui précède, l’avantage d’entrer dans une ville encore protégée par des murs et d’y maintenir une garnison assez forte pour prévenir toute surprise, ces considérations paraîtront suffisantes, je crois, pour accorder les conditions de capitulation que j’ai l’honneur de vous transmettre. (1) et (2)
Dans le cahier de l’année 1905, le compte-rendu de la capitulation de Québec par Townshend se résume à ce seul extrait tel que mentionné.. Dans ce rapport soumis par Townshend, le parlementaire français envoyé pour la capitulation était sans doute le plus capable et le plus intelligent si on se fie aux documents portant sur la capitulation de Québec: Ainsi dans le Dictionnaire biographique du Canada (DBC) On lit ce qui suit:
«Quand il n’y aura plus de pain on arborera le drapeau blanc et on enverra l’Officier de la garnison le plus capable et le plus intelligent pour proposer la capitulation.» Et dans un autre document intitulé:«Mémoire d’instructions signé par M. de Vaudreuil, destiné à M. de Ramezay et daté du 13 septembre 1759 (voir 206-1) «Nous prévenons M. de Ramezay qu’il ne doit pas attendre que l’ennemi l’emporte d’assaut, ainsi sitôt qu’il manquera de vivres il arborera le drapeau blanc et enverra l'Officier de sa Garnison le plus capable et le plus intelligent pour proposer sa capitulation conformément aux articles ci-après que nous appuyons de nos observations en marge» Dans ce compte rendu officiel, on ne fait aucune mention des circonstances entourant la mort du général James Wolfe, pourtant l’homme de confiance de William Pitt. à sùivre:
. ««Les Plaines d'Abraham revisitées»». . . . . 04/2005 |