[re: quiceceluila] ildefonce 21/11/2002 19:06
Bonjour,
Se souvient-on de cette grande manifestation d’affection pour nous autres qu�becois quelques jours avant le dit r�f�rendum du 30 octobre 1995.? C’est alors qu’une foule �valu�e � plus de 40000 personnes venant de toutes les parties du ROC (rest of Canada) est venue crier son amour pour le Qu�bec. Cette foule envelopp�e de “chiffons rouges” alternant avec le fleurdelis� du Qu�bec. avait envahi la Place du Canada, au centre-ville de Montr�al.
Incidemment, le r�sultat du r�f�rendum se lit comme suit:
date: 30 octobre 1995
Pour le OUI: 49,4% pour le NON: 50,6%
Taux de participation: 93.5%
Vote des francophones: 61%, en faveur du OUI
Votes des anglophones, des allophones et des” tout nouveau”
citoyens canadiens: 90% pour le NON,
80 comt�s sur 125 en faveur du OUI.
En rapport avec cette manifstation d’amour, voici un extrait du texte de M. Robert MacKenzie, journaliste au Toronto Star et invit� d’honneur � la c�r�monie du Grand Prix Olivar Asselin d�cern� le 18 d�cembre 2001. � Normand Lester pour pour son ouvrage “Le livre noir du Canada anglais” tome 1 :
� pensez au comportement indigne de mon journal lors de la manifestation d’amour du Canada anglais envers le Qu�bec le vendredi 27 octobre 1995, trois jours avant le r�f�rendum. Le Toronto Star loue une dizaine d’autobus, embrigade ses lecteurs par des annonces dans le journal -
"Show Quebec you care - Next stop unity station - join us for a free bus ride to the unity rally in Montreal, Quebec."D�j�, une entreprise de presse qui paie des autobus pour transporter des militants � une r�union partisane, c’est assez innovateur. Mais il y aussi le m�pris de la loi qu�b�coise sur le financement des �lections et des r�f�rendums. Bof, c’est seulement une loi qu�b�coise, la “ Unity” prime sur tout �.
Pour le Qu�bec, le dernier carr� fran�ais en Am�rique, un pays �quivalent � la Su�de et malgr� la vague droitiste en Am�rique du nord reste une sociale d�mocratie. La t�che apr�s la quasi-victoire de 1995, s’annonce rude. Dans une lutte ou les enjeux culturels et surtout �conomiques sont consid�rables..
Dans cet affrontement, le Qu�bec est priv� des grands m�dias permettant de faire conna�tre les enjeux.� la population Il faut savoir que les grands r�seaux de t�l�vision sont au service d’int�r�ts financiers contr�lant le pouvoir canadien, et leurs dirigeants sont choisis en fonction de leur servilit� � l’id�ologie ultranationaliste canadienne.
Dans les journaux il faut savoir que la plupart sont sous la coupole imm�diate du gendre de Jean chr�tien, potentat de la famille Desmarais, de Power Corporation. L� aussi, la comp�tence professionnelle des artisans de ces dizaines de m�dias est secondaire par rapport aux opinions politiques et aux capacit�s de servir le Canada. Ce qui nous vaut parfois de dr�les d’�ditoriaux.
Que vise-t’on? Veut-on la louisianisation du Qu�bec. le r�duire � une entit� folklorique?
Eh oui! que reste-t-il de nos amours?