|
LA BATAILLE DU ST-LAURENT 1942-1944 Sur les ordres du Grossadmiral Karl D�nitz, commandant en chef des U-Boats, des sous-marins allemands quitt�rent les eaux de la M�diterran�e et mirent le cap sur le golfe du Saint-Laurent. L�objectif �tait fort simple: emp�cher les navires de troupes et de ravitaillements de rejoindre la Grande-Bretagne. Le tout a d�but� le 11 mai 1942. Cette journ�e-l�, Joseph Ferguson, le gardien du phare de Cap des Rosiers, fut surpris d�entendre l�histoire d�un p�cheur gasp�sien qui �tait devenu la ris�e de ses coll�gues, lorsqu�il leur avait racont� avoir vu un �tuyau de po�le� qui d�passait l�eau. Ferguson fut d�s lors convaincu qu�un �trange sillon qu�il avait aper�u plus t�t dans la journ�e avait �t� caus� par un p�riscope. Ferguson appela sans atttendre la base militaire de Gasp� afin de la mettre au courant. Malheureusement, le personnel militaire de la base ne parlait pas fran�ais et le cri d�alarme de Ferguson demeura incompris. Ferguson avait toutefois vu juste. Le �tuyau de po�le�> �tait bel et bien la p�riscope d�un U-Boat allemand. Il s�agissait du sous-marin U-553, sous les ordres du commandant Karl Thurmann. En effet dans la nuit du 11 au 12 mai 1942, les r�sidents de Cloridorme, un village gasp�sien, sont r�veill�s par une explosion qui secoue les maisons comme un tremblement de terre. En direction du large, des lumi�res disparaissent. Puis au matin, des canots de sauvetage d�rivent vers le rivage. Apr�s plusieurs heures de recherche, 111 survivants sont rescap�s. sept hommes manquent � l�appel. Le U-553, du capit�nleutnant Karl Thurmaann, s��tait embusqu� dans le golfe et a profit� de la nuit pour torpiller deux cargos hollandais. La topographie des rives offre aux U-boote de nombreux endroits pour se cacher et la stratification des eaux en couches de diverses temp�ratures rend l�ASDIC (sonar) inefficace. De mai � novembre 1942, 18 navires sont coul�s dans le fleuve St-Laurent m�me. Les sous-marins allemands ont poursuivi leur p�n�tration jusqu�� moins de 325 kilom�tres en aval de Qu�bec. Cette guerre sous-marine s�est souvent d�roul�e en pr�sence des riverains de la rive sud du fleuve, lesquels ont �t� appel�s � secourir en maintes occasions les survivants de ces naufrages. Aucun des sous-marins fut coul� pendant cet �t� de 1942, bien que objet d�attaques fr�quentes. Quant aux sous-marins en maraudes, dans le nuit il arrivait que l��quipage prenait le frais pr�s des berges dans les zones habit�es. souvent � la vue des villageois. Cependant, l��quipage n�a jamais mis pied � terre, selon le commandant d�un sous-marin Paul Hartwig, malgr� les d�sirs des hommes qui voulaient se d�gourdir les jambes. Cette zone des op�rations �tait tr�s peu d�fendue Quant au commandant Hartwig il fut rattach� au d�but des ann�es 50 � l�OTAN. Les p�cheurs gasp�siens vaqu�rent � leurs t�che habituelles malgr� la pr�sence de �tuyaux de po�le� qui r�daient dans les environs. Flegmatiques, ils estimaient que leur bateau ne valait pas une pr�cieuse torpille. Il semble bien qu�aucun des nombreux caboteurs qui circulaient sur le fleuve � cette �poque ne fut attaqu�. En 1943, le gouvernement canadien d�cidait que toutes les exp�ditions partiraient dor�navent de Halifax o� les convois seront form�s pour la travers�e. D�nitz donnait l�ordre � ses sous-marins de rejoindre la meute pour combattre ces convois. . Pour en savoir plus veuillez consulter les LIENS suivants . 1-Dans le fleuve St-Laurent: . ��Navires torpill�s dans le St-Laurent��. 2-Dans le Golfe St-Laurent et sur la c�te atlantique: . ��La lutte anti sous-marine dans le St-Laurent��. Mes salutations . 11/2004 |