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Pendant que vous travaillez, pendant que vous dormez, pendant que vous regardez
la télé, un phénomène insidieux se met en route…
Avec leurs jolis minois et leurs fantastiques pouvoirs, ils deviennent les meilleurs amis de vos enfants, de vos petits frères, de vos jeunes voisins, lesquels n’en finissent plus de parler pokémon, de jouer pokémon, de rêver pokémon.
Vous, adultes, avouez qu’ils sont amusants ces petits monstres, et qu’il est rigolo de les collectionner et de les échanger. Vous, adultes, avez fait ça avec un tas de jouets, surfant sur les phénomènes de mode : vous reviennent en tête tous les petits gadgets des cours de récré de votre enfance, des billes aux balles de caoutchouc, en passant par les stickers des « Crado’s ».
Mais on
dirait bien que la mode des Pokémons est plus maligne que ça :
cette fois ce sont les petits monstres qui mettent les enfants dans
leur poche !

Idées vraies et idées fausses. Nous allons vous aider à y voir plus clair sur les POKEMONS.
LES POKEMONS, CéKOI ?
Tout
d’abord, les personnages Pokémon sont l’invention de créateurs de jeux vidéo japonais.
C’est sur les écrans des Game Boy Color qu’apparaissent les premiers cyber
monstres de poche (« Pocket Monsters », qui a donné Poke-Mon).
Non contents de sévir dans des espaces aussi réduits que les consoles portables, les Pokemons ont vu leurs frimousses imprimées sur des cartes ; puis ils sont apparus tout naturellement dans le dessin animé du même nom, pour ensuite s’étendre aux livres de jeux, aux fournitures scolaires, aux quicksnaps polaroïd etc., etc., jusqu’aux produits dérivés les plus extravagants (lingerie, vaisselle, shampooing…). Avec 1500 types de produits de la marque distribués, le marché mondial est estimé à 35 milliards de francs. A quand l’effigie de Pikachu sur un timbre poste ?
D’un
point de vue géographique, les Pokemons sont d’envergure internationale…
surtout au Japon J ! Les USA sont assaillis par le mouvement
depuis l’année 99 ; le phénomène a touché la France à la fin de cette même
année, et n’a cessé de se développer, jusqu’au BIG BANG de l’été… Et à en
croire Nintendo, la firme productrice du prodige Pokemon (tous droits
réservés), il va falloir entretenir le mythe pendant encore 30 années…
Les Pokémons ne sont (peut-être) pas prêts de disparaître !
Avec leur arrivée sur nos écrans télé et sur nos toiles de cinéma (3 films Pokémon sont déjà sortis dans le monde… mais un seul –pour l’instant- est arrivé jusqu’aux salles obscures françaises), les Pokemons ont désormais une histoire. Une histoire qui est à la fois très traditionnelle (le héros part « sauver » le monde des Pokemons ; il affronte les méchants ; il se lie avec d’autres « gentils »…) et ancrée dans la réalité moderne (par exemple, pour communiquer à distance –avec sa famille / avec le laboratoire de recherche Pokemon- le héros utilise les techniques informatiques…). Après une douzaine de vidéos sur les aventures de Sacha et Pikachu, on est en droit de se demander ce que Nintendo prévoit pour envahir un peu plus la vie de nos chères têtes blondes…
Le succès Pokémon s’est vraiment révélé en France avec l'apparition du dessin animé en vidéo cassette. C’est seulement à partir de ce moment que les plus jeunes (trop petits pour collectionner sérieusement les cartes) se sont jetés corps et âme dans la houle Pokémon. Et avec les petits, sont venus les plus grands ! Il faut dire que malgré ce phénomène interplanétaire ( ?) de dépendance « pokémique » qui peut laisser tout à chacun perplexe, l’histoire des Pokémons ressemble étrangement aux contes de fée de notre enfance.
à L’histoire

Les dessins animés racontent le parcours initiatique de Sacha, un jeune garçon de 10 ans, dont le rêve est de devenir le plus grand dresseur de Pokemons du monde. Transcriptions « vivantes » des petites cartes à échanger, les épisodes du dessin animé tracent au fur et à mesure le portrait de chaque Pokemon (il y en a 151 dans la version initiale) : les pouvoirs, les atouts, les faiblesses, les énergies, les évolutions… rien n’est laissé au hasard. Ainsi, chaque Pokémon fait partie d’une famille « énergique » (le feu, l’eau, la pierre…), et est apprécié selon son stade d’évolution (les Pokemons accroissent leurs forces au fur et à mesure).
Chaque pokemon possède un pouvoir très spécifique. Les catégorisations sont un peu compliquées, mais les enfants passionnés par l’éventail des capacités « pokémiques », s’y retrouvent plutôt bien.
En gros, les pokemons peuvent être assimilés à des énergies, comme l’eau, l’air, le feu, l’électricité…, et disposent de défenses ou de techniques d’attaque spéciales, comme le lancer d’éclairs (c’est ce que fait Pikachu), l’accroissement des forces grâce aux rayons du soleil, etc… Il existe d’autres pouvoirs plus impressionnants encore : ce sont les pouvoirs « psy » qui permettent d’utiliser la téléportation, la télépathie, l’hypnotisme…
Les Pokemons évoluent selon des stades de transformation : Pichu
frère et Pichu sœur par exemple, sont les premiers stades d’évolution de Pikachu.
Ils ont des pouvoirs élémentaires qu’ils vont développer au fur et à mesure
de leurs confrontations avec d’autres pokémons. L’évolution électrique de
Pikachu est Raïchu, un rat « caca
d’oie »
dont la force repose sur le maniement de foudre et d’éclairs.
Les pokémons évoluent selon des stades de développement déterminés par leur « famille énergique ». Mais il arrive que d’autres pokémons (notamment les nouveaux) changent de famille énergique. C’est le cas d’Effy, Pokémon « psy », qui peut évoluer en Pyroli (feu), en Voltali (pokémon électrique), en Aquali (eau).
L’évolution la plus représentative est celle de Chetiflor (pokémon végétal), qui évolue en Boursiflor puis en Empiflor (voir schéma ci-contre).
à Les références
1) L’univers Pokémon est intentionnellement non violent. Si les petits monstres sont obligés de se battre, ce n’est pas pour s’entretuer (il n’y a jamais d’effusions de sang) mais pour gagner, à l’aide de stratégies efficaces, le respect et la considération des autres. L’enjeu est d’être reconnu par autrui. C’est le fondement de l’identité sociale : dans le regard de l’autre, on se construit et on existe.
2) Comme dans la plupart des histoires pour enfants, l’univers Pokémon est peuplé des bons et des méchants. Les bons (Sacha et son équipe), toujours vainqueurs face à la perfidie de James et Jessie, les jumeaux malveillants et cruels.
La déloyauté des méchants est inévitablement déjouée et
punie, puisque seuls les gentils possèdent les qualités requises pour être
les meilleurs « maîtres Pokémon » : le courage, l’astuce et
surtout une amitié sincère avec leurs pokémons. Les méchants, eux, ne connaissent
pas leurs pokémons, alors que le seul pouvoir réellement
nécessaire, c’est la communication et la compréhension mutuelles.
3) Les petits monstres Pokemons sont à la fois attendrissants par leur côté « gentille peluche », et incroyablement puissants. Leur rapport avec Sacha rappelle le caractère antinomique de la vie familiale : une maman qui câline ses bébés et un papa qu’il faut impressionner par sa force. Sacha est à la fois le papa et la maman des Pokémons. Il est aussi leur ami le plus sincère.
4) D’ailleurs, l’une des valeurs fondamentales de l’univers des Pokémons, c’est l’amitié. Sacha a de vrais amis (Ondine, Pierre, et surtout Pikachu), qui ne l’abandonnent pas, qui ne le trahissent jamais. Ils partagent les mêmes craintes et les mêmes désirs. Ils sont solidaires et surtout complémentaires. Sacha est intelligent et téméraire, Pierre est fort mais néanmoins sensible, quant à Ondine elle est délicate et obstinée. Leurs qualités, sur le fil de la frontière féminin/masculin, se confondent en une alliance triomphante.
5) Le dessin animé se veut donc un
fragrant miroir de la société, à ceci près que dans l’univers Pokémon, l’injustice n’existe pas. Evidemment, certains
personnages sont supérieurs en force ou en intelligence, mais c’est par mérite
(parce qu’ils sont gentils, qu’ils ont du cœur). L'inégalité sociale, elle,
n’existe pas : chaque enfant reçoit un pokémon le jour de ses 10 ans, et a
le choix de partir (ou non) chercher ses autres pokémons pour devenir maître
Pokémon.
LA SUITE POKEMON
Le succès
grandiloquent des Pokémons a fait quelques jaloux : des industriels en
mal de reconnaissance et de succès, qui se sont emparés de la réussite commerciale
Pokémon pour en tirer quelques profits. La firme de jouet japonaise Bandaï
est
celle
qui a le mieux réussi son « plagiat » puisque depuis 1998, et à
petits pas, elle gagne du terrain avec le phénomène « Digimon ».
Les Digimons sont les nouveaux monstres qu’on s’échange. Même parcours que
les Poké : d’abord créés pour des jeux électroniques, les Digimon se
sont vus propulsés sur l’avant-scène télévisuelle et cinématographique, avec
un dessin animé consacré par l’Audimat au Japon et aux US, et un film qui
devrait arriver dans les salles d’ici-quelques semaines. D'ailleurs le dessin
animé est plus joli et l'histoire plus intéressante que celle
des Pokemons.
Dans la continuité, Bandaï sort un jeu de cartes « Digimon » à collectionner, ainsi qu’un jeu vidéo pour Playstation, et quelques produits dérivés…
On n’a pas déjà vu ça quelque part ?!
Bandaï n’en est pas à son coup d’essai en ce qui concerne les créations promises au succès commercial, puisque les Tamagotchi et les Power Rangers, entre autres, sont nés de l’imagination de ses créateurs.
Alors, qui sont les futurs Monstres de Poche de « nos » enfants ? Pokemons, Digimons ou... ? Les paris sont ouverts.
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Liens Pokemon :
Pour en savoir plus sur le dessin animé, sur les jeux et les jouets Pokemon, visitez : http://members.vavo.com/pokemon
Pour les stratégies, les conseils, le club Pokemon, rendez-vous au : http://www.pokemon.tm.fr/
Si vous êtes toujours sceptiques ou si vous pensez que les pokemon sont une nuisance, rejoignez le site anti-pokemon québecois : http://www.antipokemon.fr.fm/