Plongez, c'est l'été !
 
 
Le Grand Bleu, Abyss, Sphère,
Leviathan, Atlantis... vous ont fait rêver ?
Cet été, vous avez envie de vous adonner aux plaisirs
bien particuliers de la plongée sous-marine ? En contact
direct avec la magnificence de la faune et de la flore marines,
vous testerez vos propres limites. Si la mer attise depuis longtemps
votre curiosité, elle n'a pas fini de vous étonner ! Un voyage initiatique
à 20.000 lieues sous les mers vous ouvre ses portes...
 
 
 
 
Au commencement la mer...
 
Depuis des siècles, les hommes essaient de percer les secrets de l'univers : les grandes explorations ont permis d'apprivoiser les terres ; les tentatives spatiales de découvrir la lune et une partie de la voie lactée. En plongeant, les hommes espèraient trouver des trésors, des cités ensevelies, même des monstres capables de leur donner une explication à la création et à l'évolution du monde. Au départ, les méthodes de plongée n'étaient pas assez performantes pour donner un résultat...

C'est en 1860 que le premier appareil de plongée est inventé par deux français : Rouquayrol et Denayrouse. Il offrait la perspective nouvelle de descendre toujours plus, sans la contrainte de l'apnée. Mais il faut attendre 1935 pour que l'exploration sous-marine se démocratise avec la création du premier club : le Club des scaphandres et de la vie sous l'eau, fondé par Yves le Prieur et Jean Painlevé.

Depuis la fin des années 50, et l'hégémonie du porte-parole international des activités subaquatiques, nous avons nommé Commandant Cousteau, l'exploration sous-marine n'en finit plus de faire des adeptes. Dans les îles, en bordure de côtes, tellement de viviers naturels, de massifs coraliens, de grottes profondes sont à parcourir.

 
Très vite le besoin de découvrir d'autres trésors et de vouloir descendre encore plus loin, dans les contrées inexplorées, se fait sentir. Il faut alors mettre au point des moyens permettant de progresser dans la colonisation du monde sous-marin. Jules Verne était un merveilleux medium : les techniques se développent comme il l'avait prédit. Des premières cloches à plongée au duo perfectionné masque/bouteille à oxygène (scaphandre dit "autonome"), la pratique de cette activité est de plus en plus commode (y compris pour les amateurs) et les possibilités de plus en plus étendues. Les "maisons sous la mer" (caisson) et les tourelles de plongée (sortes d'ascenseur) ont aussi permis d'éviter les accidents de plongée, tels que la coup d'oxygène ou la décompression. Pour éviter les accidents de décompression, des tables de plongée indiquent les paliers à effectuer en fonction du temps passé en-dessous (de l'eau !;) et de la profondeur maximale atteinte.
 
 
L'éthylisme des profondeurs
La plongée ne se pratique donc pas à la légère. Une petite formation est nécessaire pour s'essayer à la nage par moins 10 ou 20 m, ne serait-ce que pour apprendre à harmoniser la respiration avec les efforts produits au cours de la descente ou de la montée. Dans les clubs de plongée tout est mis en oeuvre pour minimiser les risques. L'ivresse des profondeurs, le moins ennuyeux des accidents de plongée, n'apparaît qu'à une trentaine de mètres de profondeur. Avec un bon moniteur et une condition physique respectable, n'importe qui peut plonger à la découverte des fonds marins.
 
L'une des activités préférées des bons plongeurs est la chasse au trésor, qui consiste à visiter les profondeurs à la recherche de vestiges ou de gisements. Des épaves ont ainsi été découvertes, présentant un intérêt historique non négligeable. Certaines explorations ont permis d'avancer dans les domaines archéologiques et préhistoriques.
 
Les pêcheurs de perles ont fait de leurs atouts et de leurs compétences un métier très demandé. Au Japon, les "amas" sont ces femmes qui descendent de 6 à 30 m de profondeur pour ramasser des coquillages et des algues, dont les nippons sont friands.
Aux Touamotou, les plongeurs font en moyenne 40 descentes par jour et s'enfoncent jusqu'à 40m de profondeur, le plus souvent avec juste le masque et le tuba, pour finalement remonter quelques centaines de coquillages.

La pêche sous-marine en amateur est également une activité qui fait de nombreux adeptes, surtout chez les curieux de la nature qui y voient un bon moyen d'observer les poissons de mer. Dans les profondeurs ils préféreront plutôt la nage avec palmes. Depuis 1970, il existe une monopalme qui revêt la forme d'une queue de dauphin pour une meilleure propulsion.

 
La photo sous-marine demande un équipement complet et adapté. En dessous de 6 mètres de profondeur, les lumières artificielles sont nécessaires (jaune, orange et rouge sont absorbés). De superbes tirages relatent des scènes de la vie subaquatique. La plongée peut alors être un challenge, à condition de connaître les plus beaux coins. Entre autres, on trouvera de splendides fonds aux Etats-Unis (parcs nationaux sous-marins), aux îles Médas en Espagne, aux pointes et sur les côtes italiennes et dans plusieurs réserves françaises : dans les Pyrénées Orientales, en Corse, dans les Landes, dans les Bouches du Rhône...
 
 
A Antibes, chaque année, un festival de l'image sous-marine réunit les grands noms mondiaux de la photo sous l'eau. Pour en savoir plus sur toutes les manifestations entourant la plongée sous-marine, ou pour se familiariser avec cette pratique, pour des bons tuyaux, pour élargir vos connaissances dans le domaine, rendez-vous sur le site très complet : aquanaute.com
 
 
Virginie Hérail
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