ONIRIA
PAR PATRICK SENÉCAL
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"Silence, à l'exception du moteur du camion qui roule depuis maintenant une quinzaine de minutes. Dave n'est vraiment pas rassuré. Une évasion tout seul, c'est déjà risqué, mais à quatre, ça confine au suicide, surtout avec un imbécile comme Jef... Heureusement, Éric écoute les consignes à la lettre. Et Loner est parfait; aucune hésitation, aucun doute, aucun faux mouvement. Normal, puisqu'il est l'architecte de cette évasion. Il n'a pas proféré trois mots depuis le début de l'opération il y a maintenant plus d'une heure... Dave tente de contrôler so nangoisse. Allons, maintenant qu'ils se trouvent tous dans le conteneur, on peut dire qu'ils ont réussi, non?... Ils sont quatre : Dave, Jef, Éric et Loner. Quatres criminels qui, habilement, se sont échappés de prison. Mais la police les a pris en chasse et les cerne de près. Alors ils décident de se cacher pour la nuit dans une villa isolée au nom étrange...ONIRIA. ET c'est sans aucun doute la pire décision de leur existence!" |
![]() Image prise sur www.alire.com |
COMMENTAIRES
Patrick Senécal est maintenant une figure de proue de la littérature de suspense au Québec. Oniria est son 6è roman déjà écoulé à 10 000 exemplaire au Québec seulement!
Ce roman est dans la plus pure tradition de ce que Senécal nous a offert jusqu'ici. Morbide et très prenant. Le début est un peu lent par contre. Ça prend un peu de temps à décoller. Quand ils arrivent dans la villa Oniria, on croit que ça va débouler, mais encore là, on nous donne un avant goût de ce qui se trame à l'intérieur de cette affreuse maison, mais les explications, quoique incomplètes et quelques fois absurdes viennent tout de suite éclairer le lecteur. Je trouvais cette partie bizarre, me demandant ce qui restait à découvrir, mais heureusement, Senécal réussi de mains de maître à nous replonger au coeur de la démence jusqu'à la conclusion spectaculaire.
Les personnages sont au centre de ce roman et l'histoire est construite autour d'eux. Étant donné qu'on connait rapidement les "explications" de ce qui se trame dans le sous-sol de la maison, il ne reste plus que les démons intérieurs des personnages pour nous tenir en haleine et la folie qui s'installe rapidement en eux et autour d'eux. Cette folie est mieux exploité que dans ses romans précédents ou on y croyait un peu moins (voir commentaire de 5150, rue des Ormes). En effet, on se reconnaît un peu dans la curiosité malsaine qui habite les personnages et qui les poussent à toujours redescendre au sous-sol pour voir et comprendre au lieu de rester bien à l'aise au rez-de-chaussé.
Quelques points négatifs : la présence gratuite de scènes de sexes. Il y a quelques scènes qui, à moins que je n'ai absolument pas comrpis, n'amènent rien à l'histoire contrairement à son roman Aliss où le sexe et la débauche étaient les pierres angulaires de tout le roman. Ensuite, il manque un peu d'explication sur ce qui se passe réellement dans cette maison. On nous laisse entrvoir quelques pistes, on nous donne un semblant d'explications pas très claires, mais rien de précis. Il faut accepter ce qui ce passe et vivre avec, ce qui n'est pas mauvais en soi, mais j'aurais aimé ici un peu plus d'explications. Aussi un peu plus de détail sur un des personnages les plus intéressants du roman, Loner, mais dont on ne saisit pas vraiment ce qu'il devient. Finalment, la conclusion est spextaculaire et innatendue, mais pas surprenante. Dans tout le roman, on nous habitue à toutes sortes de folies ce qui fait que le punch final est facilement très acceptable par le lecteur qui en a vue des pires dans les pages précédentes.
En soi, le roman vaut la peine d'être lu. Je l'ai lu en une journée tellement je voulais savoir la suite. Je vous le conseille vivement, comme tous ses romans d'ailleurs. On voit facilement que Senécal à dû avoir un plaisir fou à écrire ce roman, car les seules limites dans le monde d'Oniria sont les limites de son imagination.