1-2 mai 2004 (Pointe Du Lac)

 

 

Samedi matin. Il fait beau et la journée s’annonce chaude. Je suis heureux de retrouver l’ambiance des courses après une longue hiver. Comme l’an passé, je me suis préparer à la dernière minute. Toute la semaine durant, j’ai « gossé » après mon kart et je suis pas mal fatigué, et en plus, j’aurai mes enfants (4) à toutes les courses de la saison.

 

Même si je me suis trouvé un peut de budget cette hiver, je dois faire attention. Il me reste 3 set de pneus de l’an passé. Je vais les utiliser ce week-end. Je déteste cette piste, non pas pour son tracé mais pour ses allure de piste de motocross plus qu’une piste de karting. Donc je l’ai baptisé la TRAIL de PDL. Ça fait 2 ans que je n’ai pas mis les pieds ici. Ca a drôlement changé depuis l’incendie.

 

Après quelques tours de piste, je suis dérouillé et je commence à attaquer. Je pensais que la piste serais glissante, mais non, elle colle comme de la gomme à effacer. Toute la journée, j’ai essayé de trouver les bon réglage mais en vain. J’ai les bras comme popeye tellement j’ai mal et en plus, j’ai complètement bousillé 2 set de pneus. Il m’en reste seulement qu’1 set pis il ne sont pas en pleine forme. Quand le kart ne pousse pas du devant, il glisse du cul, ou bien il se met à faire la grenouille. Tout ça en même temps. Je ne sais plus si c’est la faute des pneus, du kart, de la piste, ou du pilote. En plus, je ne réussi pas a trouvé les bon ajustement pour le carbu. Mon meilleur temps de la journée est un modeste 57.5 alors que les meneurs roules dans le 55.9 a 56.1. Je suis complètement dans le champs. À la fin de la journée, j’ai un gros meeting avec mon mécano, Denis Martel. On passe en revue tous les ajustements que l’on à fait ainsi que le comportement du kart. Il est évident que je ne ferai pas la journée de dimanche avec les pneus qu’il me reste. On refait une partie des ajustements pour demain mais avec 4 beaux Bridgestone flambant neuf. Une première dans mon cas.

 

Dimanche matin, On annonce 90% de pluie. Je décide de ne pas courir. Je n’ai pratiquement aucune expérience sous la pluie. Et en plus, mes pneus pluie sont comme de la roche. Ils sont dur, ils sont vieux, et ils sont bleu. En arrivant à la piste, je regarde le ciel. On dirais que le ciel veut s’éclaircir. Je change d’idée. J’embarque mais juste avant la pratique, ma batterie rend l’âme. Court dans les puits pour me trouver une batterie. Un bon samaritain me passe la sienne. Il ne court pas aujourd’hui. Mal aux côtes. La pratique libre commence. Je vais y allé mollo pour rôder mes pneus et je vais en profiter pour tester l’adhérence au freinage en dehors de la ligne de course. Je pousse la machine à la fin de la séance. 56.7. 1 seconde de mieux que la veille pis je peux faire mieux.

 

Retour à la qualif de 10 minutes en 2004. Je pousse fort. Je veut être parmi les 8 premiers au départ. Le alfano indique 56.5, 56.7. Je suis régulier dans mes temps. Je rattrape beaucoup de pilotes mais après une légère sortie de piste, J-F Valour me suis de prêt. Je le laisse passer et je le suis durant les 3 derniers tours  assez facilement. Je partirai finalement 7e à 3/10 de la pôle. Je suis satisfait.

 

Peut avant la p-finale, la pluie tombe et on change tout les réglages pour le mouillé. On installe mes pneus pluie qui feraient sûrement le bonheur de Fred Cailloux!!. Durant le tour de chauffe, la pluie a arrêté et  je me rend vite compte que je ne serai pas de taille avec les autres. Je dois juste resté en piste et prier pour que la trajectoire sèche rapidement. Alors mes vieux pneus pourraient faire la job en s’usant – rapidement que les autres. Je manque complètement mon départ. Tout le monde me passe  comme une balle. Mon moteur est trop riche et il a bourré dans le tour de chauffe. Je remonte le peloton tranquillement mais après quelques tours, je perd le contrôle au freinage du grand droit. Je réussis à repartir mais mon moteur ne veut plus avancer Il bourre et il pète. Je rentre au puit et abandonne. On suspecte la bougie mais le problème vient de la boite à air. Mon habit de pluie à bouché l’entré d’air!! Je partirai en arrière pour la final.

 

La finale se dispute sur le sec. Alex Lemieux part à mes coté. Objectif, remonté le peloton le + vite possible mais au drapeau vert, Daniel Fortin ce rabat sur moi et me coupe le chemin. Je reste dernier au premier virage mais commence ma remontée à l’épingle. Je commence à être habitué, je ne fais que ça depuis l’an dernier. Je rattrape André Moreau qui est parti à la 10e place. Il me fait signe de resté derrière pour pouvoir remonté. Je t’aime ben gros mon André mais pas question. On est pas en F-1. Je le passe à l’épingle et rattrape finalement Alex Lemieux et Patrick Bramhill. Je suis plus rapide dans les sections sinueuse mais je décide de resté en arrière, surveillant l’erreur. Me voilà sage. Ce n’est pas dans mes habitude. Ca doit être la vieillesse. Je pointe mon museau rouge à 2 reprise à coté d’ Alex. Je roule aux environs de la 8e place. Je crois? Après 3 ou 4 tours, je vais attaquer à l’épingle. Je doit prendre le max de vitesse dans les S avant l’épingle mais je suis trop ambitieux et je met ma roue arr dr hors piste juste avant d’entré dans la première partie du S.  Je me retrouve en tête à queue loin dans le gazon. Le temps de revenir et tout le monde est passé. Dommage. Je rentre ou je continue. Je continue. Je ne veut pas finir dernier. À la toute fin je commence à rattraper les derniers. Je vois mon copain Alain Perreault. Je fond sur lui comme neige au soleil. Mais un autre pilote se dresse entre nous 2. Il ne veut pas me laisser passer même si je suis plus rapide. Il zigzague devant moi. A la sortie de l’épingle, il essaye de me tasser sur le gazon. Je garde ma ligne et nos kart se touche à 2 reprise. Au freinage suivant, il essaye de rester à coté de moi. Je freine tard. Il bloque les roues et part tout droit dans le mur de pneus en tête à queue. Trop peu, trop tard .Il me manque un tour pour rejoindre Alain. Je doit me contenter de la 14e place finale. Mis a part mon erreur en finale (CONCENTRATION) , je suis satisfait de mon week-end. Je me suis réconcilié avec la piste de PDL et mes doute sur mon pilotage, depuis l’an passé, sont disparus. Il reste juste à retrouver ma CONCENTRATION mais ça va revenir tout seul. Prochain RDV, PDL le 14-15 mai.

 

Alain Desbiens (48)

           Équipe de course MAGIK

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