Compte-rendu. Course #2 de la Coupe de l’est
Au bas mot, ce fut une fin de semaine mouvementée ! Après avoir passé l’après –midi avec Marco Dubé (que j’étais bien content d’avoir avec moi ce week-end !) pour préparer mon kart pour le dimanche matin, j’étais fin prêt pour la pratique du dimanche matin. Après quelques tous, c’était bien évident que quelque chose ne tournait pas rond, et encore une fois, la carburation était la source de mes problèmes, pensait-on… Après avoir testé 3 jets différents, on arrive aux qualifs et hop, comme par magie, tout est rentré dans l’ordre ! Dès le 3ième tour, je descend à 56.30 sur le Alfano, mais je me sentais capable de descendre dans les 55… alors je me lance dans un tour canon ! tout allait bien (après les 2 premiers partiels, j’étais en avance de .5 sec sur mon temps précédent ) jusqu'à l’avant dernière courbe, ou j’ai décidé de ne pas lever le pied même si ma roue arrière droite était dans l’herbe. Erreur !!! En tout cas j’aurai essayé…Après la sortie de piste, j’ai tenté de faire un meilleur temps mais sans succès, ma direction étant légèrement faussée. Rien de grave, mais je me qualifiait deuxième, tout juste derrière mon bon ami Pierre Lachance.
En pré-finale, J’ai pris un très bon départ, mais Pierre a gardé l’intérieur dans la première courbe et j’ai décidé de ne pas me battre en tout début de course. Avant de finir premier, il faut, en premier, finir ! Ceci dit, j’ai tenté quelques manœuvres pour passer Pierre, mais sans succès. J’avais cependant remarqué qu’il sortait parfois lentement de l’épingle, et un moment donné, j’étais sûr de le passer avant la courbe suivante et j’ai pris l’intérieur. Au moment ou j’étais à égalité avec Pierre, mon moteur est mort ! D’après Alex Louet, j’étais probablement trop riche. J’ai donc avorté ma manœuvre, mais en freinant trop fort, j’ai légèrement touché la roue arrière de Pierre et je me suis retrouvé sur le bord de la piste, moteur éteint. Le temps de repartir, j’avais perdu 30 secondes et tout espoir de remonter sur les meneurs. J’ai quand même entrepris de tout donner, et j’en ai profité pour signer quelques temps en bas des 56.00, ce qui est très bien en Masters, avec le poids que nous avons !
En finale, Je partais de la septième position et on avais décidé de prendre un départ lent et de remonter tranquillement, étant donné la longueur de la course (18 tours) . Marco, avec l’aide d’Alex, avait très bien préparé le kart. Avec les réglages utilisés, le kart était supposé devenir de plus en plus performant au fil des tours. Au départ, je n’ai pas pris de chance et je suis resté dans le sillage du 5ième. Après un tour j’étais toujours 6ième, bloqué par deux karts en pleine lutte. Après deux tours d’observation j’ai réussi à passer les deux karts, mais j’avais déjà accumulé un bon retard sur les trois meneurs. En quelques tours, je me suis retrouvé derrière le 3ième, et je sentais mon kart devenir de plus en plus stable. Après l’avoir passé, j’étais environs 12 longueurs derrière Camil, qui lui-même était tout prêt de Pierre. Lors du passage de la mi-course, j’étais revenu à 5 ou 6 longueurs derrière le duo de tête, mais il était bien évident qu’ils commençaient à être fatigués. Tant qu’a moi, tout allait bien et j’étais prêt à attaquer. C’est alors que l’imprévu arriva. Sans avertissement, mon moteur a brisé dans la base et bloqué la clutch, et tout ceci à très haute vitesse, dans la ligne droite du retour. J’étais devenu passager d’un kart fou ! Feeling très étrange. Après avoir heurté les pneus de protection, je me suis retrouvé assis sur le ponton gauche et la batterie. La préposée au drapeau est arrivée en courant en me criant « Es-tu blessé? Es-tu blessé ? » Je lui ai répondu que non. Sa réponse fut aussi courte que « cute » « Ayoye, t’as planté en estie !!! ». Sur le coup, je pensais que mes freins avaient « collés », mais suite à l’inspection, il est bien évident que la base a lâché, ce qui a bloqué tout le système d’engrenage.
Il est bien évident que je suis extrêmement déçu d’avoir eu un problème semblable. Quand on se procure du matériel neuf, c’est pour éviter ce genre de problèmes. Au moment d’écrire ces lignes, je ne sais pas encore ce qui se passera dans les prochaines semaines. Si la réparation s’avère trop dispendieuse, je devrai mettre un terme à ma saison, étant donné mon budget limité cette année. Ma seule consolation a été de réaliser des temps sous les 56.00, et de faire une belle remontée en finale.
Je ne peux passer sous silence l’aide de mon ami Marco Dubé, de retour sur un circuit de kart après 3 ans d’absence. Sans lui, le week-end aurait été encore plus long !!! Merci aussi à Alex Louet, qui a effectué quelques modifications intéressantes sur mon châssis entre les qualifs et la pré-finale.
Georges