Les notes de bas de page (nbp)
La note de bas de page est au travail universitaire ce
que le lait est au bébé; indispensable... Les notes témoignent de la qualité
d'une recherche ou d'un travail, de sa nuance et de la connaissance de l'auteur
sur le sujet abordé. Les notes sont aussi le témoignage de la probité
intellectuelle et le meilleur moyen de vous protéger contre les accusations de
plagiat. Les notes sont donc obligatoires et en aucun cas facultatives.
Pour le premier cycle (bacc.) une moyenne de 2 nbp
par page est raisonnable (travail de 10 pages= une vingtaine de notes,
travail de 15 pages= une trentaines de notes). Pour la maîtrise et le doctorat,
la moyenne peut aller de 3 à 4 nbp par page (la référence aux sources, en plus
des autres références, contribue à augmenter le nombre).
1. Les
différents types de notes de bas de page (nbp)
A. La note résumé
Elle signifie que l'on a résumé plusieurs pages, ou un
chapitre entier, ou même un livre au complet. On indique donc la référence du
résumé de l'idée générale ou de l'historique que l'on vient de faire.
Exemple: Cette idée est
d'ailleurs soutenue par le politiologue James I. Gow qui à travers les
sondages, les articles de journaux, les interventions à la
Chambre des communes, nuance la thèse traditionnelle du désintéressement
québécois pour les affaires internationales avant 19601.
1. James I. Gow "Les Québécois, la guerre et la
paix" dans Jean-Yves Gravel, éd. Le Québec et la guerre, Montréal,
Boréal Express, 1974, pp.133-167.
B. La note explicative
Elle indique un complément d'informations, une
définition, la biographie d'un personnage, etc. Bref, tout complément qui peut
être intéressant à faire connaître mais qui alourdirait la lecture ou la phrase
si il était ajouté au texte.
Exemple: Le
gouvernement québécois cherchait donc à s'affirmer sans Ottawa sur la scène
internationale1, le gouvernement français cherchait un allié contre
les États-Unis; toutes les conditions étaient réunies pour une renaissance des
relations franco-québécoises au début des années 1960.
1.A ce sujet la version du diplomate Claude Morin
diffère de celle de Luc Roussel. Pour Claude Morin, c'est la confusion
entourant un certain nombre d'accords franco-québécois qui contribua à créer le
mythe du "pied de nez" à Ottawa. Mais les intentions québécoises
n'étaient pas si menaçantes pour le gouvernement fédéral. Voir Claude Morin, L'art
de l'impossible: la diplomatie québécoise depuis 1960, Montréal, Boréal
Express, 1987, 470p.
C. La note citation
C'est en général celle qui nous vient le plus
facilement: citer la phrase d'un auteur et en donner la référence. Ce type de
note ne doit cependant pas être le seul dans un travail, car cela signifierait
que vous avez simplement fait un collage de citations pour remplir votre texte.
Exemple: André
Laurendeau eut cette formule incisive qui fit les délices de plusieurs
néo-nationalistes: "Le roitelet (M. Duplessis) viole les
règles de la démocratie? On ne saurait attendre mieux d'un primitif...1".
1. André Laurendeau, "La théorie du Roi
nègre", Le Devoir, 4 juillet 1958, p.4.
2. La
présentation des notes
La méthode utilisée ici est celle du département
d'histoire de l'Université de Montréal tirée du Guide méthodologique
de Bernard Robert (éditions mises à jour régulièrement). Cette méthode complète
et rigoureuse est d'ailleurs utilisée dans plusieurs autres universités et
notamment au C.M.R. Pour les textes en anglais, il semble que le style Chicago
soit le plus répandu. Notez que la présentation formelle des ouvrages dans la
bibliographie est différente de celle des nbp.
Citer un livre:
1. Magali Deleuze, L'une et l'autre indépendance,
Montréal, Point de fuite, 2001, p.135.
Citer un article de revue scientifique:
2. Moses I. Finley, "La censure dams
l'antiquité", Revue historique, 533 (janvier-mars 1980), pp.3-20.
Citer un article d'une encyclopédie ou d'un
dictionnaire:
3. John English, "Histoire depuis 1945", L'Encyclopédie
du canada, 1987, vol. 2, pp.913-914.
Citer un article ou chapitre d'un ouvrage collectif:
4. Ronald G. Haycock "Sir Sam Hughes: un général
canadien: et alors? dans Lieutenant-colonel Bernard Horn et Stephen Harris, Chefs
guerriers. Perspectives concernant les militaires canadiens de haut niveau,
Toronto, Dundurn Press, 2002, pp.19-48.
Les abréviations et répétitions d'une référence:
op.cit. (opere citato: dans
l'ouvrage cité) s'emploie pour répéter la référence d'un livre déjà cité. Exemple:
5.Deleuze, op.cit., p.200.
loc.cit. (loco citato: à l'endroit cité)
s'emploie pour répéter la référence d'un article déjà cité. Exemple: 6.English, loc.cit.,
p.913.
Ibid. (ibidem: au même endroit) s'emploie pour répéter immédiatement la même
référence que la note précédente, à une page différente ou non. Exemple:
7. Ibid, p. 914.