Les Celtes

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Jane
Pour débuter,
le mot «Celte» vient de Keltoï, qui apparaît chez les premiers historiens
grecs. D’après plusieurs archéologues, ce peuple aurait naquit dans la région
du haut Danube (en Allemagne du Sud, à Bohême). Peu à peu, ils allèrent s’établir
dans de plus vastes territoires. Ils allèrent en Espagne, Italie, Grèce, Asie
Mineure, et aussi jusqu’à la Saale, affluent de l’Elbe. Malheureusement,
plusieurs batailles contre leurs ennemis firent diminuer leur nombre, si bien
qu’à la fin du troisième siècle avant notre ère, les Celtes étaient déjà
en régression partout. De nos jours, ce peuple est disparu, il s’est soit
fait assimiler ou détruit, selon les régions.
Les villes
celtes étaient fortifiées et pouvaient s’étendre sur plusieurs centaines
d’hectares. Aussi, elles étaient retranchées derrière des murailles de bois
et de terre. Il pouvait y avoir jusqu’à 300
000 habitants !
Les tribus celtes étaient étranges,
instables, dont les croyances bizarres ne ressemblaient guère à ce qu’on
pourrait appeler un monde civilisé. Ils habitaient surtout dans de petits
villages et les Romains les trouvaient très peu attirants avec leurs habits et
leur nourriture de fort mauvais goût. De plus, leur physique était quelque peu
inquiétant : de taille élevée, ils possédaient un regard assez glacial
et terrifiant. Ils avaient aussi le teint clair mais pourpre lorsqu’ils se
mettaient en colère, et la couleur de cheveux et de leur barbe qu’ils
portaient couramment la plus imposante était le roux. Le peuple considéré
comme civilisé à l’époque les trouvait terriblement effrayants.
Avant une guerre,
les guerriers celtes se lavaient les cheveux avec de la chaux et les rejetaient
vers l’arrière afin de les sécher et les fixer, bout par bout, pour éviter
que des mèches ne leur retombent sur les yeux. Cette allure effrayait beaucoup
leurs adversaires car ça leur donnait un air plus agressif.
Lors de
combats, les Celtes se protégeaient avec un long bouclier fait de bois et
renforcé par une partie en métal, et ils étaient munis d’une épée de fer
rangée dans un fourreau. Si nécessaire, ils pouvaient aussi utiliser la lance
et le javelot. Les soldats celtes étaient coiffés d’un casque surmonté de décorations
ayant la fonction militaire et magique d’épouvanter l’ennemi.
Les langues
celtiques étaient parlées autrefois dans une partie de l’Europe
occidentale. De nos jours, elles sont encore présentes seulement en Bretagne
ainsi que dans les îles britanniques : Irlande, pays de Galles, Écosse et
île de Man. La langue gauloise elle-même est méconnue, car elle n’était
pas écrite.
Les menhirs :
L’appellation menhir provient du bas-breton des mots men
et hir qui signifient pierre longue.
Il s’agit d’un monument fait à partir d’une seule pierre qui n’était
ni taillée ni polie et qui n’affichait aucune forme d’écriture. Leur
hauteur était variable soit entre trois et six mètres quoiqu’il y en ait de
plus imposants. Le menhir était enfoncé dans le sol souvent jusqu’au cinquième
ou au quart de sa hauteur globale. Normalement, ils étaient groupés et alignés
ou bien placés de façon à former un cercle. Les Celtes en ont édifiés
plusieurs. On en retrouve beaucoup en Bretagne et aussi à l’historique
Stonehenge et Angleterre. Malheureusement, on ne peut toujours pas préciser
leur utilité. Certains ont avancés qu’il s’agissait peut-être de repères
pour observer les astres, ce qui était probablement lié à la vénération du
soleil. D’autres ont stipulé qu’il pouvait s’agir de perchoirs pour les
âmes ou encore peut-être du membre viril de l’homme, symbole de fécondité.
Les druides
se servaient de lieux sacrés où
on retrouvait plein de grosses pierres, parfois seules ou d’autres fois
regroupées pour former une sorte de table. Ils y observaient les astres afin de
prédire la date des éclipses et la météo. Ces tables sont appelées «dolmen»
et les autres pierres en forme de cône sont des «menhirs», les mêmes gros
cailloux que portait le bon vieux Obélix.
Les druides
connaissaient beaucoup de choses. Ils tenaient à faire respecter un code
juridique. Ils avaient donc le rôle de juges envers le peuple, ce sont eux qui
devaient trancher. Une fois par année, les druides se réunissaient dans la région
qu’ils appelaient autrefois la terre des Carnutes. Là-bas étaient entendus
certains hommes ayant des différends et ce genre de tribunal décidait s’ils
acceptaient les propositions ou non. Ils portaient entre autre des jugements
mettant en cause des familles complètes car selon la loi sévère des Celtes,
il n’y avait pas que l’accusé qui subissait les conséquences de ce
jugement, mais aussi toute sa famille.
Aussi, selon
le bon vieil empereur romain Jules César, qui a vécu durant cette période et
qui a assisté en un sens à leur fin, les druides étaient considérés comme
des prêtres itinérants qui circulaient d’une tribu à l’autre et il était
très difficile de devenir un druide. Il fallait être doté de qualités
intellectuelles indéniables pour être des leurs. Ces prêtres exprimaient
leurs connaissances oralement car ils croyaient qu’elles seraient mieux
conservées de cette façon. Voilà pourquoi on demeure incertain quant aux véritables
fonctions des druides.
Les Celtes
aimaient bien organiser des banquets.
Au fait, ils aimaient manger.
Un repas celtique typique comprenait
ceci :
-
énormes quartiers bouillis de porc et
de bœuf
-
gibier et poisson
-
miel et beurre
-
fromage et lait caillé
-
vins, hydromel et cervoise.
D’habitude,
ces banquets avaient lieu dans la demeure du chef de village. Les fêtards étaient
assis en cercle sur des peaux de bête ou des nattes de jonc étendues sur la
terre battue. Les tables en planches tenaient sur des supports afin de les élever
à peine plus hautes que le sol. Pendant ce repas, des musiciens s’occupaient
de créer de l’ambiance en jouant de la lyre et en entonnant des chansons
parlant d’amours pathétiques et de braves guerriers assassinés à la
bataille.

Obstiné et
ambitieux, né d’une noble famille, Vercingétorix
fut celui qui, en 52 avant Jésus-Christ, fut à l’origine de l’éclatement
de la grande révolte gauloise. Il réussit malgré l’objection de plusieurs
chefs celtes à convaincre les Gaulois de s’unir tous ensembles. Le premier
affrontement entre Vercingétorix et César eut lieu à Avaricum, près de la
ville actuelle de Bourges. Malheureusement, les Romains remportèrent ce combat
et prirent possession de cette ville en éliminant toute âme qui se trouvait
sur leur chemin. En tout seulement 800 des 40 000 habitants d’Avaricum survécurent.
Le grand chef réussi à protéger la Gergovie avec succès, en plus de tuer 700
soldats romains. Durant la saison estivale de l’an –52, il alla installer
son quartier général dans la ville fortifiée d’Alésia. Il perdit cette
bataille après avoir perdu plusieurs hommes et il décida de se rendre à César
afin de sauver son peuple d’une mort presque certaine. C’est en l’an –46
qu’il fut exécuté comme ennemi dangereux du peuple romain. Depuis son décès,
les Celtes ne furent plus jamais une menace pour les Romains. La majeure partie
du monde celtique fut anéantie.

Objets
ou affiches soulignant des
habitudes que nous utilisons encore de nos jours et qui nous viennent du peuple
celtique :
-
La
charrue de fer :
Les Celtes furent les premiers à utiliser le fer pour l’agriculture.
Grâce à cette nouvelle technologie, ils exploitaient de manière intensive la
campagne avoisinante. Le fer est beaucoup plus fiable que le traditionnel bois
utilisé précédemment et c’est pour cela que leurs récoltes étaient très
bonnes.
-
Table
de vocabulaire : Comme vous pouvez le
constater, plusieurs mots que nous utilisons nous viennent des Celtes, surtout
en ce qui concerne l’agriculture. Des mots comme «glaise», «arpent», «chemin»,
«blé» n’étaient guère utilisés par d’autres peuples. Lorsque les
Gaulois furent assimilés, ces mots furent adoptés et employés pour désigner
ce que nous savons maintenant qu’ils veulent dire.
-
L’Halloween :
Ceci constitue le plus important héritage religieux des Celtes. À l’époque,
ce peuple avait très peur des morts, car on croyait que ceux-ci revenaient sur
la terre sous forme de mort-vivant. Pour calmer ces terribles esprits, on
organisait une cérémonie à l’automne. Durant ce moment, on passait de
maison en maison recueillir des objets ou des dons qui seraient par la suite
rassemblés et offerts comme présents aux êtres surnaturels revenus des morts.
Au fait, une des raisons principales de cette phobie qu’ils avaient envers les
défunts, c’est qu’à cette époque, ce peuple avait pris l’habitude de ne
pas enterrer les corps suite aux décès des individus. Donc, il y avait un développement
d’insectes, et la décomposition des carcasses amenait la maladie parmi la
population. Voilà pourquoi ils avaient ce rituel, qui est encore pratiqué de
nos jours, mais plus de manière aussi sinistre, car on sait bien que les
enfants rêvent de ce 31 octobre pour recueillir un sac plein de friandises.
Légende
gauloise concernant une de leurs peurs des êtres surnaturels :
Les étranges
équipages du golfe
«Il ne saurait être question d’énumérer
ici tous les bateaux-fantômes dont la présence a été signalée, à travers
les âges, sur les côtes de Bretagne. Mais comment ne pas songer à ces étranges
vaisseaux qu’on apercevait naguère dans le golfe du Morbihan et qui
s’aventuraient jusqu’à l’Île-aus-Moines et l’île d’Arz ? Les équipages
étaient constitués de morts, sous la garde de chiens féroces d’une taille
gigantesque. Pitoyable chiourme, condamnée à errer pendant l’éternité
d’un océan à l’autre, sans pouvoir espérer trêve ni repos. Les
commandements à bord se faisaient au moyen de conques marines, dont on
reconnaissait, dans la brume ou la tempête, le mugissement sinistre. Aussitôt
les pêcheurs du Golfe se hâtaient de changer de cap. Car les molosses du
bateau-fantôme ne dédaignaient pas d’enlever au passage quelques marins pour
compléter les équipages. Voilà près d’un demi-siècle qu’on n’a pas
signalé dans le Golfe ce genre de vaisseau. Mais qui se hasarderait à affirmer
que cette disparition est définitive ? Dans un univers où le temps n’est pas
compté, les années et les siècles n’ont sans doute pas la même valeur que
pour les vivants ! »
Extrait du livre «Fantômes de Bretagne» aux éditions OUEST-FRANCE.

Bibliographie
Ø
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