Des Belges dynamiques à Washington.

Il y a moyen de trouver de nombreux emplois aux Etats-Unis, si on est qualifié et prêt à entrer dans le "struggle for life" américain.

Des belges, à Washington D.C., il y en a beaucoup - ils seraient près de deux mille - et tous ceux que nous avons rencontré, qui se situent dans un large éventail de compétences, ont opté pour la participation, l'adhésion sans conditions à ce mode de vie, où la réussite tient en deux mots : travail et volonté.


C'est une ville paradoxe: belle, blanche et verte, harmonieuse, étalée sur les bords du Potomac.  Avec une sorte de nonchalance sudiste, elle trompe bien son monde.  Dans ses larges avenues, où le flot des voitures glisse comme sur un tapis roulant, les piétons - toutes races et origines confondues - vont sans hâte dans la chaleur moite de l'été.  Mais, dans les buildings, les fourmilières humaines fonctionnent à plein rendement: de 7 heures du matin à 7 heures du soir, voire davantage, le rythme de travail, à peine interrompu par un lunch léger et rapide, ne décélère pas.  Le gâteau de dollars ne se croque pas dans l'oisiveté.

La conquête de l'espace business est accessible à tous, mais il faut être le meilleur, le plus endurant, et avoir lesté son cerveau d'un background valable ou ses mains d'un savoir-faire de haut niveau.

Il ne faut compter que sur soi-même.  Ici, pas d'État-providence.  C'est à prendre ou à laisser, et savoir ce que l'on veut: gagner largement sa vie, disposer de moyens et d'équipements performants, voir ses efforts porter des fruits abondants, tenir un rôle utile dans la société d'aujourd'hui - et peut-être de demain - en donnant le maximum de soi-même ou renoncer à participer au grand jeu de la performance.
 

RENCONTRES ET DECOUVERTES

Durant ces dix jours de pérégrinations dans la capitale américaine, notre cicérone sera Didier HEIREMANS, International communications consultant et délégué de l'Union francophone des Belges à l'étranger.  Il est jeune - 39 ans mais a déjà engrangé, depuis seize ans qu’il vit ici, des expériences professionnelles qui lui ont ouvert les milieux les plus importants du pays: un large réseau de relations qu’il met au service de ses compatriotes et de causes telles que la lutte contre le sida.  Francophone de Bruxelles (il ne renie pas pour autant son ascendance flamande. il se targue plus Volontiers d'être Belge), il a passé son enfance en Allemagne et pratiqué très tôt les trois langues, auxquelles se sont ajoutées l'anglaise et l'italienne.  Aux Etats-Unis, il a fait un BSBA (bachelor of sciences and business administration) et un MBA (master in business administration).  Ses nombreux amis, qu’il reçoit volontiers dans sa maison où abondent les objets précieux et originaux, savent qu’il est le relais-clé pour tous.
Organisateur d'événements, il est membre de plusieurs associations importantes et, entre autres, du National Press Club.  C'est chez lui, d'ailleurs, que notre premier contact avec la société belge de Washington a eu lieu.



Souriant, débordant de dynamisme, David LAFFINEUSE, né à Tournai, a fait sa rhéto ici en 87, dans le cadre d'échanges d'étudiants.  Puis, devenu ingénieur commercial de la FUCAM à Mons, il est revenu à Washington et a épousé une Américaine.  Il nous reçoit dans son bureau de l'EDS, l'une des grandes firmes américaines de technologie, où il est devenu directeur de projets en informatique. Il insiste pour que les universitaires belges se fassent connaître:   y a, dit-il, 500 places disponibles à EDS à Washington et des dizaines de milliers d'autres à travers les E.-U., surtout en technologie.  Lui-même est le seul Belge sur 1.200 employés.  Or, les firmes américaines accordent des primes à ceux qui leur trouvent des employés et s'appliquent à faire augmenter les quotas à l’immigration.  Même les stages sont payés.  Mais il faut savoir que le salaire est basé uniquement sur la performance, qui est évaluée tous les six mois.  Pour postuler, un simple résumé des qualifications suffit, seul l’anglais est requis comme langue, ni âge ni photo.



Tout autre rencontre est celle de la baronne Ghislaine GODENNE, psychiatre et professeur d'université à Baltimore, ville proche de Washington, qui nous reçoit dans son adorable maison blottie dans un jardin tropical et véritable caverne d’Ali Baba: mille trésors venant de tous les coins du monde se côtoient sur les meubles et les murs.  Devenue assistante sociale en 43, elle avait décidé d'entreprendre des études de médecine à l'UCL, et, arrivée aux E.-U. en 195 1, a fait son internat à Washington.  Après trois ans, elle était chef de service.  Ensuite, elle se spécialise en pédiatrie et psychiatrie et s'occupe surtout des adolescents.  Sa carrière n'a pas été facile: aux Etats-Unis, être femme médecin exige d'être la meilleure pour se faire accepter (machisme pas mort!).  Le Dr Godenne a beaucoup publié, donné d'innombrables conférences à travers le monde et trouvait encore le temps de s'occuper de guidisme.  Les jeunes ici, trop livrés à eux-mêmes, sont heureux d'y trouver cette discipline qui leur fait cruellement défaut.  Mme Ghislaine Godenne, débordante de vie et de bonne humeur, s'est, par sa valeur personnelle et sa volonté tenace, hissée au niveau international dans sa spécialité: c'est à juste titre que le roi Baudouin, pour qui elle a une vénération, l'a anoblie.



Le comte Lancelot d'URSEL, fils d'ambassadeur, est né à Louvain. il fait des études d’économie des pays en voie de développement à l'ICHEC de Bruxelles et travaille cinq ans à la Cour des Comptes européenne.  Heureux de quitter les bureaux luxembourgeois, il devient opérationnal specialist à l'Inter-American Development Bank à Washington: le projet, dont il s'occupe actuellement, concerne la création d'une Bourse aux Bahamas.  Sa femme, Nathalie d'OULTREMONT, a occupé un poste à la National Gallery of Arts. ils nous reçoivent dans leur jolie propriété du Maryland, riche de souvenirs de famille et... de trois jeunes enfants pleins de vitalité.  Mais Lancelot d'Ursel projette de rentrer en Belgique pour s'y lancer dans le domaine privé.



C'est dans les laboratoires du  NIH (National institute of Health) que nous rencontrons Inès ROYAUX, jeune biologiste namuroise, née en 1970, qui a obtenu un doctorat aux Facultés de Namur.  En vue de préparer son post-doctorat, elle était venue à Washington pendant trois mois et, ses études terminées en Belgique, a cherché un emploi aux E.-U. via Bio-Intemet.  Engagée tout de suite, elle collabore aux recherches menées par Eric Green, chef connu de la Genome Technoly Branch, sur le génome 7, et concernant le syndrome de Pendred (surdité et goitre congénitaux).  Bénéficiant d'une bourse de deux ans, qui peut être prolongée, Inès Royaux trouve cette opportunité extraordinaire.  Ici, beaucoup de possibilités s'offrent aux chercheurs: la concentration de matière grise y est remarquable, ce qui permet des échanges fructueux, et, tous les jours, on peut assister à des conférences de très haut niveau.  C'est un lieu exceptionnel pour les jeunes chercheurs en post-doctorat.
 

PLUS OUVERT

Dans un tout autre domaine, mais combien utile, notamment à nos compatriotes vivant aux Etats-Unis, Nicholas FOBE, est avocat.  Gantois d'origine, musicien dans l'âme (il est violoniste et pianiste), il rêvait de l'Amérique.  Il obtient une bourse en 1979 et, après l'université de Jacksonville et une maîtrise en musique à l'Université d'Indiana, commence le droit à l'Université de Fordham à New York et conquiert son diplôme à Washington.  Marié à une NewYorkaise, père d'une fille et d'un garçon, il est devenu, comme il le dit, Américain parmi les Américains.  Associé à une juriste belge, Anne-Marie Verstegen, il a installé ses bureaux face à la Banque Mondiale et conseille sa clientèle au sujet de toutes les questions qui peuvent se poser à qui s'installe aux Etats-Unis.  Outre l'anglais, il pratique nos deux langues nationales, plus l'allemand et l'espagnol.  Deux fois par mois, fidèle à la musique, il joue au sein d'un quatuor..



Originaire de Flandre, elle aussi, Katrijn DELODDER-DE BLOCK a fait ses études commerciales à Gand.  Son mari, Kurt, est haut fonctionnaire belge à la Banque Mondiale (où travaillent une centaine d'autres Belges).  Sacrifiant sa propre carrière pour suivre son mari, elle commence par être réceptionniste à l'ambassade belge pendant deux mois, puis devient assistante de l'attaché commercial, Alain De Craene, durant trois ans.  Ensuite, eue sollicite et obtient un emploi à INTELSAT en novembre 1997.  Dans ce véritable palais de verre, 180 nationalités différentes se côtoient, dont six ressortissants belges.  Elle s'occupe des Customers services and sales coordination pour les pays membres de l'Europe mais, deux fois par semaine, de 20 à 22h, se rend à l'Université en vue d'obtenir un master en management.  Lorsque l'on réussit les examens, Intelsat paie les études.  Tout en restant très attachée au pays natal, Katrijn constate que l'expatriation rend plus ouvert, plus indépendant.



En Virginie, un des Etats jouxtant Washington D.C., un petit restaurant très convivial est tenu par Danièle JOHNSON, Bruxelloise de bonne souche, mariée à un Américain rencontré à Bruxelles dans un restaurant chinois et qui travaillait pour l'OTAN.  Aux Etats-Unis depuis 15 ans, elle a d'abord vécu à bord d'un bateau sur la rivière Occoquan durant huit ans.  Puis, ayant ouvert un café et acheté le petit immeuble qui l'abritait, elle en a fait un restaurant fort apprécié, non seulement des Belges, mais aussi des Américains, dont les goûts évoluent, dit-elle. Le Bistrot Belgique Gourmande offre un beau choix de bières et de produits belges et a même obtenu le prix des Meilleures frites!  Une ravissante jeune fille de 16 ans traverse la salle: c'est la fille de Danièle, preuve tangible d'un métissage américano-belge réussi...
 

BONS CUISINIERS

Toujours dans la gastronomie, c'est à l'ambassade du Canada à Washington que nous rencontrons Christian LEPIECE.  Ce chef, de famille narnuroise, est né au Congo en 195 1, à Jadotville.  C'est à Namur qu'il fait ses études d'hôtellerie, puis il passe un an en Afrique du Sud.  Ensuite, il travaille un an aux Etats-Unis, avant de rentrer en Belgique pour trois ans.  Il exerce ses talents au Château de Namur et enseigne dans les écoles d'hôtellerie de Libramont, Bouillon et Arlon.  En 1985, il remarque une annonce: on demande un chef cuisinier à l'ambassade du Canada à Washington. Et le voici qui préside désormais aux grandes réceptions, banquets, ou aux menus quotidiens l'ambassade, mettant tout n savoir-faire au service d'une gastronomie où il allie la tradition à des innovations discrètes u internationales.  Auprès de lui, un jeune, Etienne BASTIN, qu’il a fait venir de Belgique.  Christian Lepièce a des contacts réguliers avec des jeunes Belges de l’hôtellerie et a procuré des emplois à plusieurs d'entre eux, car, dit-il, les Américains s'aperçoivent que les chefs belges sont de bons cuisiniers. il y a d'énormes possibilités dans ce pays - il suffit de consulter Intemet - et pas seulement en hôtellerie: on cherche aussi des boulangers, des pâtissiers, des professeurs dans les lycées français et les écoles internationales, des coiffeurs, des infirmières, etc.

Brigitte, la femme de Christian, travaille à l'ambassade de Belgique depuis six ans et ils ont une fille, Caroline, qui étudie au Lycée français où l'on propose les deux baccalauréats: français et américain.
 

VERTE CAMPAGNE

Pour nous rendre chez lui, à Gaythersburg Marc SERVAIS nous emmène à travers la verte campagne des environs de Washington.  Dans sa maison, dessinée selon ses plans, sa compagne russe, Irina, et sa fille, Irène, 11 ans, nous accueillent.  Marc Servais, né à Rocourt en 1964, a fait des études de traducteur (espagnol et anglais) à l'Université de Mons. il travaillait à la Banque nationale à Bruxelles quand un ami lui montra une annonce du FMI (Fonds monétaire international).  Il répond, passe un concours et, un an et demi plus tard, en 1994, arrive aux Etats-Unis: 35 Belges (sur 2.000 employés) sont occupés au FMI.  Selon lui, la vie culturelle s'est nettement améliorée depuis quelques années, on passe des films en français, et même des films belges; il y a des clubs vidéo, les musées sont tous gratuits.  Marc nous assure que les professeurs de français trouvent un emploi du jour au lendemain ici, et qu’il y a un marché pour les traducteurs indépendants.  Tous ensemble, nous partons dans un restaurant original - c'est également un lieu où l'on brasse de la bière - au centre de la petite ville.  C'est là que nous retrouverons...

...Françoise CHOME, nutritionniste.  Née à Uccle, elle vivra avec sa famille à Kigali, au Rwanda, de 1964 à 1972.  Elle y repartira à 25 ans, et enseignera à l'Ecole de Nutrition et Diététique de Kanzi et à l'Université de Butare pendant deux ans.  Arrivée aux E.-U., en 1991, elle obtient un diplôme d'ingénieur en industries agro-alimentaires au Minnesota, fait encore deux ans d'études en Géorgie, puis vient à Washington.  Elle travaille à SUSTAIN (Sharing United States Technology to Aid in the Improvement of Nutrition) en qualité de manager pour les Micronutrient Programs, où elle s'occupe du transfert des techniques alimentaires.  Pour cela, elle voyage énormément, en Afrique, en Haïti, etc.  Vive, extravertie, sympathique, cette grande jeune fille incarne une jeunesse qui sait prendre des risques et se passionner pour faire oeuvre utile.
 

AGENCE DE VOYAGES

Odette JANSSENS-THIRIARD est liégeoise, née à D'jud'là (son grand-père fut le fondateur du Grand-Bazar).  Elle épouse en 1952 un ingénieur civil-architecte de l'ULG.  Après avoir participé au bureau d'études des Conduites d'eau, Jacques Janssens est envoyé en Afrique en 64, puis passe quatre ans à Amsterdam et poursuit, avec sa femme, ses voyages à travers le monde.  Attaché technique à l'ambassade belge à Washington, engagé par Tractebel ensuite, toujours à Washington, et enfin consultant à la Banque Mondiale, il décédera d'une infection des poumons due à l’amiante absorbé dans le bâtiment Schuman.  Odette et Jacques ont eu deux fils: l'un vit aux États-Unis, l'autre a repris une agence de voyages à Bruxelles. jamais inactive, Odette Janssens a d'abord travaillé deux ans dans une bijouterie et, depuis treize ans, dans un magasin du centre de Washington, Lannes Luggage.  Fidèle à sa ville natale, cependant, elle achète toujours ses robes à Liège...
 

AU SERVICE DES FIRMES

Peu avant 8 heures du matin, Patrick EVERARTS de VELP nous accueille à l'ambassade de Belgique où il est traite commissionner (attaché commercial).  Déjà, à 10 ans, avec son père magistrat, il part à l'étranger, Tanger et Casablanca.  En 1968, sorti de l'ULB, il est engage par une société commerciale et circule pendant neuf mois en Afrique.  Ensuite, retour au Maroc comme attaché commercial et, enfin, Washington.  Marié à une Française artiste peintre, Patrick de Velp a trois filles de 21, 19 et 16 ans et pratique l'aviron quotidiennement, avec passion.  Autrefois, il y avait dix attachés commerciaux belges aux E.-U.; mais, depuis la communautarisation, il n'en reste que cinq: à New York, San Francisco, Atlanta, Chicago et Washington.  Or, l'enjeu est d'importance pour notre pays: nos attachés commerciaux sont au service des firmes belges et les informent sur les créneaux ouverts à l'exportation, les possibilités de travaux, d’investissements ou d'investissements sur place, proposent des études approfondies par secteurs, donnent des pistes de contacts.  Concernant nos enseignants, il faut savoir qu’il y a 160 lycées français aux E.-U. qui cherchent des professeurs.  Quant à la Banque Mondiale, qui met continuellement en chantier de nouveaux projets, les opportunités d'emploi y sont nombreuses et variées.  Notre attaché commercial à Washington est un contact dont il faut se souvenir.
 

LA BONNE REPUTATION DES BELGES

Comme son nom ne l'indique absolument pas, John F. MAY est Belge à cent pour cent.  Sa femme, Anne, qui travaille au Lycée français, l'est aussi.  Ils sont à Washington depuis dix ans, où John, docteur en démographie de l'UCL et de la Sorbonne, est actuellement Population and Development coordinator pour la région Afrique à la Banque Mondiale.  Mais il a travaillé précédemment à Madagascar, en Haïti et en Nouvelle-Calédonie.  Le curriculum vitae de John est impressionnant, et ses publications multiples. il prépare un ouvrage sur la démographie dans le monde pour la collection Que sais-je?  John May, exemple vivant du savoir et de l'efficacité des meilleurs de nos compatriotes, confirme l'excellente réputation qu’ils ont auprès des plus hautes instances américaines.
 

ELOGE DES UNIVERSITES AMERICAINES

Pierre-Olivier COLLEYE, 32 ans, fils de journalistes bien connus chez nous, n'est pas un nouvel expatrié: déjà, de 16 à 18 ans, il étudie à Vancouver, au Canada, où, entre autres, il apprend le chinois, et obtient son baccalauréat.  Rentré en Belgique, il suit les cours de l'European University à Bruxelles, travaille deux ans chez IBM à La Hulpe, puis fait un master à Yale. il nous fait l'éloge des universités américaines où les professeurs s'attachent à former l'étudiant, à le responsabiliser, plutôt que de le moffler.  Une sorte de contrat, nous dit-il, s'établit ainsi entre l'université et l'étudiant, dont le but est de le faire réussir.  Les études coûtent très cher, il s'agit quelles soient productives.  Engagé à la Banque Mondiale, Pierre-Ofivier revoit Beth, une jeune Américaine camarade de classe à Vancouver, qui fait des études de droit.  Ils se marient, et, pendant deux ans, P-.0. fera, chaque week-end, la navette Washington-Chicago, où Beth étudie.  diplômée, elle fait partie maintenant d'un très important bureau d'avocats où, comme son mari, comme tant d'hommes et de femmes de toutes nationalités aux E.-U., elle travaille énormément, appliquant à la lettre le célèbre struggle for life.  Mais quand ils se retrouvent, elle et lui, dans leur délicieuse maison de bois, datant d'avant la Guerre civile, dans la périphérie de Washington, le temps suspend son vol, leurs deux lapins familiers glissent sans bruit sur les tapis et la porte du charmant living s'ouvre sur un jardin minuscule où la nuit d'été et les plantes au parfum sucré créent un décor intemporel.

UN BILAN TRES POSITIF

De toutes nos rencontres à Washington, nous ramenons une certaine fierté de constater l'estime dont jouissent nos compatriotes, de l'admiration pour leur courage et ce qu'ils réalisent, pour l'enthousiasme aussi avec lequel ils se donnent à leur travail, et l'heureuse découverte de toutes les possibilités qui s'ouvrent aux jeunes - et moins jeunes - Belges. Etudes et stages de haut niveau, emplois intéressants et bien rémunérés, opportunités diverses de participation à de grands travaux ou d'installation de petites et moyennes entreprises: l’éventail est large et les incitants, les appuis existent.

En contrepartie, il y a: la volonté, d'abord, de s'informer et d'être prêt à donner le meilleur de soi-même, posséder un bagage professionnel de qualité et la capacité de s'adapter à un milieu exigeant mais gratifiant.  Washington est facilement accessible - une ligne aérienne directe et peu onéreuse fonctionne tous les jours - pourquoi ne pas s'y rendre, muni de quelques bonnes adresses, et prospecter les opportunités?

Marie-Madeleine Arnold.
© Le Soir Illustré du 5 août 1998


 

Préoccupé par l'aide aux Belges expatriés


Bilan d'un ambassadeur

Notre ambassadeur, André Adam (avec son épouse, sur cette photo), quittera bientôt son poste pour occuper celui de représentant permanent de la Belgique auprès des Nations Unies à New York.  Il nous brosse un tableau de ses initiatives et des impulsions qu'il a données à notre ambassade durant son mandat: une plus s grande ouverture, avec l'appui du ministre Derijcke, aux  problèmes des Belges expatriés, une transparence et un service accrus.  Réactiver la mission si utile des consuls honoraires et la motivation des conseillers du Commerce extérieur a aussi été au coeur de ses préoccupations.  La Création, avec les moyens du bord, d'un site lnternet, l'attention aux problèmes lancinants de la daube nationalité et du droit de vote des expatriés, l’incitation à une Présence plus intense de la Belgique francophone sur ce podium du monde, des contacts plus étroits avec le monde des affaires, les universités et les milieux scientifiques, qui trouveraient ici un terrain fertile pour obtenir des investissements et clés emplois: autant de dossiers qui ont animé l'action de notre représentant dans la capitale américaine, dossiers auxquels il souhaite trouver un écho auprès de nos instances francophones trop frileuses.

Le message passera-t-il?
 
 

La B.D. belge est connue en Amérique


Tintin à Washington.

Petite exception parmi les rencontres nationales: une jeune Américaine, Jenny TAYLOR, qui, après avoir travaillé au secrétariat de la Maison-Blanche, a eu l'heureuse idée d'ouvrir, avec son mari, une boutique Tintin, qu'elle a baptisée Bashibazouks.  Ouverte depuis peu de temps, la boutique rencontre déjà un franc succès: personnel des ambassades, anciens militaires ayant séjourné en Europe et nombreux francophones vivant à Washington la fréquentent assidûment.
Tous les Américains connaissent notre petit reporter!  Ce magasin est, avec son alter ego situé à Son Francisco, le seul de ce genre aux Etats-Unis.  Mais il ne possède pas encore de Schtroumpfs! lacune, que Jenny comblera 1lors d'un prochain voyage à Bruxelles.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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