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MAURITANIE |
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| Flore et Faune | Population | Gouvernement | Mine & Industries, | ||
| Echanges | Histoire | Colonisation | Indépendance | Conflit du Sahara |
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Le pays mauritanien et ses ressources Relief et climat Pays essentiellement désertique, à l'exception de la vallée inondable du fleuve Sénégal au sud, la Mauritanie s'étend sur les deux tiers de sa superficie dans le Sahara. Le relief, arasé, est constitué de sédiments, de débris rocheux (regs) et de dépôts sableux (dunes) d'où émergent, ça et là, comme des îles au milieu d'un océan immobile, des massifs de faible altitude, le plus souvent de forme tabulaire, attaqués par une intense érosion éolienne. Un reg immense et plat s'étale dans l'extrême nord sur le rebord de la grande dépression de Taoudenni qui occupe le centre du Sahara. Il en est de même, à l'est, de la Majabat al-Koubra, le long de la frontière malienne.
Au centre, le massif de l'Adrar, composé de plissements orientés nord-sud-ouest, s'élève à 500m d'altitude en moyenne (825m au piton du Teniagouri) dans des paysages grandioses (passe d'Amodjar). Le Guelb er Richat, curiosité géologique exceptionnelle en forme de bulle éclatée d'une quarantaine de kilomètres de diamètre, complète l'Adrar à l'est. Flore et faune mauritanienne
Le pays est traversé dans sa partie septentrionale par le tropique du Cancer et, bien que la Mauritanie soit classée parmi les régions arides, les
zones végétales présentent un échantillonnage nuancé de forêts-galeries et de savanes à grandes herbes et baobabs au sud (550mm d'eau annuels), de steppes sahéliennes à acacias au centre (150mm d'eau annuels), pour se terminer dans les grandes étendues du nord, par des buissons et des touffes de plus en plus éparses qui annoncent la dune vive ou le désert de pierres. Ressources naturellesLes gisements de minerai de fer de Fdérik-Zouérate et des Guelbs constituent la principale ressource du pays. Il possède des gisements de phosphates dans la vallée du fleuve, de soufre et d'yttrium. L'or est également exploité. La pêche constitue l'autre ressource dont la Mauritanie tire partie sous la forme de droits de pêche. Population et société mauritanienneDémographie
Le pays est peuplé de Noirs et d'Arabo-Berbères, les Maures, traditionnellement nomades, mais en partie sédentarisés
du fait de l'industrialisation et de la désertification qui ont accentué l'exode rural. Les rapports communautaires s'expriment surtout à travers les clivages culturels et sociaux car les métissages ont été constants à travers l'histoire. Les descendants des anciens captifs noirs, intégrés au système culturel
arabo-berbère, sont considérés comme des Maures. Divisions administratives et principales villes de mauritanie:
Le pays est divisé en douze régions, chacune étant administrée par un conseil et un district comprenant la capitale et plus grande ville du pays, Nouakchott. La capitale de la Mauritanie fut créée en 1957 en prévision de l'indépendance du pays, à partir d'un simple poste militaire à la jonction du pays maure nomade et des sédentaires de la région du fleuve. Elle n'a cessé d'attirer les populations de l'intérieur et n'est pas loin d'atteindre les sept cent mille habitants. Les anciennes villes caravanières (Chinguetti, Ouaddane, Tichit, Oualata) sont à l'agonie en raison de la disparition du commerce transsaharien. Langues et religions en mauritanie
L'islam, religion officielle, est pratiqué par 99p.100 de la population. L'arabe hassanya est la langue officielle, le pular (peul), le wolof et le soninké sont reconnues langues nationales. Éducation en mauritanie
En 1995, près d'un Mauritanien sur trois ne savait ni lire ni écrire. Le gouvernement s'emploie à mettre en place une scolarité primaire gratuite, mais les efforts dans ce sens s'avèrent sans grand résultat en raison du style de vie nomade de la population. Cependant, il faut compter avec les écoles coraniques qui familiarisent les enfants avec la lecture et l'écriture de l'arabe. Gouvernement et vie politique en mauritanie
La Constitution de 1961, promulguée peu de temps après l'indépendance, fut suspendue en 1978 à la suite d'un coup d'État. Les pouvoirs législatif et exécutif passèrent alors aux mains du Comité militaire de salut national (CMSN) composé de vingt-trois membres permanents et dirigé par un président, faisant également fonction de chef d'État. Le Conseil des ministres, nommé par le Comité, était composé de vingt-deux membres, dont le Premier ministre. Une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en juillet 1991, proclama la Mauritanie «!République islamique, arabe et africaine!», dont la charia (la loi islamique) est la source légale. Économie mauritanienne
L'économie mauritanienne est traditionnellement de type pastoral et agricole, axée sur les échanges entre le Nord (désert) et le Sud (savane). Toutefois, seuls l'exploitation minière, le commerce et la pêche assurent un minimum de revenus à la population et à l'État. Le pays dépend largement de l'aide internationale, qui représente annuellement 20p.100 du produit national brut (PNB), évalué en 1994, à
1,10 milliard de dollars. Le PNB s'élevait à seulement 500 dollars par habitant. La dette extérieure dépasse deux milliards de dollars. Agriculture mauritanienne
L'agriculture occupe 67p.100 de la population active et contribue pour un tiers au PNB. L'élevage est l'activité principale du pays maure. En 1993, le cheptel comptait moins d'un million de chameaux,
1,3 million de bovins, 4,8 millions de moutons et un peu moins de chèvres. L'élevage de chameaux, pratiqué essentiellement pour le transport traditionnel par caravane est en forte diminution. La zone agricole se situe principalement dans le Sud et les oasis. Mines et industries mauritaniennes
La production annuelle de minerai de fer issu principalement du gisement de Fderik-Zouerate et des guelbs (buttes riches en minerais), se chiffrait à quelque 10millions de tonnes par an au début des années 1990, le fer contribuant pour 13p.100 du PNB. Les mines de cuivre d'Akjoujt, qui furent une industrie importante, ont été fermées en 1978. La Mauritanie a produit 1,9tonne d'or en 1994. Échanges en mauritanie
L'unité monétaire est l'ouguiya, unité divisible en cinq khoums. La Banque centrale de Mauritanie (fondée en 1973) est chargée de l'émission de la monnaie.
En 1994, les exportations annuelles, constituées principalement de minerai de fer, s'élevaient à
394 millions de dollars.
Les transports sont assurés par des liaisons aériennes dans toutes les régions par Air-Mauritanie. La Trans-Mauritanienne Nouakchott-Néma (la Route de l'espoir), une route bitumée qui nécessite un désensablement constant a été inaugurée en 1978. La route côtière dessert Rosso, Nouakchott, Akjoujt et se prolonge vers Atar. Histoire de la mauritanieDes vestiges datant de l'âge de Pierre sont présents partout dans le pays. Les variations climatiques et la désertification du Sahara, déclenchée il y a dix millénaires, ont déterminé le peuplement du pays. Les villages néolithiques des Dhar Tichit et de Oualata datent du IIIemillénaire avant notre ère et révèlent des traces de culture du mil, de pêche dans les mares et les lacs nombreux à l'époque, et d'élevage de bovins. Sur la côte, des amas de coquillages témoignent de l'existence d'une population de pêcheurs commerçant avec l'intérieur au tournant de notre ère. L'édification de la société maure
Des Berbères nomades venus du nord, possesseurs de chevaux et de chameaux, s'installèrent dans cette région en voie de désertification à partir du Iermillénaire apr.J.-C. Ils assujettirent les agriculteurs noirs, qui devinrent leurs tributaires et introduisirent la culture du palmier-dattier dans les zones pourvues de sources donnant ainsi naissance à des oasis. Les nouveaux arrivants appartenaient à la confédération des Sanhadjas qui domina les échanges entre l'Afrique du Nord et l'empire du Ghana, dont la capitale était Koumbi Saleh dans le sud-est mauritanien. Le grand comptoir entre ce royaume d'où parvenait l'or du Soudan se trouvait à Aoudaghost.
De cette époque date la structuration en castes de la société mauritanienne: au sommet de la pyramide se trouvaient les tribus libres,
Berbères et Arabes, les premiers étant les lettrés (les Sanhadjas firent la réputation de Chinguetti, pôle culturel et intellectuel de l'Ouest saharien), les «!marabouts!» ou les commerçants tandis que les nomades arabes constituaient la caste des guerriers ou «!Hassan!», à laquelle étaient intégrées certaines tribus berbères. La colonisation française de la mauritanie
Remontant le fleuve Sénégal, les Français, établis à Saint-Louis, passèrent des accords avec les tribus maraboutiques de cette région (traité avec les émirs du Trarza et du Brakna en 1858) et pénétrèrent pacifiquement dans le pays (alliance avec les marabouts groupés autour de Cheik Sidiya, 1901-1905). La pacification du Tagant, de l'Adrar et du Nord se heurta en revanche aux tribus Hassan (1910-1933) et guerrières
berbères (Regueibat, Ouled Delim). L'extrême nord demeura toujours une région de semi-dissidence face aux tribus nomadisant entre le sud marocain, le Sahara espagnol et la région de Tindouf au Maroc. Indépendance et conflit du Sahara-Occidental
En 1956, alors que l'autonomie interne était accordée à la Mauritanie, l'ancien député mauritanien promarocain à l'Assemblée nationale française, Horma Ould Babana, se réfugia au Maroc après son échec aux élections. En 1957, Nouakchott devint la capitale mauritanienne. Le 28septembre 1958, l'Assemblée territoriale proclama la République islamique de Mauritanie alors que les partisans d'Horma l'avaient rejoint au Maroc. La Mauritanie devint néanmoins membre de l'Organisation des Nations unies (ONU) en 1961, sous la direction de Moktar Ould Daddah, premier président de la nouvelle république (il fut réélu régulièrement jusqu'en 1976). En 1970, la signature d'un traité à Casablanca mit un terme aux revendications marocaines. Trois ans plus tard, la Mauritanie intégrait la Ligue arabe. Mais un mouvement nationaliste
saharien, le Front Polisario, composé de Sahraouis, d'anciens membres de l'armée de libération marocaine et d'opposants mauritaniens soutenus par l'Algérie, et partisans d'un Sahara-Occidental indépendant, menèrent une guérilla meurtrière qui affaiblit le pays. En juillet 1978, le président Ould Daddah fut renversé par un coup d'État mené par le lieutenant colonel Mustafa Ould Salek. Un nouveau changement à la tête de l'État eut lieu en 1980, lorsque le Premier ministre Mohamed Ould Haidalla prit la présidence du pays et renforça la loi islamique. Il résista à un coup d'État en 1981, mais fut destitué par son chef d'état-major, le colonel Maaouya Ould Sidi Ahmed Taya, en 1984. En 1989, des revendications pour un meilleur équilibre en faveur de la communauté négro-africaine entraînèrent une forte tension avec le Sénégal: des dizaines de milliers d'éleveurs noirs furent expulsés vers le Sénégal, qui renvoya parallèlement dans leur pays cent mille mauritaniens vivant au Sénégal. Dans le même temps, les communautés s'affrontaient violemment. Confronté aux critiques internationales pour le non-respect des droits de l'Homme, Taya fit promulguer une nouvelle Constitution et instaura le multipartisme en 1991. Il fut élu président en 1992, malgré une victoire contestée. Membre de l'Union du Maghreb arabe, la Mauritanie demeure travaillée par des forces contradictoires: islamistes contre baasistes partisans de la laïcité (la Mauritanie a soutenu Saddam Hussein pendant la guerre du Golfe), Maures contre Noirs du fleuve.
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