Dans les hallucinog�nes � proprement parler, nous trouvons le di�thylamide de l'acide lysergique, appel� plus couramment L.S.D. (de l'allemand "Lyserg S�ure Di�thylamid"), qui est le plus connu. En fait, les effets de telles drogues, contrairement � celles utilis�es en m�decine, n'ont des effets que n�gatifs. Bien que les types d'hallucinations soient vari�s, suivant qu'il s'agisse de L.S.D., de mescaline ou de ph�nylcyclidine (PCP), la cons�quence n'est jamais qu'un d�r�glement des sens et du syst�me nerveux, des troubles psychologiques et de l�sions au cerveau. De plus, comme ces produits sont fabriqu�s plus ou moins facilement en laboratoire et ne n�cessite ni pavot, ni coca, ni chanvre - les grosses exploitations du march� de la drogue "courant" -, je ne suis absolument pas pour leur lib�ralisation.

Pour en venir au fait, justement, quelles drogues doivent �tre autoris�es et quelles autres interdites ou disponibles uniquement � de fins m�dicales strictes. Il me para�t �vident que le cannabis, qui n'entra�ne qu'une tr�s faible d�pendance, voire pas du tout, et est, en outre, beaucoup moins toxique que la cigarette ou l'alcool doit �tre l�galis�. Il l'est aux Pays-Bas et le pays ne s'en porte pas plus mal.
Les hypnotiques sont bien comme ils sont : autoris�s sous surveillance m�dicale. Attention tout de m�me � ne pas en abuser. Je serais pour un durcissement de l'utilisation (ou la facilit� d'acc�s) aux barbituriques, mais c'est aux m�decins qu'il convient d'en juger plut�t qu'� moi.
Les opiac�s sont les premiers vis�s lorsque je parlais de cr�er des points de ventes sp�ciaux qui aideraient les toxicomanes � sortir de leur d�pendance. Des produits de substitution existent, qui permettent aux drogu�s de satisfaire leurs besoins physiques ou psychologiques sans toutefois subir les effets toxiques de l'h�ro�ne (ou de la morphine).
En ce qui concerne les stimulants, une question se pose. Faut-il donner libre acc�s � la coca�ne, dans des points de ventes sp�cialis�s o� l'acheteur serait "fich�" et suivi m�dicalement, m�me pouss� � arr�ter sa consommation nocive, tout en gardant obligatoire la prescription m�dicale pour les amph�tamines les plus fortes (comme le Captagon ou la Pervitine) ou faut-il aussi l�galiser totalement les amph�tamines par la m�me occasion ? Il serait illogique en effet de laisser la coca�ne en vente "libre" surveill�e et de ne pas le faire pour les amph�tamines, moins fortes. La raison est qu'il n'y a pas de trafic d'amph�tamines, qu'il n'y a pas d'exploitation de main d'�uvre pour en produire, ni de crime ou quoi que ce soit.  D'une autre mani�re, il y a aussi des personnes "drogu�es" aux "amph�ts".  Pourquoi ne pas leur accorder de la m�me mani�re un suivi qui les aiderait � se sortir de leur d�pendance ? Le probl�me est moins simple que cela. La plupart des gens abusant des amph�tamines sont des �tudiants ou des cadres qui en prennent parce qu'ils ont besoin d'am�liorer leurs capacit�s (de concentration, de r�sistance, etc.).  De plus,  il y a des amph�tamines qui ne requi�rent pas de prescription m�dicale. Comme nous l'avons vu plus haut, c'est l'abus qui nuit plus que le produit en lui-m�me. A la rigueur, prendre des fortes amph�tamines ou m�me de la coca�ne pendant quelques jours seulement et en dose "raisonnable"  n'est que l�g�rement nocif pour le sujet.  C'est comme pour l'alcool ; un verre de temps en temps, �a va, mais boire, surtout immod�r�ment, tous les jours ou r�guli�rement, �a fait des d�g�ts. Des �tudes ont prouv� que l'alcool �tait aussi nocif que l'h�ro�ne et peut-�tre m�me plus dangereux que la coca�ne.  L�galiser cette derni�re n'est donc pas un acte d'inconscience d�mesur�e ; seulement les gens ont fait tant d'histoire autour de la drogue qu'ils n'imaginent m�me plus ce que celle-ci peut r�ellement �tre ou ne pas �tre. Les histoires de trafic et de criminalit� qui tournent autour de la coca�ne (et les autres) ont fait perdre conscience aux gens qu'� la base il ne s'agit que d'un commerce illicite et pas d'une arme de destruction de masse. Seulement, on a pris tellement de mesures et celles-ci furent tant dramatis�es - notamment par les films, les romans et les m�dias - que le citoyen moyen (et m�me la plupart d'ailleurs) a assimil� le mot drogue � celui d'un fl�au terrible qui d�vastait la plan�te. Mais derri�re tout cela ne se cache que des fausses croyances et surtout le fait que le crime est n� de l'interdiction ; et c'est �a que les gens refusent de voir.
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