Lyne Bessette
à la Coupe du monde sur le Mont Royal
le 28 mai 2000

Bessette termine douzième à la Coupe du Monde

Montréal (DIAPO)
Même si les Canadiennes sont de plus en plus présentes dans les pelotons internationaux, ce sont les Européennes qui ont dominé la quatrième étape de la Coupe du Monde de cyclisme sur route, présentée dimanche, à Montréal.

Les milliers de spectateurs, massés le long du parcours du Mont-Royal, ont dû attendre au dixième tour avant que ne se produise un coup d'éclat. Avec un tour à faire (sur un total de 12), Fabiana Luperini (Italie) et Pia Sundstedt (Finlande) ont pris 45 secondes d'avance sur leurs plus proches poursuivantes. C'est finalement la Finlandaise qui a remporté la course, Luperini cédant la victoire à sa coéquipière, mieux placée au classement général de la Coupe du Monde.

Du côté canadien, on attendait beaucoup de Lyne Bessette et Geneviève Jeanson. Très actives durant les trois quarts de la course, surtout dans la montée du chemin Camilien-Houde, les deux favorites de la foule n'ont pas été en mesure de combler les attentes élevées des partisans. Bessette a pris le 12e rang de l'épreuve, alors que Jeanson a terminé 24e.

«Je suis satisfaite de ma course car je ne savais pas à quoi m'attendre», a expliqué Bessette. L'athlète de l'équipe Saturn a bien tenté de rattraper l'échappée victorieuse, mais le groupe de poursuite n'a pas coopéré. «Il y avait seulement Tracy Gaudry (gagnante de l'étape en 1999) et moi qui travaillions pour rejoindre l'échappée ! C'est dommage car pendant plusieurs kilomètres, nous étions en mesure de les rejoindre.»

Malgré tout, la satisfaction du devoir accompli était visible sur le visage de l'athlète de 25 ans. «J'ai dû prendre beaucoup de repos au cours des deux dernières semaines, ce qui pourrait peut-être expliquer pourquoi j'ai manqué un peu de jus vers la fin.» À noter que comparativement à l'épreuve de l'an dernier, le peloton était beaucoup plus relevé.

Jeanson, quant à elle, était bien déçue de sa prestation : « J'étais très nerveuse !» a mentionné la double championne du monde junior. «Je me suis trop prise au sérieux, mais je crois qu'en bout de ligne ça va me donner une leçon. La foule était extraordinaire, mais je vais devoir améliorer plusieurs aspects tactiques avant la sélection olympique, en juillet.»

Texte : Mathieu Laberge
L'Agence DIAPO
[email protected]


27 mai 2000


photo : Bernard Brault

La fille de la campagne est de retour chez elle

Lyne Bessette : « Montréal est une superbe ville, mais pour s'entraîner, ce n'est pas génial»

Simon Drouin

Quelques mois après avoir emménagé dans un appartement du Plateau Mont-Royal, elle en a eu marre. Le bruit, la circulation lourde et le rythme parfois effréné de la vie urbaine, ce n'était vraiment pas sa tasse.

Fille de la campagne, conune elle se décrit elle-même, la cycliste Lyne Bessette revient dans son Estrie natale. En effet, à peine de retour du Tour de l'Aude, la coureuse de l'équipe américaine Saturn, son copain et agent Marc Dufour ainsi que leur petit chien Jack ont déménagé cette semaine dans une maison située tout près du lac Brome, à quelques kilomètres de la résidence familiale.

Finies donc les prises de tête pour dénicher un endroit où aller rouler à Montréal. Lyne n'a qu'à franchir le seuil de sa porte, respirer un bon coup l'air frais provenant du lac, enfourcher son vélo et s'élancer sur les magnifiques routes d'une région qu'elle connaît sur le bout de ses doigts.

Même si les boîtes ne sont pas encore vidées, les meubles pas encore arrivés et que seules une table et deux chaises occupent pour le moment la pièce double du salon et de la salle à dîner, Lynne rayonne déjà dans son nouvel oasis. En prévision de l'épreuve de Coupe du monde qui sera présentée demain sur le mont Royal, La Presse s'y est rendue pour rencontrer Lyne et discuter de ce début de saison qui, sans être aussi spectaculaire que l'an dernier, la satisfait quand même.

* * *

«En m'en allant à Montréal, je faisais un test, a expliqué la blonde athlète de 25 ans. Peut-être que je n'ai pas été capable de m'adapter. C'est une superbe ville et j'ai adoré ses nombreux restos, mais pour s'entraîner, ce n'est pas génial. Rouler sur une piste cyclable, c'est dangereux, on ne sait pas comment les autres vont réagir. Ici, les routes sont plus tranquilles. Tiens, hier j'ai roulé deux heures avec Marc et on a été côte à côte durant tout le trajet. Aussi, en hiver, j'aime bien faire de la raquette pour me remettre en forme, ce qui était plus difficile à Montréal. On peut dire que je suis une fille de campagne.»

À pareille date l'an dernier, Lyne Bessette arrivait à la Coupe du monde du mont Royal sur une formidable lancée victorieuse. Elle a d'abord fait parler d'elle en septembre 1998 en gagnant la médaille d'or de la course sur route des Jeux du Commonwealth. Engagée ensuite par Saturn pour la saison 1999, elle a répondu à la confiance de ses nouveaux patrons en remportant la Classique Redlands, le Tour de Willamette et le prestigieux Tour de l'Aude, en France.

À peine trois ans après ses débuts en vélo, Lyne Bessette devenait la nouvelle cycliste à surveiller au sein du peloton mondial.

Forcément, les attentes étaient donc très grandes cette saison. Et les honneurs se sont faits plus rares. À la Redlands, en mars dernier, la grande fille de Knowlton a obtenu la deuxième place au classement général. Un mois plus fard, malgré une victoire à la première étape, Bessette a terminé troisième au général au Willamette. Il faut dire qu'une pénalité de 60 secondes pour avoir débordé de la ligne du centre de la route a passablement nui à ses chances de victoire.

* * *

Au Tour de l'Aude au début du mois, Bessette a perdu ses chances de conserver son titre dès la deuxième étape, cédant une douzaine de minutes aux meneuses.

Elle a fini dixième au classement général, à plus de 14 minutes de la gagnante, l'Allemande Hanka Kupfemagel.

Un résultat moins éclatant que l'an dernier, mais qui est loin d'être catastrophique, selon Lyne. «J'ai quand même fait un podium lors d'une étape et une huitième place au contre-la-montre, ce qui est satisfaisant. L'an passé, personne ne me connaissait. Cette année, je me suis pointée à la ligne de départ avec le numéro 1 sur mon dossard. Je savais que mon nom allait sortir le matin lors des meetings d'équipe et qu'aucune de mes adversaires ne me laisserait partir. On peut dire que c'est la rançon de la gloire.»

Depuis le début de l'année, une carence en fer, détectée après une prise de sang, a suffisamment affaibli Bessette pour lui faire perdre une partie de sa confiance. «Ce n'est rien de majeur, a-t-elle précisé. Même si je ne suis pas végétarienne, je n'ai pas mangé beaucoup de viande rouge au cours de la saison morte. Et j'ai de la misère à être assidue et à prendre des vitamines chaque jour. Parfois, t'as l'impression que tu peux être superwoman et que tu n'as pas besoin de ces affaires-là... L'an passé, je me sentais plus forte que les autres et difficile à atteindre. Cette année, je n'ai pas eu ce sentiment.»

Ce revers de fortune ne l'a pas abattu, loin de là. Quand on n'a pas de maillot à défendre ou que l'espoir de se l'approprier devient pratiquement nul, on doit se contenter d'un rôle qui ne paraît pas nécessairement dans les classements finaux.

«À ma quatrième année en vélo, j'ai encore beaucoup à apprendre et c'est ce qui m'est arrivé au Tour de l'Aude. Même si c'est ce que tu veux, tu ne peux pas toujours gagner. Je crois que j'ai été une bonne leader l'an passé et cette année, j'ai appris à être une bonne équipière, un nouveau rôle que j'accepte. On a d'ailleurs gagné quatre étapes et on a obtenu beaucoup de deuxièmes et de troisièmes places.»

Mais demain, sur le difficile parcours du mont Royal où elle a terminé deuxième l'an dernier, Lyne Bessette aimerait bien faire plaisir à ses partisans. «C'est un circuit très difficile car tu n'as pas le temps de récupérer, a-t-elle cependant prévenu. Et la côte, elle revient vite ! Ce sont des grimpeuses en puissance qui vont se démarquer.»

* * *


Lyne Bessette et Geneviève Jeanson
photo : Martin C. Chamberland

De bonnes grimpeuses, il va y en avoir plusieurs parmi le peloton de plus de 80 coureuses, dont Geneviève Jeanson qui, à l'instar de Lyne l'an dernier, s'amène au mont Royal avec d'importantes victoires à son palmarès, Tour de Snowy et Flèche Wallone en tête de liste. «On ne se voit pas beaucoup, mais je sais que Geneviève est une athlète exceptionnelle, très motivée et qu'elle a beaucoup de caractère», a dit Bessette.

Elle refuse toutefois de parler d'une confrontation strictement québécoise. «Je m'en viens courir avec les meilleures au monde et Annie Gariépy, Sophie St-Jacques et Geneviève Jeanson en font partie.»

Néanmoins, Bessette et Jeanson devront certainement montrer aux dirigeants canadiens de quel bois elles se chauffent à quelques semaines de la sélection olympique. L'athlète présélectionnée (Bessette et Jeanson en sont) qui gagnera les championnats canadiens obtiendra automatiquement son billet pour Sydney. Les deux autres seront choisies par un comité technique. Un coup d'éclat sur le mont Royal pourrait fort bien faire pencher la balance.


26 mai 2000

Lyne Bessette à l'assaut du mont Royal

Manon Gilbert

MONTRÉAL, 26 mai 2000 (Radio-Canada)
Lyne Bessette arrive sur son vélo, accompagnée de son «chum» Marc et de son chien, Jack. Ces quelques coups de pédales pour gravir le mont Royal lui donnent un petit avant-goût de ce qui l'attend dimanche pour la quatrième épreuve de la Coupe du monde féminine sur route de la saison. Deuxième l'an dernier, Lyne espère bien répéter son exploit ou encore mieux, terminer première. «C’est un parcours que je connais bien et que j’aime beaucoup», lance-t-elle confiante.

Mais ça ne sera pas facile. Avant d'atteindre le fil d'arrivée, la cycliste de Lac-Brome devra attaquer le parcours du mont Royal, une boucle de 8,8km, à 12 reprises, dont la montée à elle seule fait près de deux kilomètres, avec plus de 80 filles à ses trousses. Autre difficulté à l’horizon, la course se termine en haut de la montée Camilien-Houde, ce qui favorise grandement les grimpeuses comme Geneviève Jeanson.

En plus de ce parcours éreintant, un des plus exigeants du circuit de la Coupe du monde, Lyne devra composer avec la nervosité de courir devant les siens. Une pression supplémentaire, mais qui lui plaît quand même. «Étant donné mes performances de l'an dernier, les gens s'attendent à beaucoup de moi, ils peuvent être sûrs que je vais donner le meilleur de moi-même», affirme celle qui occupe présentement le neuvième rang au classement général de la Coupe du monde.

Côté stratégie, rien de bien compliqué… il suffit de partir à temps comme dit l'adage. «Il va falloir prendre la bonne échappée et se rendre le plus loin qu'on peut, si ce n’est pas de gagner la course», explique la souriante athlète. Et même si la gagnante du Tour de l'Aude de 1999 court chez elle, ne croyez pas que les filles de l'équipe Saturn lui feront de cadeaux. La cycliste de 25 ans ne bénéficiera de l'aide de ses coéquipières seulement et seulement si elle se démarque du peloton. «Pendant la course, les filles vont travailler en fonction de celle qui est en meilleure position», raconte-t-elle.

Cap sur les sélections olympiques

Après le mont Royal, Lyne met le cap sur Philadelphie où se déroule la prochaine étape de la Coupe du monde la semaine prochaine. Ensuite, suivra le Hewlett Packard Stage Race, une course de 12 étapes en Idaho, la plus grosse en Amérique, en plus d'être très payante. Toutes ces courses lui serviront de préparation en vue des qualifications olympiques qui se dérouleront en juillet, à Peterborough, en Ontario.


Des qualifications pour lesquelles elle n'entend pas rater sa chance de réaliser son rêve. «En touchant au vélo, j'ai vu que mon rêve pouvait se réaliser, puis là je suis tellement près, c'est très important pour moi», explique-t-elle les yeux brillants.

Déjà présélectionnée pour participer à ces qualifications, Lyne devra terminer première pour s'assurer automatiquement son billet pour les Jeux. Sinon, elle devra espérer que le comité de sélection chargé de choisir les deux autres cyclistes qui se rendront en Australie retienne son nom. Un choix qui tiendra compte des performances durant l'année. Même si Lyne a déjà obtenu de très bons résultats jusqu'à maintenant, rien n'est gagné d'avance, d'où l'importance de la course de dimanche. Une victoire pourrait convaincre le comité de sélection que l’équipe canadienne a besoin du talent d'une Lyne Bessette dans ses rangs.

Écoutez l'entrevue avec Lyne.


24 mai 2000

Bessette d'attaque pour en découdre avec l'élite mondiale

Fernand Bélanger

Ville de Lac-Brome
Lyne Bessette, auteure d'une deuxième place l'an dernier, s'attend à une compétition fort relevée lors de la quatrième étape de la Coupe du Monde de cyclisme dimanche sur les pentes du Mont-Royal.

"Je me méfie de tout le monde. Je n'ai pas d'objectif précis. Je vais faire mon possible, comme d'habitude", souligne l'athlète de 25 ans qui portera le dossard no 32 à Montréal.

Lyne Bessette sait bien que la rivalité entre Geneviève Jeanson (gagnante de la Flèche wallonne en avril) et elle risque d'être l'un des faits marquants de la course de 100km, mais cela ne la préoccupe pas.

"Je ne m'en vais pas courir contre Geneviève Jeanson, mais contre les meilleures cyclistes au monde", tranche Lyne Bessette, une porte-couleurs de l'équipe américaine Saturn.

Geneviève Jeanson (deuxième en Coupe du Monde et 17e au classement mondial) portera le dossard no 21 et courra sous les couleurs du club Médico-Sportif.

Lyne Bessette, une cycliste originaire de Knowlton a pris la 10e place à la mi-mai au Tour de l'Aude, et ce, après y avoir décroché la victoire en 1999.

Elle s'estime néanmoins très satisfaite de sa performance et note que peu de concurrentes ont tenté des attaques pour diminuer l'écart les séparant de la meneuse Hanka Kupfernagel qui a pris des risques pour se faufiler en tête dès la deuxième étape disputée dans des conditions climatiques difficiles.

"C'était glissant et très dangereux, mais Hanka a pris des risques et ensuite j'ai été une des seules à essayer quelque chose pour baisser l'écart", relate Lyne Bessette.

Celle-ci en sera à sa première étape de la Coupe du Monde en 2000 puisqu'elle a été à l'oeuvre dans des courses aux États-Unis avec son équipe en mars et en avril.

Plusieurs des meneuses en action à Montréal

Outre Bessette - qui vient de passer de la 9e position au 23e échelon au classement mondial de l'Union cycliste internationale - la formation Saturn comptera notamment dans ses rangs à Montréal l'Australienne Anna Wilson, meneuse du classement mondial et troisième en Coupe du Monde. On y retrouvera également la Néo-Zélandaise Susy Pryde et l'Américaine Julie Hansen.

Bessette avait été coiffée au fil d'arrivée par l'Australienne Tracey Gaudry (dossard no 1) en 1999 et cette dernière -huitième au classement mondial- sera de retour pour défendre son titre, cette fois sous les couleurs de l'équipe Timex.

La Lithuanienne Diana Ziliute, victorieuse en 1998 et absente l'an dernier, sera aussi au nombre des concurrentes à surveiller en portant le no 11 sous les couleurs de l'équipe Acca Due O-Lorena. Elle sera notamment appuyée par sa collègue Tatiana Stiajkina (septième au classement mondial) et trois autres coéquipières faisant partie des 32 premières sur la scène internationale.

Il faudra également avoir à l'oeil la Finlandaise Pia Sundstedt, de la formation italienne Gas Sport Team, auteure de deux victoires en Italie en mai qui lui ont permis de passer du 20e rang au 11e échelon.

Une autre membre du groupe des 10 meilleures au classement mondial, soit la Néerlandaise Mirjam Melchers (neuvième sur la scène internationale et quatrième en Coupe du Monde) sera également en lice.


27 mai 2000

Canadian women gearing up for Olympics

Knowlton's Bessette and Lachine's Jeanson will be local favourites in tomorrow's race over Mount Royal

Pat Hickey, The Gazette

Cyclists Lyne Bessette and Genevieve Jeanson are rivals, but they're hoping to find themselves as teammates come September, when the Olympic Games are held in Sydney, Australia.

Bessette, a 25-year-old from Knowlton, and Jeanson, the 19-year-old wunderkind from Lachine, will be the local favourites in the World Cup women's road race that will be held tomorrow over Mount Royal.

While they are competing for different teams and have adopted different strategies en route to Sydney, they share a common goal. They are both hoping to win one of the three road-racing spots on the Canadian team.

"My No. 1 goal for this year is to make the Olympic team and do well in Sydney," said Bessette, whose resume includes medals from the Commonwealth and Pan American Games. Bessette has put the World Cup circuit on the backburner for this year.

Tomorrow's race will be her first World Cup event this season, and she will compete in her only other World Cup race next week in Philadelphia. Her results haven't been as impressive as they were last year, but she's not concerned.

"Next year, I'd like to race a full World Cup season, but the important thing is to be ready for the Olympic trials next month in Peterborough," Bessette said. "I had an extraordinary season last year, but this year I've tried to be consistent and work toward the Games.

"Before I can do anything else, I have to make the team, and then it's a question of gearing up for the race in Sydney."

Bessette, who is a relative newcomer to cycling - she has been competing at an elite level for only three years - noted that there is a strong pool of women cyclists in Canada and that there are six or seven cyclists capable of making the Canadian team.

And, while cycling is technically an individual sport, she said that Canada's hopes of winning a medal in Sydney depend on the women working together.

"When we get to Sydney, we'll have to think as a team," she said. "At that level of competition, all the teams will be helping the rider with the best chance. That's what we'll have to do. We have to realize that it's not a medal for an individual; it's a medal for Canada." Jeanson has enjoyed a meteroic rise in the sport. She won the junior women's road race at the world championships last year, and that's when she began to think about going to Sydney. She won the La Fleche Wallonne World Cup race in Belgium in April and has replaced Bessette as the top Canadian in the International Cycling Union rankings.

The latest rankings, released last week, have Jeanson at No. 17, while Bessette has dropped from No. 9 to No. 23.

Both Canadians are known as climbers, and Jeanson said she was happy with her training runs on the 8.3-kilometre circuit over and around the mountain.

"I feel comfortable on the course, but I feel a little nervous about the race," said Jeanson, who added that her biggest adjustment has been dealing with increased demands on her time from the media. "It's my first big race at home, but I think that once the race starts I won't think about that."

The racers will complete 12 laps of the Mount Royal circuit, which was used for the 1975 world championships and the Olympic Games the following year. The field will be the largest in the three-year history of the women's World Cup race, with more than 80 racers, and there is no shortage of quality.

In addition to Bessette, who finished second last year, the field is highlighted by defending- champion Tracey Gaudry of Australia, 1998 champion and current World Cup leader Diana Zilute of Lithuania; Bessette's Saturn teammate Anna Wilson, who is third in the World Cup standings; the Dutch national team and the powerful Gas team from Italy.

Team strategy will play a role in the race, but Bessette said it's difficult to plan in advance. "You go in with a plan, but it can change during the race," Bessette said. "It depends on who's riding well and how the race goes. You have to know who's making a break and whether to go with the break or hang back."

The action begins at 11 a.m., and the race will take approximately three hours and 20 minutes to complete.


page d'accueil de la saison 2000 de Lyne Bessette

Cette page du site www de Lyne Bessette (une section de VÉLOPTIMUM), a été mise à jour le
28 mai 2000 par SVP

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