Quand
les boréales aurores
Seront au sommet des hauteurs,
Tu pourras poursuivre ta marche.
Que chacun d'entre nous comprenne
Et soutienne nos efforts
Lorsque l'on adresse à genoux,
Une supplique à la mort.
....*....
Reste
un instant si tu le veux
Le temps ne se presse à tes yeux,
Il court au jour du dit levant
Où l'âme la plus belle,
Suit seule son destin, visant
La voie de l'éternel.
Reste avec nous quelque printemps,
De partir, est-il vraiment temps ?
Mais s'il faut que l'oiseau t'emporte sur son aile,
Que ce soit celle alors, d'une simple hirondelle.
***
En descendant l'escalier, elle a
trouvé l'étoile
Et déchiré le voile de l'obscurité.
Un jour il sera l'heure où elle parlera
Amour à ceux qui pleurent,
À tous ces enfants là.
Elle ouvre un œil discret sur le ciel encor bleu
De sa fin de jeunesse
Et regarde une fleur, que l'automne à ses feux
A prise en sa tendresse.
Et puis elle s'en va pas à pas,
Cheminant vers un flot de promesses
Car elle a le soleil et l'amour en ses yeux
Pour ultimes caresses.
Le parfum de sa vie,
Les senteurs de l'oubli,
La rose du levant, lui donnent du bonheur.
Le vertige d'un jour, les vestiges d'amour,
Lui donnent des frayeurs.
Mais elle est loin de ça
Dans son horizon glauque
Où roulent des tonnerres aux nuages d'argent.
Elle va, sans maudire,
Un rire au bord des lèvres,
Vers un autre avenir.
Octobre 2005
*
Lydia
Pavot
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