Que
dis - tu le monde ? |
À ces yeux éblouis par un vol d'hirondelle, À ces oiseaux meurtris sous le plomb des rafales Au regard qui périt dans l'abîme des âges, Je veux chanter le monde, tel qu'on le vit ici. À l'automne annoncé par le colchique mauve À la source épurée pour qu'on s'y désaltère, À l'intime beauté des douceurs éphémères, Je veux chanter la vie, quand mon cur se réjouit. À l'aurore d'un jour qui nous revient sans cesse À cette terre qui pleure sous les plaies qu'elle endure, À ces espoirs enfouis, cajolant leur pudeur Je veux chanter le monde tant que l'on vit toujours. A la force des cieux, que l'on prive d'ozone À toutes les menaces dont on ne parle pas, À cette ionosphère qu'on taquine en silence Je veux chanter la vie, tant que nous existons. Aux parfums du printemps qui éveillent nos sens Aux tintements des cloches qui résonnent dans l'air, Aux Noëls des pauvres, aux mariages des riches Aux lumières des étoiles qui scintillent là haut, Je veux chanter le monde et le chanter encore.
* Le monde court toujours
Pour quelques mots de plus, pour quelques
mots de moins
Ici,
c'est comme ça ; beaucoup perdent de vue
D'autres
sont des rêveurs si passifs qu'ils n'ont
Et tous
ces gens qui parlent seuls ***
C'était un petit chien, un petit: viens,
un petit rien.
C'était
un grand vaisseau, un grand château,
Sur
tous les toits des villes les pigeons roucoulaient
Lorsqu'un
jour, peu à peu, quelque chose changea ;
*** LP
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