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Ce bonheur dont on dit
comme un être méfiant,
Qu'il s'éclipse sitôt qu'un souffle d'air l'approche.
On parle de lui très souvent, on lui reproche
D'être comme un géant au cœur bien capricieux
D'un intrépide enfant...
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Le doute
Quand
le doute s'installe en vous,
Ça fait des ronds dedans la tête,
Des sensations au fond de nous :
Désagréable trouble fête !
Quand le doute pointe son pied,
Vous enveloppe cœur et âme
En vous secouant comme prunier,
Voulant éteindre votre flamme,
Ça vous donne le " mal aimer "
Et sorte de mal être en tout.
Vous sentez-vous donc rejeté ?
L'aigreur soudain vous monte au nez,
Vous entortille, vous tenaille
D'un ton lancinant, vous cisaille.
Ça vous chante sa litanie
Vieille comme un monde meurtri,
Ça déballe l'artillerie
Et ça trimballe son mépris.
Quand le doute s'installe en vous,
Qu'il étale sa panoplie
Ou quand il vous fait les yeux doux,
Déballant ses malles jaunies
Et que sans plus de gêne alors,
Vous dit : " je viens camper ici ; "
Sans une excuse ni remord,
Se love au creux de votre esprit,
Je crois qu'il vaut bien mieux dormir
Plutôt que de le laisser faire,
Ne pas céder à son sourire
Et ne pas chercher à lui plaire.
Quand le doute prend ses quarts d'heure,
Ça vous flanque un sal baume au cœur !
Lydia
Pavot
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