Faites de la pub sur le RL en ligne

Luxembourg  Actualité

noir.JPG (700 octets)
Sommaire Actualité |  Votre opinion

Edition �lectronique du mercredi 11 avril 2001

CLUBS DE FOOTBALL PORTUGAIS

"Nous n'acceptons plus d'être humiliés" Boavista et Benfica ont recours à la justice

Le 16 juin 1999, l'assemblée générale de la Fédération luxembourgeoise de football fermait ses portes à trois clubs "portugais"! Le long combat pour l'intégration des footballeurs lusitaniens résidant au Luxembourg passera par le recours à la justice.

Hier, au cours d'une conférence de presse, deux clubs de football dits "portugais" - ils sont bien constitués comme association de droit luxembourgeois - et la Confédération de la communauté portugaise à Luxembourg (CCPL) ont annoncé qu'ils vont introduire un recours auprès du tribunal d'arrondissement à Luxembourg. La plainte porte contre la FLF, Fédération luxembourgeoise de football asbl, "pour avoir discriminé des associations de droit luxembourgeois en fonction de la nationalité d'origine de leurs membres". Sera encore mise en accusation la Ville de Luxembourg "qui permet aux clubs affiliés un enrichissement indu par la sous-location illégale des terrains de football communaux".

"Les récentes décisions, ouvertement discriminatoires, de la FLF, ainsi que l'inaction et la complicité de la Ville de Luxembourg, mais aussi le manque total d'intérêt du gouvernement, ne nous laissent aucune autre solution que ce recours en justice" a déclaré hier Raoul Reis, porte-parole de l'Aguias Boavista FC, de Sport Luxembourg et Benfica et de la Confédération de la communauté portugaise.

Depuis que les clubs dits "portugais" cherchent à rejoindre la FLF, imitant en quelque sorte l'équipe "italienne" de la Jeunesse (Juve) Esch, la FLF se plaît à inventer de nouvelles conditions d'adhésion, non conforme avec leurs propres statuts. A chaque fois que les clubs concernés se mettent en conformité avec les exigences de la FLF (création d'associations reconnues à Luxembourg, contrat pour un terrain sur une durée de trois ans), la Fédération luxembourgeoise ajoute de nouvelles conditions! Voilà désormais que les clubs doivent démontrer qu'ils disposent d'un terrain "en exclusivité"! A ce titre, le Spora qui doit partager le stade Josy-Barthel avec l'équipe nationale, les manifestations d'athlétisme et de grands concerts sera-t-il contraint de quitter la FLF?

La FLF est mise en cause, on pointe du doigt sur la "commission perspectives et développements" et plus particulièrement ses membres Zénon Bernard (Spora) et Romain Schumacher (F91 Dudelange) particulièrement hostiles à l'intégration des clubs de la Fédération portugaise FAPL. Lors de la conférence de presse, les intervenants dont Coïmbra Matos de la CCPL se sont plaints encore de la Ville de Luxembourg et de son bourgmestre Paul Helminger qui laisse traîner les choses, du ministre des Sports Anne Brasseur qui "se défile de ses responsabilités" en s'abritant derrière "l'indépendance" de la FLF.

"Nous avons trop attendu" clament les clubs lésés: "La situation actuelle, le refus d'un droit fondamental, est intolérable à la lumière des principes constitutionnels et du droit communautaire." Raoul Reis hausse le ton: "Nous n'admettrons plus la discrimination honteuse dont sont victimes les équipes d'origine portugaise. Nous n'accepterons plus d'être humiliés!".

Sommaire  Actualité | Votre opinion

Edition �lectronique du mercredi 11 avril 2001

noir.JPG (700 octets)
Tous droits r�serv�s. � Le R�publicain Lorrain 1999
L'utilisateur reconna�t avoir un usage strictement personnel du site.

Contacter le Webmaster.

Hosted by www.Geocities.ws

1