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"Les récentes décisions, ouvertement discriminatoires, de la FLF, ainsi que l'inaction et la complicité de la Ville de Luxembourg, mais aussi le manque total d'intérêt du gouvernement, ne nous laissent aucune autre solution que ce recours en justice" a déclaré hier Raoul Reis, porte-parole de l'Aguias Boavista FC, de Sport Luxembourg et Benfica et de la Confédération de la communauté portugaise.
Depuis que les clubs dits "portugais" cherchent à rejoindre la FLF, imitant en quelque sorte l'équipe "italienne" de la Jeunesse (Juve) Esch, la FLF se plaît à inventer de nouvelles conditions d'adhésion, non conforme avec leurs propres statuts. A chaque fois que les clubs concernés se mettent en conformité avec les exigences de la FLF (création d'associations reconnues à Luxembourg, contrat pour un terrain sur une durée de trois ans), la Fédération luxembourgeoise ajoute de nouvelles conditions! Voilà désormais que les clubs doivent démontrer qu'ils disposent d'un terrain "en exclusivité"! A ce titre, le Spora qui doit partager le stade Josy-Barthel avec l'équipe nationale, les manifestations d'athlétisme et de grands concerts sera-t-il contraint de quitter la FLF?
La FLF est mise en cause, on pointe du doigt sur la "commission perspectives et développements" et plus particulièrement ses membres Zénon Bernard (Spora) et Romain Schumacher (F91 Dudelange) particulièrement hostiles à l'intégration des clubs de la Fédération portugaise FAPL. Lors de la conférence de presse, les intervenants dont Coïmbra Matos de la CCPL se sont plaints encore de la Ville de Luxembourg et de son bourgmestre Paul Helminger qui laisse traîner les choses, du ministre des Sports Anne Brasseur qui "se défile de ses responsabilités" en s'abritant derrière "l'indépendance" de la FLF.
"Nous avons trop attendu" clament les clubs lésés: "La situation actuelle, le refus d'un droit fondamental, est intolérable à la lumière des principes constitutionnels et du droit communautaire." Raoul Reis hausse le ton: "Nous n'admettrons plus la discrimination honteuse dont sont victimes les équipes d'origine portugaise. Nous n'accepterons plus d'être humiliés!".
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