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© 2001 Luxemburger Wort "Les récentes décisions ouvertement discriminatoires de la Fédération luxembourgeoise
de football, l'inaction et la complicité de la Ville de Luxembourg, ainsi
que le manque total d'intérêt du gouvernement en ce qui concerne l'adhésion
des clubs d'origine portugaise à la Fédération ne nous laissent aucune autre
solution que le recours en justice." Le communiqué de presse distribué en préambule
à la conférence de presse, organisée, hier après-midi à Bonnevoie, par les deux
clubs candidats à l'adhésion à la FLF: Aguias Boavista FC Sport Luxembourg
et Benfica, et par la Confédération de la communauté portugaise à Luxembourg (CCPL),
ne laisse pas planer d'équivoque.
Las d'attendre sur le pas de la porte de la plus grande fédération sportive du pays, deux des trois clubs issus du championnat de la Fédération des associations portugaises à Luxembourg (FAPL), qui avaient demandé leur adhésion, depuis novembre 1998 (date de l'approbation de leur candidature par la Commission des statuts de la FLF), et soutenus par la CCPL, ont décidé d'introduire un recours auprès du Tribunal d'arrondissement de Luxembourg contre la FLF pour "avoir discriminé des associations de droit luxembourgeois en fonction de la nationalité d'origine de leurs membres en leur refusant le droit d'adhésion" et contre la Ville de Luxembourg accusée de " permettre aux clubs affiliés (à la FLF) un enrichissement par la sous-location illégale des terrains de football communaux". Après le retrait de l'ordre du jour du Congrès extraordinaire de la FLF - qui devait être consacré à l'intégration des trois clubs d'origine lusitanienne -, le 1er juin 2000, le troisième candidat, Bracarense, a décidé de suivre un chemin détourné pour intégrer la "grande famille du football": la fusion. Le club du président Fernando Mendes a engagé des négociations avec le FC Progrès Cessange pour atteindre son objectif visé. "Exigences successives et enrichissement""La question de l'accès des clubs d'origine portugaise au championnat de la FLF dure depuis cinq ans, lorsque le Premier ministre, M. Juncker, a annoncé l'avènement de l'intégration", a souligné M. Teixeira de Lencastre, porte-parole des clubs de la FAPL et de la CCPL au Portugal. "Après de longues discussions, la situation n'en finit pas de se dégrader et nous pensons qu'il est enfin temps d'agir", a indiqué M. Raul Reis, porte-parole pour le Grand-Duché, qui a encore souligné que "le dialogue n'est plus possible"."La Commission perspective et développement de la FLF, chargée de l'accompagnement des clubs, avait encore de nouvelles exigences. Par courrier, elle nous a demandé d'avoir un terrain à usage exclusif. C'est inacceptable que la Fédération veuille modifier les exigences statutaires dans le cadre de la demande d'adhésion d'associations d'origine portugaise. Nous demandons l'égalité de traitement." Devant le Tribunal d'arrondissement de Luxembourg, Aguias Boavista, Benfica et la CCPL fonderont leur argumentation sur ce principe égalitaire. La Ville de Luxembourg est aussi dans le collimateur des deux clubs et de la CCPL, même si les intervenants ont convenu que son degré de responsabilité était moindre, un contrat type de sous-location étant à l'étude, sous l'égide de M. Rippinger, échevin en charge des Sports. Néanmoins la Ville de Luxembourg est accusée de "soutien économique aux clubs affiliés à la FLF" qui sous-loue des terrains mis gratuitement à leur disposition, à raison d'environ 200.000 francs par saison pour un entraînement hebdomadaire - voire deux entraînements, ce qui est le cas de Benfica - et pour un match de championnat tous les quinze jours. "Nous avons tous à y gagner et le football luxembourgeois en particulier. Prenons l'exemple de la France qui est devenue championne du monde et d'Europe avec une équipe multi-culturelle", a souligné M. Coimbra de Matos, porte-parole de la CCPL, avant qu'en guise de conclusion M. Mario Martins remercie le Tricolore Gasperich de son soutien dans cette action de longue haleine. (Source: Voix/dh)
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