| LA PO�SIE FRAN�AISE |
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| RONSARD | |||||||||||||||||||||||||||||
| LEOPOLD SENGHOR | |||||||||||||||||||||||||||||
| BAUDELAIRE | |||||||||||||||||||||||||||||
| ANNA DE NOAILLES | |||||||||||||||||||||||||||||
| APOLLINAIRE | |||||||||||||||||||||||||||||
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| Fernand L�ger Hommage � Paul Eluard |
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Sites g�n�riques http://poesie.webnet.fr/ http://poesie.webnet.fr/poemes/France/ http://www.wheatoncollege.edu/Academic/AcademicDept/French/ViveVoix/Resources/parauteur.html http://www.franceweb.fr/poesie/poetesfr.htm Apollinaire 1880-1919 Le pont Mirabeau Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours apr�s la peine. Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Les mains dans les mains restons face � face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des �ternels regards l'onde si lasse Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure L'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Esp�rance est violente Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Passent les jours et passent les semaines Ni temps pass� Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Baudelaire 1821-1867 Correspondances La nature est un temple o� de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles; L'homme y passe � travers des for�ts de symboles Qui l'observent avec des regards familiers. Comme des longs �chos qui de loin se confondent Dans une t�n�breuse et profonde unit�, Vaste comme la nuit et comme la clart�, Les parfums, les couleurs et les sons se r�pondent. Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants, Doux comme des hautbois, verts comme des prairies, -Et d'autres corrompus, riches et triomphants, Ayant l'expansion des choses infinies, Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens, Qui chantent les transports de l'esprit et des sens. Charles Baudelaire Invitation au voyage Mon enfant, ma soeur, Songe � la douceur, D'aller l�-bas, vivre ensemble! Aimer � loisir, Aimer et mourir, Au pays qui te ressemble! Les soleils mouill�s, De ces ciels brouill�s, Pour mon esprit ont les charmes, Si myst�rieux, De tes tra�tres yeux, Brillant � travers leurs larmes. L�, tout n'est qu'ordre et beaut�, Luxe, calme et volupt�. Des meubles luisants, Polis par les ans, D�coreraient notre chambre; Les plus rares fleurs M�lant leurs odeurs Aux vagues senteurs de l'ambre, Les riches plafonds, Les miroirs profonds, La splendeur orientale, Tout y parlerait A l'�me en secret Sa douce langue natale. L�, tout n'est qu'ordre et beaut�, Luxe,calme et volupt�. Vois sur ces canaux Dormir ces vaisseaux Dont l'humeur est vagabonde; C'est pour assouvir Ton moindre d�sir Qu'ils viennent du bout du monde. Les soleils couchants Rev�tent les champs Les canaux, la ville enti�re D'hyacinthe et d'or; Le monde s'endort Dans une chaude lumi�re L�, tout n'est qu'ordre et beaut�, Luxe,calme et volupt�. Harmonie du soir Voici venir les temps ou vibrant sur sa tige Chaque fleur s'�vapore ainsi qu'un encensoir Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir Valse m�lancolique et langoureux vertige Chaque fleur s'�vapore ainsi qu'un encensoir Le violon fr�mit comme un coeur qu'on afflige Valse m�lancolique et langoureux vertige Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir Le violon fr�mit comme un coeur qu'on afflige Un coeur tendre qui hait le n�ant vaste et noir Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir Le soleil s'est noy� dans son sang qui se fige Un coeur tendre qui hait le n�ant vaste et noir Du pass� lumineux recueille tout vestige Le soleil s'est noy� dans son sang qui se fige Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir Eluard 1895-1952 L�amoureuse Elle est debout sur mes paupi�res Et ses cheveux sont dans les miens, Elle a la forme de mes mains, Elle a la couleur de mes yeux, Elle s'engloutit dans mon ombre Comme une pierre sur le ciel. Elle a toujours les yeux ouverts Et ne me laisse pas dormir. Ses r�ves en pleine lumi�re Font s'�vaporer les soleils, Me font rire, pleurer et rire, Parler sans avoir rien � dire. Libert� 1. Sur mes cahiers d'�colier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable sur la neige J'�cris ton nom 2. Sur toutes les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre J'�cris ton nom 3. Sur les images dor�es Sur les armes des guerriers Sur la couronne des rois J'�cris ton nom 4. Sur la jungle et le d�sert Sur les nids sur les gen�ts Sur l'�cho de mon enfance J'�cris ton nom 5. Sur les merveilles des nuits Sur le pain blanc des journ�es Sur les saisons fianc�es J'�cris ton nom 6. Sur tous mes chiffons d'azur Sur l'�tang soleil moisi Sur le lac lune vivante J'�cris ton nom 7. Sur les champs sur l'horizon Sur les ailes des oiseaux Et sur le moulin des ombres J'�cris ton nom 8. Sur chaque bouff�e d'aurore Sur la mer sur les bateaux Sur la montagne d�mente J'�cris ton nom 9. Sur la mousse des nuages Sur les sueurs de l'orage Sur la pluie �paisse et fade J'�cris ton nom 10. Sur les formes scintillantes Sur les cloches des couleurs Sur la v�rit� physique J'�cris ton nom 11. Sur les sentiers �veill�s Sur les routes d�ploy�es Sur les places qui d�bordent J'�cris ton nom 12. Sur la lampe qui s'allume Sur la lampe qui s'�teint Sur mes raisons r�unies J'�cris ton nom 13. Sur le fruit coup� en deux Du miroir et de ma chambre Sur mon lit coquille vide J'�cris ton nom 14. Sur mon chien gourmand et tendre Sur ses oreilles dress�es Sur sa patte maladroite J'�cris ton nom 15. Sur le tremplin de ma porte Sur les objets familiers Sur le flot du feu b�ni J'�cris ton nom 16. Sur toute chair accord�e Sur le front de mes amis Sur chaque main qui se tend J'�cris ton nom 17. Sur la vitre des surprises Sur les l�vres attentives Bien au-dessus du silence J'�cris ton nom 18. Sur mes refuges d�truits Sur mes phares �croul�s Sur les murs de mon ennui J'�cris ton nom 19. Sur l'absence sans d�sirs Sur la solitude nue Sur les marches de la mort J'�cris ton nom 20. Sur la sant� revenue Sur le risque disparu Sur l'espoir sans souvenirs J'�cris ton nom 21. Et par le pouvoir d'un mot Je recommence ma vie Je suis n� pour te conna�tre Pour te nommer Libert�. Paul ELUARD, Po�sie et v�rit� 1942 (1942) Victor Hugo 1902-1885 Demain, d�s l'aube... Demain, d�s l'aube, � l'heure o� blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la for�t, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fix�s sur mes pens�es, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courb�, les mains crois�es, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruy�re en fleur. Apr�s la bataille Mon p�re, ce h�ros au sourire si doux, Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille, Parcourait � cheval, le soir d'une bataille, Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit. Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit. C'�tait un Espagnol de l'arm�e en d�route Qui se tra�nait sanglant sur le bord de la route, R�lant, bris�, livide, et mort plus qu'� moiti�. Et qui disait: " A boire! � boire par piti� ! " Mon p�re, �mu, tendit � son housard fid�le Une gourde de rhum qui pendait � sa selle, Et dit: "Tiens, donne � boire � ce pauvre bless�. " Tout � coup, au moment o� le housard baiss� Se penchait vers lui, l'homme, une esp�ce de maure, Saisit un pistolet qu'il �treignait encore, Et vise au front mon p�re en criant: "Caramba! " Le coup passa si pr�s que le chapeau tomba Et que le cheval fit un �cart en arri�re. " Donne-lui tout de m�me � boire ", dit mon p�re Mallarm� 1842-1898 Le vierge, le vivace,.... Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui Va-t-il nous d�chirer avec un coup d'aile ivre Ce lac dur oubli� que hante sous le givre Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui ! Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui Magnifique mais qui sans espoir se d�livre Pour n'avoir pas chant� la r�gion o� vivre Quand du st�rile hiver a resplendi l'ennui. Tout son col secouera cette blanche agonie Par l'espace inflig�e � l'oiseau qui le nie, Mais non l'horreur du sol o� le plumage est pris. Fant�me qu'� ce lieu son pur �clat assigne, Il s'immobilise au songe froid de m�pris Que v�t parmi l'exil inutile le Cygne. de Musset 1810-1857 Tristesse J'ai perdu ma force et ma vie, Et mes amis et ma gaiet�; J'ai perdu jusqu'� la fiert� Qui faisait croire � mon g�nie. Quand j'ai connu la v�rit�, j'ai cru que c'�tait une amie; Quand je l'ai comprise et sentie, J'en ai �t� d�go�t�. Et pourtant elle est �ternelle, Et ceux qui se sont pass�s d'elle Ici bas ont tout ignor�. Dieu parle, il faut qu'on lui r�ponde. Le seul bien qui me reste au monde Est d'avoir quelques fois pleur�. Nerval 1808-1855 El desdichado Je suis le t�n�breux,- la Veuf, - l'inconsol�, Le Prince d'Aquitaine � la tour abolie: Ma seule �toile est morte,- et mon luth constell� Porte le soleil noir de la M�lancolie. Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consol�, Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie, La fleur qui plaisait tant � mon coeur d�sol�, Et la treille o� le Pampre � la rose s'allie. Suis-je Amour ou Phoebus...? Lusignan ou Biron? Mon front est rouge encor du baiser de la Reine; J'ai r�v� dans la grotte o� nage la Sir�ne... Et j'ai deux fois vainqueur travers� l'Ach�ron: Modulant tour � tour sur la lyre d'Orph�e Les soupirs de la Sainte et les cris de la F�e. G�rard de Nerval Anna de Noailles 1876-1933 Le Temps de vivre D�j� la vie ardente incline vers le soir, Respire ta jeunesse, Le temps est court qui va de la vigne au pressoir, De l'aube au jour qui baisse ; Garde ton ame ouverte aux parfums d'alentours, Aux murmures de l'onde, Aime l'effort, l'espoir, l'orgueil, aime l'amour, C'est la chose profonde ; Combien s'en sont all�s de tous les coeurs vivants Au s�jour solitaire Sans avoir bu le miel ni respir� le vent Des matins de la terre, Combien s'en sont all�s, qui, ce soir, sont pareils Aux racines des ronces, Et qui n'ont pas go�t� la vie o� le soleil Se d�ploie et s'enfonce ; Ils n'ont pas r�pandu les essences et l'or Dont leurs mains �taient pleines, Les voici maintenant dans cette ombre ou l'on dort Sans r�ve et sans haleine ; -- Toi, vis, sois innombrable � force de d�sirs, De frissons et d'extase, Penche sur les chemins o� l'homme doit servir Ton �me comme un vase, M�l�e aux jeux des jours, presse contre ton sein La vie �pre et farouche; Que la joie et l'amour chante comme un essaim D'abeilles sur ta bouche. Et puis regarde fuir, sans regret ni tourment, Les rives infid�les, Ayant donn� ton coeur et ton consentement A la nuit �ternelle. Anna DE NOAILLES, Le Coeur innombrable (1901) L� EMPREINTE Je m'appuierai si bien et si fort � la vie, D'une si rude �treinte et d'un tel serrement Qu'avant que la douceur du jour me soit ravie Elle s'�chauffera de mon enlacement. La mer, abondamment sur le monde �tal�e, Gardera dans la route errante de son eau Le go�t de ma douleur qui est �cre et sal�e Et sur les jours mouvants roule comme un bateau. Je laisserai de moi dans le pli des collines La chaleur de mes yeux qui les ont vu fleurir Et la cigale assise aux branches de l'�pine Fera crier le cri strident de mon d�sir. Dans les champs printaniers la verdure nouvelle Et le gazon touffu sur les bords des foss�s Sentiront palpiter et fuir comme des ailes Les ombres de mes mains qui les ont tant press�s. La nature qui fut ma joie et mon domaine Respirera dans l'air ma persistante odeur Et sur l'abattement de la tristesse humaine Je laisserai la forme unique de mon coeur. Jacques Pr�vert 1900-1977 D�jeuner du Matin Il a mis le caf� Dans la tasse Il a mis le lait Dans la tasse de caf� Il a mis le sucre Dans le caf� au lait Avec la petite cuiller Il a tourn� Il a bu le caf� au lait Et il a repos� la tasse Sans me parler Il a allum� Une cigarette Il a fait des ronds Avec la fum�e Il a mis les cendres Dans le cendrier Sans me parler Sans me regarder Il s'est lev� Il a mis Son chapeau sur sa t�te Il a mis Son manteau de pluie Parce qu'il pleuvait Et il est parti Sous la pluie Sans une parole Sans me regarder Et moi j'ai pris Ma t�te dans ma main Et j'ai pleur� Rimbaud 1854-1891 Sensation Par les soirs bleus d'�t�, j'irai dans les sentiers, Picot� par les bl�s, fouler l'herbe menue : R�veur, j'en sentirai la fra�cheur � mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma t�te nue. Je ne parlerai pas, je ne penserai rien, Mais l'amour infini me montera dans l'�me ; Et j'irai loin, bien loin, comme un boh�mien, Par la Nature, heureux- comme avec une femme. Voyelles A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes : A, noir corset velu des mouches �clatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles, Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ; I, pourpres, sang crach�, rire des l�vres belles Dans la col�re ou les ivresses p�nitentes ; U, cycles, vibrements divins des mers virides, Paix des p�tis sem�s d'animaux, paix des rides Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ; O, supr�me Clairon plein des strideurs �tranges, Silences travers�s des Mondes et des Anges ; - O l'Om�ga, rayon violet de Ses Yeux ! Ronsard 1524-1585 � ma ma�tresse Mignonne, allons voir si la rose Qui se matin avoit d�close Sa robe de pourpre au Soleil, A point perdu ceste vespr�e Les plis de sa robe pourpr�e, Et son teint au vostre pareil. Las ! voyez comme en peu d'espace, Mignonne, elle a dessus la place Las las ses beautez laisse cheoir ! O vrayment marastre Nature, Puis qu'une telle fleure ne dure Que du matin jusques au soir ! Donc, si vous me croyez mignonne, Tandis que vostre age fleuronne En sa plus verte nouveaut�, Cueillez cueillez vostre jeunesse : Comme � ceste fleure la vieillesse Fera ternir vostre beaut�. L�opold S�dar Senghor 1906-2001 Pri�re aux masques Masques ! � Masques ! Masque noir masque rouge, vous masques blanc - et noir - Masques aux quatre points d'o� souffle l'Esprit Je vous salue dans le silence ! Et pas toi le dernier, Anc�tre � t�te de lion. Vous gardez ce lieu forclos � tout rire de femme, � tout sourire qui se fane Vous distillez cet air d'�ternit� o� je respire l'air de mes P�res. Masques aux visages sans masque, d�pouill�s de toute fossette comme de toute ride Qui avez compos� ce portrait, ce visage mien pench� sur l'autel de papier blanc A votre image, �coutez-moi ! Voici que meurt l'Afrique des empires � c'est l'agonie d'une princesse pitoyable Et aussi l'Europe � qui nous sommes li�s par le nombril. Fixez vos yeux immuables sur vos enfants que l'on commande Qui donnent leur vie comme le pauvre son dernier v�tement. Que nous r�pondions pr�sent � la renaissance du Monde Ainsi le levain qui est n�cessaire � la farine blanche. Car qui apprendrait le rythme au monde d�funt des machines et des canons ? Qui pousserait le cri de joie pour r�veiller morts et orphe- lins � l'aurore ? Dites, qui rendrait la m�moire de vie � l'homme aux espoirs �vent�s ? Ils nous disent les hommes du coton du caf� de l'huile Ils nous disent les hommes de la mort. Nous sommes les hommes de la danse, dont les pieds reprennent vigueur en frappant le sol dur. Verlaine 1844-96 Chanson d�automne Les sanglots longs Des violons De l'automne Blessent mon coeur D'une langueur Monotone. Tout suffocant Et bl�me, quand Sonne l'heure, Je me souviens Des jours anciens Et je pleure; Et je m'en vais Au vent mauvais Qui m'emporte De��, del� Pareil � la Feuille morte. |
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