trop de printemps ne font qu'amère la fortune

et ses gages d'hiver,

leur flot s'en ralentit, au besoin importune,

inutile dessert.

 

tant de luxes acquis à force de fantasmes,

vaines commodités,

 de délires bruyants et d'oracles les spasmes,

folles avidités.

 

puis le temps se fait court. dès lors sans crier gare,

il brûle ses lauriers,

les souvenirs lui font, que nul vain vœu n'égare,

un séjour de pariers.

 

c'est la renversement, la bascule du cône,

l'Ancien, aux jours surgit,

les ingénuités déracinent l'icône,

lui coulant un "ci-gît".

 

c'en est fait des étés qui descendaient le fleuve

pour gagner l'océan,

de l'automne étonné qui déjà moins s'abreuve

assis sur son séant,

 

aux projets d'Avenir. voici, crépusculaire

la pause au bout de pas,

le fulgurant éveil, l'astre visionnaire

et ses derniers oblats.

 



louismarClaude©









Oeuvre de Djordje Prudnikoff©



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