tu m'aimes. ce décret me porte et m'environne
déposant sur mon nom
d'un lacis de lauriers la superbe couronne
tressés pour Apollon



tu tisses des ciels clairs, plus claires des étoiles,
voûtes de paradis,
tu prends la haute mer, à force de grand'voiles.
j'y crois quand tu le dis...



tu parfumes l'éther d'essences enivrantes,
s'y préparent tes bains,
ici la harpe vibre et là sous les acanthes,
poussent nos lendemains...



mais ce soir, j'ai senti comme un vent de paresse
sidérer mes vallons,
l'air ahane des mots que chasse avec adresse,
un vol rusé d'aiglons...



je me dis que ta joie, oublieuse, qui m'aime,
ne tient pas compte assez,
de cette odeur tenace où penche un
chrysanthème
sur un tapis d'asters...



louismarClaude©











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