SENS…



L’automne ensanglanté se répand sur ses aires,
Peintre aux tons éperdus,
Pour juste avant d’entrer dans les jours funéraires,
Nier leurs attendus…


Après les fleurs, les fruits, les douceurs à la source,
Les prés et les sous-bois,
Quelle vaine magie en peut rompre la course
Et laisser aux abois


Ces lieux, où nous avons échangé des rasades,
Nos coupes à pleins bords,
Faisant pâlir jaloux tous les Shéhérazade
Et les jeteurs de sorts.


Le soleil pourrait-il abandonner la fête,
Inviter les frimas
Qui n’ont dorénavant que cette envie en tête :
Dissocier nos pas ?


S’il doit en être ainsi avant qu’il ne se couche,
Prends ultime un baiser,
Ce blanc héron venu, juste au coin de ta bouche,
Pour te mieux courtiser,


Verser des tiédeurs que reprenne la danse,
Reviennent les amours,
Et qu’un voeu de printemps réinvente la chance
D’en retenir les jours.



louis-marClaude©

 













 

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