l'homme est au sommet de la dune
sorti de l'ombre, à pas pesants,
tandis qu'aux cieux étoiles, lune
éteignent leurs feux bien pensants...

 



pour se trouver en plein espace,
aux portes de l'éternité,
un fort instant, pourtant fugace,
porté par son ipséité...

 



comme ici convergent les pentes,
dont il cherche à tout oublier,
il sait pouvoir, à marches lentes,
son âme et son cœur, déplier...

 



pour toucher au plaisir extrême
ainsi, de surgir en plein ciel,
des autres se mettre en carême,
se purgeant de son propre fiel...

 



alors il sent de la lumière,
et pense qu'il n'est pas trop tard,
en lui déferle une prière,
un inconnu goût de nectar...

 



enfin il se penche et ramasse
des sables chauds, à pleines mains :
" eux fluides vont quand moi je passe"
se dit-il, au seuil des demains...

 



qu'importe en mon cœur l'ignorance,
l'essentiel est d'être prêts
c'est là, la subtile fragrance
certains au moins de quelque après...

 



louis-marClaude©

 






Photo : Sables du désert

Musique : « Ave Maria » de Schubert 


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