Rayon de lune




Dans les aplats de l’ombre
Où la nuit
Se terre et douce sombre,
Sans ennui,


Que fend, soie importune,
L’or tendu
D’un blanc rayon de lune,
Suspendu…


Et de l’astre livide
L’ostensoir,
Froid témoin impavide,


Vient s’asseoir
Sur les oublis du monde,
Aux yeux clos,
Quand sa caresse inonde,
Nos repos…


Mais je lui cherche une âme,
Tant ses feux
Sont des clartés sans flamme.
Et j’en veux,


À linceul de glace,
Sans soleil,
Qui vient baigner ta face
En sommeil.


J’attends ému l’aurore,
Aux aguets,
Pour te céder encore
Maints baisers.




louis-marClaude©

 











 

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