Dans tes cheveux en ruche où ton œil fait l’abeille,
Poudré de ces pollens qui sentent bon l’amour,
S’affûte l’aiguillon de ton regard qui veille,
De ton regard aimant qui guette le retour



De mon prochain baiser. Il survient et se couche,
Brûlant oiseau d’ailleurs, comme un héron blessé,
Juste au creux délicat, au coin là, de ta bouche.
J’y bois tout l’imprévu de son parfum froissé



Et quand discrètement j’en goutte la fragrance
Un vœu toujours nouveau réveille mon désir,
Me transporte accompli que s’achève l’errance,
Puis vague, meurt la vague aux berges du soupir.



louis-marClaude©








Oeuvre de Djorje Prudnikoff©



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