Psy



dans l'étrange pays que chacun en lui porte
 consciences à part, ces incessants dénis -
c'est l'immense marée aux champs indéfinis
tumultes de toujours, incurable cohorte...

nul n'échappe aux avis de cette saison morte,
vains cieux aux pensers flous, obscurs anges bannis,
le coeur à se chercher dans leurs miroirs honnis,
s'interdit du bonheur et le sens et la porte...

aux souterrains séjours, d'insignes branle-bas
désespèrent la vie à force de combats:
elle se cherche un nom, le sien, qu'elle réclame..!

car l'Homme en s'égarant déconstruit la Paix
dont le deuil éternel l'admoneste en son âme,
elle qui sourde et va pour ne jaillir jamais !

lmc


Le lancinant défaire



Dans le petit matin qui relève la tête,
Rampent démantelés nos rêves, nos amours,
Ils sont en cette tombe où le destin s'apprête
A les ensevelir, en mal de nos toujours.

Pendant la nuit le drame eut lieu, fut-il cynique
Sombre, silencieux, comme un noir attentat ;
Pourtant pas un soupir dans ce décor inique,
Pas le moindre regret quand le chêne s’abat.

Maints feux brillent souvent comme éclaire une forge,
Mais leurs creusets menteurs ne sont que mythes froids,
Après s’être échauffés il leur faut rendre gorge,
La chair y devient âcre et prend des goûts d’effrois. 

Tous deux amers, en cendre en l'instant funéraire,
Les doigts par habitude encore entremêlés,
Cherchions le geste ultime et qui va les défaire,
Pour livrer au tombeau nos aveux épelés.

Sans voix l'air agonise. Il va falloir peut-être
Pleurer dans un moment... ne pas pleurer du tout...
Mais il est sûr qu’ailleurs, céleste une fenêtre
Se ferme alors qu'un ange en tire le verrou.

Tout s’achève. Le lieu si plein d'indifférence,
Baume exhalé du fond d'un fascinant chagrin,
Nos regards les derniers, jettent sur notre absence,
La fleur chue fanée avec un bruit d’airain.



louis-marClaude
©

 














 

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