bien dosé bien do

brève et dense danse vraie

le haïku fait harpe




ô mouchoir trouvé!

fleur que la joie abandonne...

l'amant
revenu.




un haïku perle

juste au bout de mon calame

qu'un roseau rêva...




tes baisers-ardoise!

mon coeur a sa pente en toi..

l'Amour est-il tuile?




avril irisé

dénoue aux talus l'hiver

printemps tisse mai.




j'ai beaucoup de chiens

si différents. mais tous ont

un même regard!



au
jardin
tout
valse

aux
mains
du
Mistral.
Eh!
mais,

pourquoi
pas
la
lune




pierrot, colombine

candeurs paradisiaques

sous nos humeurs crues




des pas dans l'allée

comme des mots chus. l'automne

roux compte ses feuilles




sucre candi sucre

dis j'aime ton souffle menthe

rite de bon thé




ces givres tendus

sur les sèves endormies

bourgeons et fleurs rêvent




belle neige belle

en bout de ramures mais

que sa beauté pèse




flaire l'eau la branche

quand le vif oiseau s'y pose

y boivent ensemble




l'onde était si claire

que les poissons s
u
s
p
e
n
d
u
s

dansaient sur le vide




goutte solitaire

fluide baiser nocturne

entre
c
i
e
l
et
t e r r e




bûches bras croisés

dans l'âtre où mon coeur somnole.

dites-moi que... chut!




les eaux rendent flous

au bord du lac gens et choses...

reflets oniriques.




dans
tes
mains
ce
s
a
b
l
e

te raconteras les jours

enfuis. Déjà.




ton pied dans la vague

vague souvenir d'écumes

écumes des jours




belle et désirable

dans ce poing noir des néants:

ô Terre je t'aime!




bobinent
le
temps,

sur leur axe, les aiguilles:

écheveau cruel.




dans un blanc arum,

pure cloche, un noir bourdon

tintinnabulant.




six près de six hanses,

six prés. arbres de Florence,

cyprès dans six près.




rosée aux champs, perles...

perle en l'huître fécondée,

rosée de mer.




grâce aux clartés, naissent

bien des ombres nonchalantes.

subtil paradoxe




derrière ce mur

qu'une vigne prend d'assaut,

ton coeur. mon élan.




la flaque et la lune

découpant toute la nuit

des tranches d'argents





aim' ma
solitude,

je ne suis jamais tant
deux

que quand je suis
seul.




portails, portillons,

font cache-cache aux jardins

et baillent d'ennui.




coule à la fontaine

comme le goût de ploufs frais:

grenouillons ensemble.




La hulotte ronde

Invite

dessus

sa branche

Une lune ronde.




Beau baobab, puis-je

Boire à tes éternités ?

J’en serais baba !




Sous un dôme nuit,

Confidentiellement,

Veille un abat-jour.




Comme à cloche-pied,

Je te cherche Polymnie…

Enfant, je persiste.




Je sais pourquoi Mona

Lise, esquisse un sourire.

Léo peignait
nu !




L’art des bouquets cache

Mêlés, les patois de fleurs…

Leurs gerbes murmurent.




Quand
la
cruche
est
fraîche,

La faux

g

l

i

s

s

e

et les moissons

Ont un air de danse.




Raconte-moi, dis.. !

" Il n’était pas une fois… "

Ca te fais quoi, dis.. ?




Ah ! ne suis-je pas

Le plus fichu canevas

Que ma mère ait fait ?




mon aïeul battait

l'eau, que les crapauds se taisent...

que son seigneur dorme...




haïku qui charme:

ma phrase s'étonne et danse !

l'Alexandrin boude.




passés et futurs,

c'est le permanent partage

du présent transfuge.




j'aime les vaincus.

puisque j'aime consoler,

tous à tour de rôle.




qu'est la poésie ?

une muse aux mille écharpes,

absolument belles.




ces feuillages faits

de roux, d'ors, et de sangs font

pâlir les étés.




... car si les pétales

ne
t
o
m
b
e
n
t ensemble, c'est pour

laisser place aux rêves...




louis-marClaude ©






« Hommage à Hokusaï » de
Odile van der Woldenberg©



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