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Rien ne dérange tant, ne suscite un dommage
Et ne fonde un écueil,
Comme une économie où sombre le courage....
Le reste est boniments et nous prépare un deuil !
Deux grenouilles allaient en balade, sereines
Quand l'audace poussant,
En une étable ouverte accédèrent sans peines;
Des jarres et des pots, trônaient sur leur séant.
Rêvant à quelque eau claire,
Elles bondirent....plouf ! dans le premier pichet,
Horreur... ! pour n'y trouver qu'une crème légère,
Au désastreux effet !
Chacune y va sombrer, se démène, s'englue
Et ne sait en surface un bref instant tenir
Qu'en s'agitant au mieux. Pour quelle issue.. ?
Des deux batraciens, l'un se sentant finir :
Lance: -« Je n'en puis plus ! » car il se désespère.
Reverra-t-il ses gens ? - « Ressaisis-toi,
Lui lance l'autre, il faut sortir d'affaire ! »
Hélas ! le malheureux n'y croit
Et coule par le fond. La grenouille qui reste
Force sa chance et se défend
Contre le sort funeste.
Son courage la porte et rien ne la surprend...
Soudain... ce qu'au pays on nomme Providence,
Fait que la crème alors triturée à l'envi,
Se transforme en du beurre et fait cesser l'urgence.
Évidemment ravi,
Notre animal vainqueur haut perché sur sa motte,
Confirme pour le moins l'adage magistral:
« Si le Destin souvent nous veut mettre à sa botte,
Nous en avons la bride à défaut du cheval !»
louismarClaude©

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