De la rose il ne reste, au bord de l'étagère,
Qu'une esquisse de rien dans son gris délavé,
Sorte d'hommage nu de rite inachevé,
Que n'aura su le Prince offrir à la Bergère.


Quels vœux en la cueillant d'une humeur passagère,
L'abandonnaient aux jours, tel un chant réprouvé,
Vain office perdu, sans même un pâle ave...
L'intention fut-elle à ce point mensongère ?


Il est des abandons en bout de manuscrit,
Inéluctables car, « mektoub », c'était écrit.
Mais on y sait encor quelque serment qui perce.


Et de saisir ému, qu'un geste laissait là,
Sans peur de la briser, l'unique fleur de Perse,
Dont un parfum de cœur aide à trouver le la.



louismarClaude©









« Roses » de Michel Charrier©


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