La balade des pendus


Vous n’avez pu nous pendre aussi haut que nos rêves...
Nos corps étaient trop lourds.
Les vents du souvenir, après nos heures brèves,
Prolongeront nos jours.


Pour chaque sang versé, le ciel doit un orage
Pour en laver l’affront.
Sous le masque figé se prépare un visage
Qui relève le front.


A nos peurs vous tendiez de sinistres ciboires...
Laissez compter le glas !
Vous avez nos pardons, à perte de mémoires
Pourtant, n’oubliez pas !


Qu’une poigne nous ait tant fait plier l’échine...
Cette stèle en chemin,
Saura vous réapprendre où mourut la colline,
Dont vous buviez le vin !


Chaque An c’est le Rappel qui persiste... mais trace
Possible, un rendez-vous.
Quel fortuné moment ! Surtout, que rien n’efface,
Ces Raisons entre Nous.



louismarClaude©

à mon cousin pendu par les allemands en 1944
il avait 20 ans  

 








 

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