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L'ÂGE D'OR
Quand le soleil décline au cadran de nos heures,
S'élaborent en nous de délicats effets,
Certains penchants nouveaux qu'indiffèrent les leurres,
Venus glaner des jours les anodins secrets.
Dès lors, le cour entend ses propres résonances,
Une candeur s'éveille et parle d'avenir,
Elle en appelle aux voeux si chers à nos enfances,
Retrouvant un envol quand tout semblait finir.
L'Âge d'Or est subtil! Il sut d'un crépuscule
Faire une aurore belle, au point qu'il s'en éprit,
Pour inciter nos goûts au désir majuscule,
De tout réinventer... et l'humeur et l'esprit.
Ah! l'époque friande où perce de la chose,
Son âme dès l'abord, bien avant ses raisons,
Les combats font la place au Roman de la Rose,
Adieu! tohu-bohu, nous naissent des chansons.
Le bel Art désormais ? Savoir rester convive
À cette table où nul ne se veut indolent,
Tant la vie à son heure, ingénieuse et vive,
Fait du miracle d'Être un somptueux talent.
louismarClaude©
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