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L’Absence
C’en est fait de l’endroit visité par le rêve,
Champ clos offert aux voeux d'un éternel penser,
Havre cher à l’esprit, le miracle s’achève…
C’en est fait du laraire, il vient de s’affaisser.
Dans le décor navré s’élabore une absence,
Les confuses langueurs d’un temps sans avenir,
Chaque chose frappée au coeur, par telle offense,
Sombre et se livre aux doigts frileux du souvenir.
Quelle main maléfique a déchiré la trame,
Haute lice où la Muse harmonisait ses chants,
L’instant retient son souffle et s’épuise le drame,
Le moindre ornement meurt et meurent ses élans.
Comme aujourd’hui pourquoi, faute d’une écriture,
Semblable effarement rôde en le froid séjour,
Lui s’interroge, tremble en mal de son augure
Alors qu’ont chu ses cieux avec la fin du jour.
Pour la première fois les objets sur la table,
Sont frappés d’abandon, le redoutable sort,
Un manuscrit dérive aux pages d’une fable…
Nul n’en saura la fin, car le poète est mort.
louis-marClaude©
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