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lignes et
tains sous tels
miroirs laqués, mollement
le zéphir il n'est
de pires sourds, lmc© J'ai vu
pendant ma nuit, des tas de feuilles mortes Ma conquête
est ici. Je la fais sans encombre, C'est la
balade au ciel des muets réverbères Dans les
aplats secrets je prolonge ma quête, Entre le
crépuscule et les doigts de l'aurore, lmc©
ah ! puits d'amour, que de
beautés,
mêlant songes et belle
ouvrage,
nos jours vous veulent
invités,
que cesse des oublis
l'outrage.
quand j'aperçois sur mon
chemin,
en un enclos du voisinage
ton esquisse, le pur
dessin
le plus souvent d'un très
grand âge:
je m'approche et je tais
en moi,
tous mes soucis et mes
dommages,
je songe et doucement l'émoi,
m'inspire de longs
bavardages.
de ta margelle, ou de ton
seau
toujours prêt à
mille abordages,
sentinelle au-dessus de
l'eau,
puisée à souhait sans
ambages,
du cintre fort d'un
ferronnier,
sereinement presque
volage,
couronnant l'oeuvre du
carrier
qui dessina ton cercle
sage,
de chacun de ces mots liés,
lequel emporte mon
suffrage ?
eux tous certes, associés,
portent le charme où je
m'engage...
comme la phrase où chaque
mot,
convient d'un prix, fixe
un présage !
du clair labeur, dans tout
ce lot,
à l'ensemble je rends
hommage.
qu'il est heureux de te
voir, lors
que l'automne dans
ses feuillages
allume et brûle feux et
ors,
comme baisers sur des
corsages.
puis enfin quand il faut
partir,
plus par raison que par
courage,
je te promets de
revenir...
toi qui retiens mon
âme en gage.
lmc© lmc© lmc©
"
Plus d'un voit en tremblant, des germes de démences..."
De la sorte écrivait
Achille Millien,
Lorsqu'il reconnaissait
du rire les semences,
Âpres assurément.
Notre temps vaut le sien,
De plus large façon.
Les ferments de l'époque,
Témoins amers de jours
qui sombraient dans l'ennui,
Surent contaminer hélas,
sans équivoque,
Les fils du fils, de
fils, jusqu'aux temps d'aujourd'hui.
L'Homme perdit ainsi de
sa saine droiture,
Lorsqu'elle tintait net
en sa sincérité,
Et son rire avec elle
suivit la procédure,
Intriguant et moqueur,
fort en témérité.
L'inquiétude est là,
comme une ombre qui passe,
Les raisons d'en user
servent surtout qui ment
Et quand il retentit, on
songe à quelque audace,
Celle d'un fol rusé sur
le piège qu'il tend.
Où sont ces rires
francs, dont vibraient les poitrines,
Ne faudrait-il d'abord,
les remettre à l'honneur,
Quand on va, préférant
les humeurs assassines,
Que maints alibis font
passer pour du bonheur ?
Il serait étonnant que
la chose ne dure,
Ne s'envenime pas et
plus et pis encor,
Ne cache au monde fou, refusant
la censure,
Ce qu'un rire étouffé
ne présage de mort !
lmc©
L'amitié |
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