riffs à coeuilly (>>>)
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Qui n'a pas connu le hard-rock et ses frocs moule-couilles ne sait pas ce qu'est le ridicule. Nous, dans ce bastion lusitanien et pavillonnaire, nous arborions nos patches comme autant de bannières déployées aux temps médiévaux, charivaris compris.
On avait des copines à ramasser, pas toujours moches et quelques cop's pas toujours cons. On était fans d'Iron Maiden, d'AC/DC, les plus atteints de Saxon.
On rêvait de grosses meules et de concerts géants, on bavait devant la bannière étoilée et ça faisait la honte de vieux grands-pères cégétistes, qui avaient bandé devant les portraits de Staline et conspué Picasso.
On se baladait bras dessus, bras dessous en gueulant Run to the hills (allez vous planquer vers les collines, oops), ou I'm on the highway to hell (je suis sur l'autoroute de l'enfer, ouais mec !). J'en ai connues qui se branlaient en pensant à la langue du bassiste de Kiss, c'est tout dire...
On savait pas jouer trois accords, on formait des groupes, des garage-band. Ca faisait peur au concierge et ça occupait nos samedis. Yasha, il aimait la gratte tendance Young, il courrait bien mais il oubliait de jouer. Moi on m'avait placé à la basse, ça m'a valu un nez cassé. Bruno lui, il cachait ses grosses boucles blondes derrière ses fûts en tapant dessus pour se faire les muscles, il a fini sur les docks d’un hyper à charger et décharger les transpalettes. (>>>)
9-quatre (petit roman)
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9-quatre (petit roman)
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