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Mehmet, tu viens...  Jamais, sale pute... Mehmet s'il te plait tu ne dois pas dire �a... Ah ?... Non, je ne suis pas une sale pute... Une pute tout court ?... Non plus, je suis ton assistante sociale,  l'assistante de tous et de toutes, je sais que tu as des probl�mes... Ouais !... Je sais que tu vas les r�soudre... Je vois pas comment !... En travaillant... En quoi ?... En travaillant ! A ce moment Mehmet sut que la jeune personne dont les l�vres ne cessaient de s'ouvrir et de se fermer soit mentait, soit se foutait de sa gueule, soit avait peur de lui. Il se leva, p�ta, fit mine de se gratter les couilles, �carta les fesses avec ses mains et proche d'une asphyxie certaine, d�clencha la plus brusque d�tonation entendue dans ces locaux. Madame Bouloux, jeune assistante sociale dipl�m�e et int�gre crut � une digestion difficile que la cuisine huileuse des pays lointains ne facilite que tr�s peu... tu manges trop d'oignons, Mehmet... possible, mais qu'est ce que j'ai mal au cul... tu tires trop sur ton scrotum... hey ! je suis pas p�d�... ce n'est pas un d�faut... quoi ?...  dis moi toute la v�rit�... Mehmet se dit qu'il avait perdu la partie, son intestin en feu en faisait un sodomite. Il ne savait plus comment sortir de ce cercle vicieux. Soit il poursuivait et rien mais vraiment rien ne pouvait emp�cher son fion de se transformer en trompette tonitruante, soit il cessait ce jeu et se d�cidait � tout dire, ou plut�t � ne cacher que l'essentiel. Les liens tr�s �troits entre son sommeil et les mille et une nuits qu'il cachait sous l'oreiller � la barbe d'un p�re qui passait plus de temps sur les chantiers qu'� surveiller les lectures subversives de son fils. Mehmet se d�cida � raconter une histoire, pour faire plaisir � la dame. Il ne savait pas lire, son p�re le battait, son fr�re ain� �tait prox�n�te, son cadet dealer. Il per�ut les larmes rouler sur les joues de la dame et sa voix se fit plus ample. A la fin il la tenait dans ses bras tout en �voquant la Mosqu�e Bleue et le palais de Tuktapy. D�sormais Mehmet fut exempt de tout reproche, le coll�ge Paul Vaillant Couturier continua � ne rien lui enseigner et lui � passer ses apr�s-midi � jouer du cran d'arr�t sur les terrains vagues et le soir � d�vorer sous l'�clairage diffus d'une lampe agonisante, l'Enfer ou une vie violente.
9-quatre (petit roman)
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