|
Voil�, ce soir nous f�tons la musique. A l�unanimit�, nous avons d�cid� d�abandonner nos quartiers et de nous offrir � bon compte un peu d�exotisme. Nous rejoignons par les moyens du bord, saut du tourniquet, pieds sur les banquettes et plan de m�tro sous les yeux, la place de la Concorde. Ne vous inqui�tez pas, nous n�avions pas programm� une soir�e culturelle afin d�essayer d�expliquer � Fab� et � Diguito, � quoi peuvent bien correspondre les tags sur le phallus de pierre dress� droit vers le ciel. Par avance nous savions qu�il serait impossible de leur faire assimiler lors de la m�me soir�e les concepts de hi�roglyphes, d�Egypte et de conqu�tes napol�oniennes. Par simple pr�caution, nous les avions d�trouss�s avant le d�part de leurs bombes de peintures fluorescentes, que les fr�res Plavi�, en vieux farceurs qu�ils �taient, leur avaient conseill� de prendre sous l�argument fallacieux de m�ga-surface m�diatique. Voil�, ce soir une radieuse soir�e s�annon�ait. A l�unanimit�, nous foncions vers une belle f�te organis�e par une bande de joyeux drilles qui avaient adopt� comme code de guerre le nom de Sos Racisme. La place � peine franchie nous arborions tous � la boutonni�re un badge jaune qui avait pour forme une main ouverte. Les artistes d�filaient. Nous ? Nous encha�nions les joints. Voil� � peu pr�s � quoi se r�sume une soir�e � Paris. A l�unanimit�, nous trouvions la musique pas assez funk, les filles pas assez faciles et l�air pas assez frais. Enfin, comme d�habitude nous nous plaignions de la soir�e, sport dans lequel nous avons toujours excell�. La seule chose qui nous faisait quand m�me franchement marrer, �tait ces ribambelles de mecs qui passaient nous faire signer leurs dizaines de p�titions. Alors nous distribuions � gogo les gribouillis sur leurs torchons. (>>>) |
|
|
 |
|